<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333</id><updated>2012-01-29T12:26:50.696+01:00</updated><category term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><category term='Mon blog et moi'/><category term='Il faut savoir souffrir pour être bio'/><category term='Le dehors...un monde magique'/><category term='Pour de vrai'/><category term='Sortie de crise: au fond du  blog à gauche'/><title type='text'>Le blog de Lilian Bauchet</title><subtitle type='html'>Les Bachelards - 69820 Fleurie</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>104</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-3138050949155184489</id><published>2012-01-19T10:36:00.001+01:00</published><updated>2012-01-21T15:13:01.804+01:00</updated><title type='text'>Nos amis les bêtes</title><content type='html'>&amp;nbsp;L'hiver est enfin là. Cela fait trois jours que les températures sont négatives et la campagne est magnifique sous son manteau de givre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jiAcrGQQ6Nk/Txe2MgXikbI/AAAAAAAAAfI/PEd_xgoK5PQ/s1600/P1013387.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-jiAcrGQQ6Nk/Txe2MgXikbI/AAAAAAAAAfI/PEd_xgoK5PQ/s400/P1013387.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il était temps, on s'inquiétait de voir les rosiers et les acacias en fleur, les lilas en bouton, la vigne pleurer sous nos coups de sécateur, comme déjà prête à se réveiller d'un bien court sommeil, avec l'angoisse de voir les jeunes pousses de ses rameaux précocement débourrés, dévastées par les gels de printemps. Avec l'arrivée du froid, on peut espérer un réveil plus tardif et une exposition moins importante à ce risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pas facile en tout cas de tailler avec ce givre qui recouvre les ceps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-uX--O9cypMc/Txe6Q7IFPqI/AAAAAAAAAfg/7wKiNW_51i8/s1600/P1013379.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-uX--O9cypMc/Txe6Q7IFPqI/AAAAAAAAAfg/7wKiNW_51i8/s400/P1013379.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je shoote dedans pour faire tomber le maximun de givre, mais cela ne permet pas toutefois de voir correctement les sarments et de réaliser une taille parfaite. Hier, après deux heures de taille, j'ai renoncé et le givre à nouveau bien présent ce matin devrait encore perturber la taille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nos moutons aussi sont recouverts de givre. Leur épaisse fourrure semble les protéger du froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-fNDEU1dDNNA/Txe7cbmz5sI/AAAAAAAAAfo/g_kcv8vj98A/s1600/P1013375.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-fNDEU1dDNNA/Txe7cbmz5sI/AAAAAAAAAfo/g_kcv8vj98A/s320/P1013375.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ils semblent par contre apprécier moyennement les sols durs et froids où ils trouvaient leur nourriture&amp;nbsp; jusqu'alors et viennent se joindre aux poules au moment&amp;nbsp; du petit dej' pour leur disputer les corn flakes,&amp;nbsp; sous la surveillance attentive de Charlie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4B3QxAINk44/Txe8JjtLUxI/AAAAAAAAAfw/FWbtxXvsK2k/s1600/P1013366.JPG" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-4B3QxAINk44/Txe8JjtLUxI/AAAAAAAAAfw/FWbtxXvsK2k/s320/P1013366.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Derrière la maison il y a un clos de vignes d' un peu plus d'un hectare  où les poules et les moutons peuvent se promener en toute liberté. Nous enfermons les poules dans le poulailler (40 m2 quand même je précise !) au moment de la véraison, elles sont de grosses mangeuses de raisin, et les libérons le lendemain des vendanges, un jour bien spécial pour les vignerons, dont elles partagent ainsi la joie. :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pas facile de trouver leurs œufs quand il leur prend l'envie de délaisser les pondoirs du poulailler pour le confort d'un matelas de feuilles ou d'herbe sous les fruitiers, sous les petits conifères d'ornement du jardin, dans les mille recoins du clos et du jardin, une vraie chasse au trésor dont les enfants ont vite fini par se lasser. Ainsi, nous sommes passés de 5 poules au printemps à 37 à la fin de l'été ! Ça nous a permis de faire un troc avec un voisin avec qui nous avons échangé quelques poussins contre des poules découpées et prêtes à manger (mortes, je précise pour les citadins). Il va falloir que les néoruraux que nous sommes se décident à tuer eux-mêmes leurs poules ! On a une poule hors d'âge dans le tas qui va bientôt finir par mourir de vieillesse, une chance pour une poule qui vit à la campagne au milieu des paysans :-)&amp;nbsp; Peut-être devrais-je lancer un tout nouveau concept de maison de retraite pour poules ? Pour poules de luxe. Si les américains n'ont pas déjà déposé le brevet...&amp;nbsp; Ou les chinois, qui sont devenus les champions du monde des dépôts de brevet. Elle semble bien loin l'époque où R&amp;amp;D signifiait pour les chinois Remember and Duplicate. Et nos politiques qui pensaient que nous étions les champions de l'innovation et que cette capacité d'innovation nous permettrait de conserver durablement notre leadership et notre statut de grande nation... Enfin, on a les politiques qu'on mérite (je m'étais pourtant juré de ne pas parler de sujets qui fâchent aujourd'hui :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Il nous reste une quinzaine de poules à ce jour, difficile d'en garder plus, tout le monde dort dans le même arbre, un petit tamarin qui semble déjà bien souffrir de servir de perchoirs aux trente pattes de&amp;nbsp; nos quinze volatiles (désolé, pas fait exprès, on a dit pas de sujet qui fâche !). Au pied de l'arbre, ça sent la fiente de poule. Comme diraient certains, pire que dans une bouteille de (tu vas la fermer, on a dit que c'était relâche aujourd'hui !!) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles sont un peu agglutinées les unes sur les autres, mais au moins ça les protège du froid !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-58TCF3A0m1A/TxfOr3_pl9I/AAAAAAAAAgA/eErZWx4qZUU/s1600/IMG_1498.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-58TCF3A0m1A/TxfOr3_pl9I/AAAAAAAAAgA/eErZWx4qZUU/s400/IMG_1498.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Mais revenons à nos moutons :-) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-wSzOISzdZc0/TxfKKYBcvtI/AAAAAAAAAf4/izlzqB_8CBw/s1600/P1013385.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/-wSzOISzdZc0/TxfKKYBcvtI/AAAAAAAAAf4/izlzqB_8CBw/s400/P1013385.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Qui ne sont pas les nôtres d'ailleurs mais ceux d'une jeune femme rencontrée&amp;nbsp; cet été qui a pour projet de monter une ferme pédagogique et de faire de la location de moutons ou de chèvres pour le débroussaillage de terrains laissés en friche (ou de vignes bios :-). Nous lui servons de cobaye, contre quelques caisses de Fleurie.&amp;nbsp; Si l'expérience est concluante,&amp;nbsp; les fabricants de tondeuse chinois n'ont plus qu'à se chercher de nouveaux débouchés ! :-)&amp;nbsp; Et le Fleurie va à nouveau couler à flot ! C'est win-win comme on dit maintenant, c'est un truc qui devrait plaire à nos politiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les moutons sont arrivés chez nous une fois les feuilles de vigne tombées, ce qui s'est produit plus tôt que pour les vignes traitées en conventionnel. Comme quoi les pesticides, c'est vraiment efficace ! &amp;nbsp; (désolé, c'est plus fort que moi) Mon contrôleur Ecocert qui voit des vignes bios tous les jours,&amp;nbsp; m'a rassuré là-dessus le jour de sa visite, en me disant que ce qui n'était pas normal c'était de voir des vignes en novembre encore avec des feuilles... (mais on va pas se fâcher)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Charlie au début était super content de l'arrivée des moutons. Il allait enfin pouvoir montrer de quoi il&amp;nbsp; était capable comme gardien de troupeau ! Quelques semaines plus tard, il m'arrive plus souvent de voir les moutons courir après le chien que l'inverse. (Je vous assure que c'est vrai, la première fois on se frotte les yeux pour voir si on a pas eu la berlue). Donner des ordres clairs, dans la famille, on a jamais été super doué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'avais lu quelque part que les moutons adorent le lierre. Je confirme. Quelques troncs de fruitiers commençaient à être envahis, quelques coins de murs,&amp;nbsp; quelques ceps, tout est nettoyé ! Merci les moutons. Parce qu'il n'y a rien de plus chiant que de virer le lierre. Bon, il faudra terminer le nettoyage mais le plus gros est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je le dis pour les vignerons qui seraient tentés par l'expérience, attention au cuivre, les moutons y seraient particulièrement sensibles. Le millésime m'a permis de ne pratiquement pas traiter et les deux millésimes précédents ont été aussi plutôt faciles au niveau climat, donc je n'ai pas eu à trop forcer sur le cuivre. Mais après un millésime pluvieux, il faut être prudent.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; L'année prochaine, des oies devraient venir compléter notre ménagerie. Elles sont herbivores, donc très intéressantes aussi pour le travail de tonte naturelle (désolé ) On commencera par un couple et on verra ensuite si on étend le troupeau. Ce n'est peut-être pas nous qui en déciderons d'ailleurs, bien qu'une oie, de part sa taille, a plus de mal à se planquer pour couver et aussi parce que leur fréquence de ponte n'a rien à voir avec celle des poules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nos voisins furent étonnés cet été par la facilité avec laquelle nos poules se reproduisaient dans la nature (aïe! pas fait exprès), combien les poussins s'en sortaient très bien pour se nourrir sans le kit "spécial démarrage poussins" vendu par le marchand de céréales du coin. Pour la première couvée, on a essayé de les nourrir avec ça pour être honnête, mais les poules se chargeaient de tout engloutir avant que les poussins n'aient eu le temps de bouger le petit doigt. Après, on a décidé de laisser faire la nature (redésolé). Et tout s'est bien passé, un peu trop, les couvées s'enchainant alors qu'elles n'étaient pas désirées... Comme quoi, les couvées nature, ça marche ! :-) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-GFR1PJ8lPsQ/Txfdo0Vvh4I/AAAAAAAAAgI/HfagBBgrSdg/s1600/P1012314.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-GFR1PJ8lPsQ/Txfdo0Vvh4I/AAAAAAAAAgI/HfagBBgrSdg/s400/P1012314.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Nos voisins sont contents de voir les moutons et les poules se balader dans nos vignes. Au début, on était un peu considéré comme le mouton noir du troupeau avec nos idées bio et toute cette herbe dans la vigne. Mais maintenant que les animaux se chargent de la tonte, on a un visage plus humain.(??)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Certains amis vignerons du coin ont repris des vaches. Il faut dire qu'avec la crise dans laquelle le vignoble est installé depuis de nombreuses années, on arrache beaucoup de vignes et des terres se libèrent où peuvent à nouveau pâturer les animaux qu'on avait envoyés à l'abattoir à l'heure où le Beaujolais coulait à flot et où chaque cm3 de terre devait être utilisé à produire du jus du raisin. Dans les crus, moins affectés par cette crise durable, la vigne domine encore largement et il n'est pas facile de trouver des terrains nus. C'est un frein d'ailleurs au retour des chevaux pour les labours dans notre vignoble. C'est un frein aussi à la diversification de l'activité des viticulteurs. J'ai un ami vigneron habitant à Morgon dont le fils a construit récemment un four et s'est lancé dans le pain bio. Celui-ci a eu bien du mal à trouver des terres pour produire du blé à proximité de chez lui. Certains parmi nous dans le Beaujolais pensent toutefois que l'avenir de notre vignoble passe impérativement par la polyculture. En période de vaches maigres (ah ah), il vaut mieux ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier (qu'est-ce qu'on se marre); les uns en couplant leur activité viticole à une activité d'élevage, les autres en se lançant dans d'autres types de culture, le blé, les arbres fruitiers, le maraichage... Une espèce de retour en arrière en quelque sorte, mais qui ne semble pas dénuer de bon sens... Y compris sur le plan écologique, bien sûr. Nous verrons ce que l'avenir nous réserve mais ce changement implique une remise en cause importante d'une organisation déjà bien fragile et tout ça ne se fera pas d'un claquement de doigts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La prochaine fois nous parlerons œnologie, ça va nous détendre :-) Cochon qui s'en dédit ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-3138050949155184489?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/3138050949155184489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/nos-amis-les-betes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3138050949155184489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3138050949155184489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/nos-amis-les-betes.html' title='Nos amis les bêtes'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-jiAcrGQQ6Nk/Txe2MgXikbI/AAAAAAAAAfI/PEd_xgoK5PQ/s72-c/P1013387.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7300807014380362767</id><published>2012-01-16T15:52:00.001+01:00</published><updated>2012-01-17T09:28:29.391+01:00</updated><title type='text'>par la grâce de BourDieu</title><content type='html'>&amp;nbsp;BourDieu&amp;nbsp; existe, je l'ai rencontré. Comme d'autres ont la Révélation à la lecture d'un article de Témoignage chrétien, c'est en feuilletant Télérama ce week-end chez une de mes belles-sœurs que je me suis senti toucher par la grâce de BourDieu. Dans une semaine, sera célébré le dixième anniversaire de la mort du sociologue. On vient de publier le cours qu'il donna au Collège de France sur l'Etat.&amp;nbsp; Je reproduis ici une partie d'un article des Inrocks lisible en totalité &lt;a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74918/date/2012-01-08/article/bourdieu-dix-ans-apres/" target="_blank"&gt;ICI &lt;/a&gt;qui commente cette publication et nous éclaire sur la personnalité de Pierre Bourdieu : " Toute la pensée de Bourdieu se déploie dans ce cours sur l’Etat, où l’on retrouve ses principales intuitions sociologiques et sa posture critique, mais où l’on perçoit aussi le glissement vers la prise de parole dans l’espace public pour en dénoncer les dérives politiques et les impasses sociales. Autant point de rupture que principe de continuité, ce cours sur l’Etat est un moment de bascule dans son œuvre où, sans sacrifier la rigueur d’une réflexion au sommet de sa maturité (...), la colère d’un engagement politique affleure enfin. Contre le nouvel ordre néolibéral en train de s’imposer, il défend les grévistes de décembre 1995, lance les Etats généraux du mouvement social en 1996, soutient le mouvement des chômeurs de l’hiver 1997, crée la maison d’édition Raisons d’agir. (...)&amp;nbsp; Si quelques proches (...) lui ont reproché de ne s’être jamais expliqué sur ce virement, on peut aussi y voir un simple élargissement de son domaine d’intervention opéré à partir d’un même motif, obsessionnel, comme le cœur de sa vie même : la lutte contre les modes de domination sociale, dont la compréhension des mécanismes constitue un préalable libérateur."&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je me demande ce que Bourdieu aurait pensé de la crise que nous traversons. Aurait il apporté son soutien aux Indignés ? Serait il descendu avec eux dans les rues ? Aurait-il par ailleurs dénoncé avec force le système de bonus mis en oeuvre par le directeur de Sciences Po Paris qui permet à celui-ci d'arrondir copieusement ses fins de mois et toucher une rémunération mensuel de 40 000 euros ?&amp;nbsp; Ce scandale, dénoncé par les étudiants de Sciences Po eux-même, et la polémique qui s'en suivit a amené Richard Descoing, le directeur de l'Institut à envoyer il y a deux jours une lettre à ses salariés pour justifier sa rémunération, où il écrit je cite qu' "il gagne l'équivalent du président de l'université de Birmingham en Angleterre et deux fois moins que le salaire le plus élevé d'un président d'université publique américaine." J'aime la formule "deux fois moins que le salaire le plus élevé". Il fallait oser la contorsion. C'est humain, après tout, on regarde toujours vers le haut et jamais vers le bas. Mais j'ai plus de facilité à le comprendre quand on gagne 1000 euros par mois que lorsque l'on gagne 40 000 euros.&amp;nbsp; Les indignés scandaient dans les rues "Les politiciens s’intéressent autant à la politique que les oiseaux à l'ornithologie". Ils auraient tout aussi bien pu prolonger leurs cris de contestation en ajoutant que "Les intellectuels s’intéressent autant au peuple que les plantes à la botanique."&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certes, les journalistes espagnols se sont joints au mouvement des indignés en publiant le manifeste des journalistes indignés. Vous pouvez le lire en intégralité &lt;a href="http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/29/les-journalistes-indignes-publient-un-manifeste" target="_blank"&gt;ICI &lt;/a&gt;mais je vais vous en donner un extrait révélateur des motivations réelles des journalistes :&lt;br /&gt;&lt;div id="extra"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="block_fb_like" style="height: 35px; width: 430px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img alt="Manifeste du mouvement Democracia Real Ya, à Madrid " class="imagecache imagecache-article" height="298" src="http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2011/09/1091/1091-Democracia-Real-Ya-A.jpg" title="" width="430" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous autres journalistes “inquiets” pensons qu’il faut non seulement exiger une réelle démocratie et des partis politiques sincères, mais aussi un vrai journalisme. Il faut revenir à ce qu’on nous a enseigné dans nos universités&amp;nbsp;: un journalisme critique envers les politiques, honnête, qui réponde à la nécessité publique d’informer et d’éduquer, pas seulement de distraire. Pourquoi la crédibilité des médias traditionnels est-elle entamée&amp;nbsp;? Pourquoi les citoyens n’ont-ils plus confiance en nous&amp;nbsp;? Pourquoi nous criaient-ils, à la Puerta del Sol, point de départ de la révolution espagnole, &lt;i&gt;“télévision manipulation”,&lt;/i&gt; tout en applaudissant notre initiative&amp;nbsp;? C’est dans ce contexte que nous est venue l’idée de faire notre autocritique en tant que journalistes.Nous avons élaboré un manifeste en plusieurs points et nous avons appelé nos collègues à nous rejoindre pour émettre des propositions et débattre, et aussi dans certains cas pour revenir aux objectifs et aux principes de base du journalisme. Ces points sont les suivants&amp;nbsp;: non aux contrats précaires&amp;nbsp;; non aux licenciements massifs&amp;nbsp;; non aux boursiers de 35 ans&amp;nbsp;; non aux politiques acoquinés avec les médias&amp;nbsp;; non au journalisme multitâche à 2 balles&amp;nbsp;; pratiquer le copier-coller pour revendre est un délit&amp;nbsp;; non aux préretraites&amp;nbsp;; nous avons besoin de professeurs&amp;nbsp;; l’information n’est pas un spectacle et les journaux télévisés ne sont pas un cirque&amp;nbsp;; non à l’extinction des services de correspondants et d’envoyés spéciaux&amp;nbsp;; retrouvons le sens du service public et des responsabilités.Cela peut paraître une utopie – et c’en est peut-être une –, mais on n’a jamais changé le monde sans rêves, et nous sommes convaincus qu’une société qui se respecte ne peut pas faire l’économie d’un journalisme digne de ce nom. Nous sommes inquiets de la manière dont les nouvelles technologies transforment le journalisme. Nous sommes également préoccupés par la crise économique et l’évolution du modèle d’entreprise, par la perte de crédibilité de notre métier et l’évolution démographique, autant de facteurs qui entraînent un changement de paradigme dans notre profession. Dans un tel contexte, de nombreux journalistes se sentent perdus ou désenchantés, de plus en plus les audiences se fragmentent et perdent leur intérêt pour l’information alors même que celle-ci a une incidence très directe sur leur vie. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que revendiquent ces journalistes ? Le droit de pouvoir exercer en toute indépendance et en toute sérénité leur fonction&amp;nbsp; de contre-pouvoir du politique, essentielle au bon fonctionnement de la démocratie . Ce droit est plus que légitime, mais ce qui est intéressant, c'est le discours parfaitement corporatiste du discours, son côté "égocentré".&amp;nbsp; Si les journalistes ont joué leur rôle dans la couverture de l'événement en relayant l'info auprès du grand public, lorsqu'ils ont voulu s'associer plus intimement au mouvement de révolte des Indignés en écrivant le manifeste des journalistes indignés, l'expression de leur indignation est devenu corporatiste, et a eu pour objectif premier d'alerter sur la précarité grandissante de leur propre métier ! On peut l'entendre cette plainte, à l'heure du grand chambardement généré par Internet, mais que le moment était mal choisi ! Une presse qui revendique les moyens de pouvoir assurer son rôle de porte-parole de toutes les idées, dans l’intérêt de la démocratie et dans l’intérêt du peuple, ne pouvait-elle pas se mettre en retrait et au service de la démocratie et du peuple, à un moment de l' histoire où le peuple descend dans la rue pour exprimer ses souffrances et son indignation, plutôt que de profiter de ce moment d'agitation pour avancer ses propres pions ?&amp;nbsp; Après tout, cela est bien humain,&amp;nbsp; nous autres vignerons, en ces périodes de crise, ne réservons nous pas un accueil plus favorable aux études démontrant l’intérêt pour la santé d'une consommation modérée de vin, que celles qui prétendent le contraire ! Ne nous battons nous pas pour que survive notre métier et ne faisons nous pas feu de tout bois contre les hygiénistes ? Ne nous insurgeons nous pas contre les food miles, tout en continuant de préparer des palettes de vins qui partiront à l'autre bout du monde ?&amp;nbsp; En période de crise, tout le monde voit midi à sa porte. Et l'on assiste à la cohorte des replis corporatistes, identitaires, religieux et au repli sur soi. Cela vaut pour les journalistes,comme pour les intellectuels. N'est pas Pierre Bourdieu qui veut ! Dans leur manifeste, les journalistes espagnols " s'inquiètent de la manière dont les nouvelles technologies transforment le journalisme." Alors qu'ils devraient s'en féliciter, si tout leur être était tendu comme ils le prétendent vers l'expression ultime de la démocratie ! Car il arrive assez souvent que les débats contradictoires des commentateurs des articles publiés sur la toile soient aussi intéressants que l'article lui-même, qu'ils l'enrichissent considérablement. C'est parfois anxiogène car on ne sait plus à quels saints se vouer, tant les arguments avancés par les différents contradicteurs sont pertinents, mais quel avantage somme toute pour chacun de nous dans la construction de son libre-arbitre ! Quel supplément de démocratie ! Et quel bénéfice in fine pour le journaliste lui-même, tant les contributions de ses lecteurs lui permettent d'enrichir son point de vue. Cela se fait parfois dans la douleur. Les journalistes sont chahutés lorsque leurs articles ne s'appuient pas sur des bases solides. Mais les journalistes doivent avoir le courage de quitter leur tour d'ivoire pour descendre dans l'agora numérique, et devenir animateur plutôt que&amp;nbsp; recteur. Ce n'est qu'à ce prix qu'ils regagneront la crédibilité qu'ils prétendent avoir perdu aux yeux du public dans le manifeste des journalistes indignés pour toutes autres raisons qui ne tiennent pas . Nous avons quelques journalistes dans notre petit monde du vin, qui ont eu l'intelligence d'amorcer ce virage. Je cite volontiers &lt;a href="http://hlalau.skynetblogs.be/" target="_blank"&gt;Hervé Lalau&lt;/a&gt;. Mais il reste à ces journalistes à faire des émules. Pour que triomphe la démocratie. Celle du vin bien entendu ! :-).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7300807014380362767?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7300807014380362767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/par-la-grace-de-bourdieu.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7300807014380362767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7300807014380362767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/par-la-grace-de-bourdieu.html' title='par la grâce de BourDieu'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7476258633915962090</id><published>2012-01-13T01:40:00.000+01:00</published><updated>2012-01-15T00:13:57.868+01:00</updated><title type='text'>sous mon pavé, le lit</title><content type='html'>&amp;nbsp;Ça fait un bout de temps que je n'avais pas mis les pieds sur ce blog. Faute de temps d'abord, mais aussi parce que j'ai fini de me convaincre&amp;nbsp; que l'étalage sur la toile de mes errances de néovigneron n'est pas la meilleure stratégie de vente.Je pourrais adopter un discours plus positif, écrire à longueur de lignes que mes vins sont merveilleux, vendre du rêve liquide à ces cochons de moutons de consommateurs prêts à gober n'importe quelle merde pourvue qu'elle soit enveloppée dans un joli papier. Mais je ne peux pas. Si je suis atterré de constater combien les grosses ficelles du marketing peuvent encore et toujours fonctionner, je n'ai pas renoncé à avoir&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l'ambition quant à ma clientèle. Un collègue vigneron me disait l'autre jour, "je ne vends pas aux cons". C'est un luxe que je voudrais partager avec lui. Ceci étant dit, nous sommes tous le con de quelqu'un d'autre, moi le premier, j'en suis bien conscient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais revenons à nous moutons. Qu'est-ce donc que je fais ici alors, si ce n'est pas pour vous refourguer la meilleure came du monde ou vous dire que j'ai foiré une cuvée lors de mes dernières vinifs? Quand on taille toute la journée dans les vignes comme en ce moment, ça chauffe pas mal sous le bonnet, on rumine des trucs, on pense à des machins qui nous ont déplu, ça finit par enfler, il faut s'en débarrasser. De l'usage du blog comme catharsis. Je suis désolé, je vais partir dans des considérations un poil philosophique, à la hauteur de mes moyens et de mes mots bien sûr. J'ai bien aimé d'ailleurs le &lt;a href="http://www.chateaulestignac.net/" target="_blank"&gt;dernier post&lt;/a&gt; de mon ami Mathias et sa critique du capitalisme, à l'origine selon lui de l'uniformisation des vins qui perturbent les dégustateurs les plus affutés dans la détermination des origines. Les grincheux peuvent toujours penser que ce petit con ferait mieux de bosser dans ses vignes plutôt que de se lancer dans une critique approximative du capitalisme sur son blog, critique dont la portée est de surcroit équivalente à celle d'un pet de mouche. Et bien moi je trouve ça bien qu'un vigneron lève de temps en temps la tête du cep pour prendre un peu de hauteur et nous faire part de ses réflexions sur le merdier dans lequel il a sauté joyeusement à pieds joints le jour où il a décidé de devenir vigneron dans une région où on ne pète pas dans la soie. Il ne faut de toute façon pas compter sur nos docteurs en sciences politiques, sur nos philosophes et autres économistes exégètes de la pensée d'Adam Smith ou de Karl Marx pour se préoccuper de l'influence du capitalisme dans le goût du vin. Ni d'ailleurs pour s'insurger contre n'importe lequel des&amp;nbsp; problèmes que chacun d'entre nous rencontre aujourd'hui, au quotidien, dans sa misérable&amp;nbsp; petite vie. La démocratie a triomphé en France et les intellectuels ont fini par déserter le champ politique pour se livrer, entre eux, à des batailles d'experts sur des sujets étrangers au commun des mortels. Des batailles, que dis-je, des discussions de salon. Lorsque je taille, j'ai le casque sur les oreilles et j'écoute France Culture. Il faut entendre les échanges sur l'importance de l'Habitus dans l'exercice de notre libre-arbitre , sur la définition de l'Être chez Plotin, sur le rôle de la pensée arabe dans l'avancée des mathématiques au moyen-âge. Je ne tiens pas un discours maoïste, où je prétendrais qu'il faut bruler les livres et leurs auteurs avec. Je ne dis pas que cela n'est pas intéressant, voire important. Je ne suis pas maso au point de m'infliger l'écoute d'une radio que je trouve sans intérêt. Je déplore juste le fait que ces intellectuels, toujours prompts à affirmer qu'ils sont pour la lutte des classes, nous offrent la démonstration éclatante de leur appartenance à une caste bien à part où ils se serrent les uns contre les autres, bien au chaud, malgré le vent glacial qui souffle partout alentour. La crise que nous traversons amène à une critique largement partagée du monde capitaliste qui atteint des sommets de barbarie dans sa version financiarisée à l'ennemi sans visage. Cette critique, les intellectuels, les philosophes, les sociologues, les penseurs de tout bord, l'expriment finalement sur la pointe des pieds, en suiveurs, trop préoccupés de ne pas bouleverser de leurs cris contestataires le petit confort dont ils jouissent aujourd'hui , se satisfaisant des miettes du gâteau que leur laissent les puissants de ce monde&amp;nbsp; en échange de leur silence. Ils sont directeurs d'institut culturel, professeurs d'université, maitre-auxiliaires,&amp;nbsp; loin de la société civile et du petit peuple. Ils ont même réussi la prouesse, au sein de notre système éducatif, de faire que les plus méritants d'entre eux,  les docteurs, les agrégés,&amp;nbsp; aient un emploi du temps particulier où le nombre d'heures destiné à la formation des générations futures est réduit à la portion congrue. Plus tu es compétent, moins tu enseignes, moins tu transmets ton savoir !&amp;nbsp; Et le reste du temps, que font-ils ? Ils participent à des colloques, ils écrivent des livres qui paraitront aux presses universitaires de France au discours inaudible pour 99,99% de la population et destinés à leurs pairs ou à leurs étudiants dont les plus brillants grossiront bientôt le rang de ces élites endormies . Les intellectuels s'abiment aujourd'hui dans le plaisir terriblement égoïste de la connaissance, loin de l'agitation furieuse du monde. "L’intellectuel," nous dit Sartre "doit disparaître au fur et à mesure que la société sera plus démocratique, que les gens auront plus de temps pour penser&amp;nbsp;; l’intellectuel n’aura plus rien à faire en tant qu’intellectuel. Ce n’est pas qu’on n’écrira plus de romans, de poèmes ou d’essais, mais ceux qui les écriront le feront comme un travail supplémentaire gratuit&amp;nbsp;; et autrement ils auront un métier pratique comme les autres."&amp;nbsp;Nous sommes dans une démocratie où chacun peut désormais s'exprimer librement, mais les intellectuels eux ne sont pas descendus dans les champs ! Voilà de mon point de vue ce qui légitime le discours de chacun d'entre nous, que l'on soit vigneron ou boulanger ou je ne sais quoi. N'ayons pas peur de dire ce que nous avons à dire, personne ne le fera à notre place ! Et peu importe le flacon ! Nous avons Facebook, nous avons les blogs, lâchons nous, ne parlons pas seulement des techniques de taille, du froid qui nous glace les pieds en hiver, des salons où nous serons présents, n'ayons pas peur de balancer nos réflexions approximatives sur le monde dans lequel on vit, dans ce monde que nous subissons, dans ce monde qu'on nous inflige, n'ayons pas peur de balancer nos pets de mouche et merde à Vauban et aux grincheux ! Après tout , un pet de mouche doit bien déplacer autant d'air qu'un battement d'aile de papillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je digresse, je digresse. Je voulais en fait parler des vins natures, eh bien que de digressions pour en arriver à mon sujet ! C'est un thème récurrent sur lequel les moines des différentes chapelles aiment bien se friper le chasuble. Antonin de Vindicateur a commis un très joli billet aujourd'hui à l'adresse des empêcheurs de boire nature en rond. Je vous invite à le lire, c'est joliment tourné et très convaincant. &lt;a href="http://www.vindicateur.fr/3009-Tu-sais-ce-qu-il-te-dit,-le-vin-nature--.php" target="_blank"&gt;(ICI)&lt;/a&gt; Je sens la fatigue me tomber dessus, il est plus de 23 heures, demain je repars pour une nouvelle journée de taille, il faut que j'en vienne au fait !! Les vins nature donc. La critique qui en est faîte par certains dégustateurs ayant pignon sur rue, les dégustateurs de l'équipe de Bettane &amp;amp; Desseauve pour ne pas les nommer, m'est devenu insupportable. Je peux comprendre que pour des dégustateurs écrivant des guides à destination du grand public l'émergence de type de vins ne trouvant par grâce à leur nez puisse être perturbante, je ne m'étonne donc pas plus que ça de leurs réactions exacerbées. Je pourrais en avoir rien à foutre, je ne suis pas le chevalier blanc des vins nature, quelle légitimité aurais-je d'ailleurs à cela, et il y a déjà suffisamment de bonnes volontés comme Antonin pour s'occuper de mettre de l'eau dans le vin de ces détracteurs en leur rappelant que ce n'est pas parce qu'on se veut prescripteur en matière de vin qu'il faut refuser à chacun la liberté d'aimer des vins qui ne sont pas dans leur guide, qu'on est pas tous obligé de suivre la voix de son maître. Mais je ne peux pas en avoir rien à foutre et c'est à cela que je repensais encore dans mes vignes ce matin. Avec cette critique omniprésente des vins nature, sauf lorsqu'il s'agit de faire l'apologie d'un vin nature qui n'en est pas un, ceux qui ont suivi le débat comprendront, ces dégustateurs contribuent encore et toujours à véhiculer une image négative de ce type de vin élaboré par des vignerons qui "se seraient trompés de métier". Et quand tu as décidé comme moi de faire des vins nature, cela finit par devenir très chiant à entendre. Car si l'influence de ces dégustateurs se réduit sur Internet à pas grand chose, et au train où vont les choses, à bientôt presque rien,&amp;nbsp; il n'en est finalement pas de même sur d'autres supports comme le papier, même si à l'ère du tout numérique, le papier ne servira bientôt plus qu'à se torcher les fesses et envelopper le jambon, il y a encore des gens dans notre pays&amp;nbsp; pour lire la presse écrite. Mais cela je m'en fous aussi. Ce qui me gêne en réalité, c'est l'influence que peuvent avoir ces prescripteurs au sein de la profession elle-même. C'est là que leur capacité de nuisance vis à vis des vignerons comme moi qui ne veulent pas utiliser d'intrants œnologiques reste la plus forte. Il y a une chose qu'on ne peut enlever à Michel Bettane, c'est qu'il a su s'imposer au fil des années aux yeux du public comme un des plus grands dégustateurs au monde, même si les choses deviennent plus compliquées aujourd'hui.&amp;nbsp; Toujours est-il que son équipe jouit toujours d'un certain prestige au sein des interprofessions et qu'il n'est donc pas insensé de penser que la vision de Michel Bettane et de ses dégustateurs de ce qui est un bon vin peut avoir une influence sur la définition même de ce qui est un vin propre à la consommation pour la profession, digne de porter l'étendard de son appellation d'origine. La conséquence pour moi ? J'ai des vins à la cave qui me plaisent comme jamais, issus de mes dernières vinifications, des vins nature exempts de tout produit chimique, mais dont je me demande sincèrement s'ils vont franchir la barrière des agréments. On connait les difficultés d'obtention d'agrément des vins nature, ça en deviendrait presque une fierté pour ceux qui se sont vus refuser l'agrément, pire dans certains cas, un argument marketing ostensiblement affiché sur l'étiquette de la bouteille où les bobos se jettent à gosier ouvert. Tout ça m'emmerde prodigieusement. Je ne veux pas vendre mes vins d'appellation&amp;nbsp; en vin de table.&amp;nbsp; Je veux vendre aux amateurs de Fleurie ou de Moulin à Vent des Fleurie et des Moulin à Vent, pas la cuvée Fuck le système de Lilian Bauchet. Et aussi parce que mes vignes sont à Fleurie et je ne vois pas pourquoi, au nom de quoi, je n'aurais pas le droit à cette appellation définie dans les années 30 à une époque où l’œnologie n'avait pas encore apporté à notre métier sa supposée somme de progrès mais où on était quand même capable de faire la différence entre un Fleurie et un Morgon, un Fleurie et un Chiroubles. Sans compter que je paie un impôt foncier proportionnel à la valeur supposée de mes terres. Alors d'un côté, on me dit vous devez payer un impôt pour des vignes qui produisent du Moulin à vent et de l'autre on me dit que je fais en réalité du vin de table ! &amp;nbsp; Mais qui sait, peut-être les choses changeront bientôt et on mettra fin à toute cette mascarade. Si tous les vignerons du monde veulent bien se donner la main :-) Et si Michel Bettane prolonge le glissement sémantique qu'il semble vouloir amorcer du mot biocon , même si dans sa meute, on crie toujours aux loups. Bon, sur ce, je vais me coucher, désolé pour le pavé !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7476258633915962090?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7476258633915962090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/sous-mon-pave-le-lit.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7476258633915962090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7476258633915962090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2012/01/sous-mon-pave-le-lit.html' title='sous mon pavé, le lit'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6525881464000587324</id><published>2011-11-05T13:53:00.001+01:00</published><updated>2011-11-16T21:19:56.182+01:00</updated><title type='text'>Fiche technique Beaujolais Nouveau Les Bachelards</title><content type='html'>&amp;nbsp; Le troisième jeudi de Novembre approche à grand pas, vous vous apprêtez à recevoir vos amis pour fêter le Beaujolais Nouveau, mais vous ne savez pas quelle bouteille placer au centre de la table ? Dissipez votre angoisse, nous avons la solution à votre problème !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; Élu saveur de l'année par notre comité de dégustation interne (ma femme, Dédé et moi) , notre nouveau Beaujolais Nouveau Château des Bachelards est le secret des ambiances réussies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-zotnj9oGJIQ/TrUrBuFI-vI/AAAAAAAAAes/nxNnYu3JJLQ/s1600/banane2011.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-zotnj9oGJIQ/TrUrBuFI-vI/AAAAAAAAAes/nxNnYu3JJLQ/s320/banane2011.bmp" width="284" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;Avec sa formule au jus de raisin fermenté actif, enrichie en oligo-éléments multi-vitaminés, il saura séduire vos convives les plus exigeants en matière d'éthanol protéiné. Qu'ils soient radicaux libres ou anti-occitan, notre approche moléculaire les séduira. Vos amis aiment l'Iliade d'Homère ? Ils adoreront les aldéhydes polymères de notre vin !&amp;nbsp; Ils ont une passion pour les polyphonies corses ? Ils seront conquis par les polyphénols corsés de notre Beaujolais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'avez compris, rien n'est laissé au hasard dans nos méthodes d'élaboration.... Notre vin est le fruit de longues années de recherche œnologique où nos scientifiques ont fini par conclure que le meilleur moyen de faire du Beaujolais Nouveau, c'est de mettre les raisins dans une cuve et d'aller boire un coup en attendant que ça termine de fermenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ainsi, avec 100% de produits œnologiques ajoutés en moins, si vous avez mal au crâne le lendemain, assurez vous que vous ne vous êtes pas cogné à la porte de votre chambre en regagnant votre lit. Si tel n'est pas le cas, vous pouvez recycler le carton de six bouteilles acheté la veille pour y ranger vos chaussettes, par exemple, ou vos boites d'aspirine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Autre détail qui a son importance, les enfants adorent le sucre, c'est pourquoi nous n'en avons pas mis dans notre Beaujolais Nouveau. Eh oui les enfants, est-ce qu'on mange vos Kinder Bueno ? Alors au tour de papa et maman de se régaler !!! Une fois la bouteille sifflée, demandez à papa de souffler dans le goulot pour faire la corne de brume, c'est rigolo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Voilà, tout est dit. Alors à vous de jouer maintenant ! Précipitez vous chez votre caviste pour y trouver notre Beaujolais Nouveau. !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-z8xu04aFvDU/TrTnjABvRMI/AAAAAAAAAec/TIcyB9gi_lU/s1600/lesecretdesambiancesreussies.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-z8xu04aFvDU/TrTnjABvRMI/AAAAAAAAAec/TIcyB9gi_lU/s320/lesecretdesambiancesreussies.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Où trouver notre Bojo :&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.vigne-arsins.fr/"&gt;La vigne des Arsins&lt;/a&gt;, Rouen&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.oenosphere.com/"&gt;L’œnosphère&lt;/a&gt;, Strasbourg&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.resto.fr/lundessens/"&gt;L'un des sens&lt;/a&gt;, Colmar&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.trink.fr/"&gt;Trink !&lt;/a&gt; , Bretagne&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.lepromenoirdesvins.com/"&gt;Le promenoir des vins&lt;/a&gt;,&amp;nbsp; Villefranche sur Saône&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://fr.morethanorganic.com/cavistes-du-vin-nature/crus-et-decouvertes"&gt;Crus et découvertes&lt;/a&gt;, Paris&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/la-soif-du-miam/2011/01/20/fine-lepicerie-douillette-de-belleville/"&gt;Fine, l'épicerie&lt;/a&gt;, Paris&amp;nbsp; &lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.cave-le-comptoir.com/"&gt;Le comptoir&lt;/a&gt;, Bordeaux&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.haute-savoie-tourisme.org/commerces/alimentaire/81392-394,le-nez-en-l-air.htm"&gt;Le nez en l'air&lt;/a&gt;, Samoens&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.chezjeannaturellement.com/"&gt;Chez Jean naturellement&lt;/a&gt;, Montdidier&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.lesommelierdelatour.com/"&gt;Le sommelier de la tour&lt;/a&gt;, La tour de Salvagny&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.vinsolite.com/"&gt;Le sommelier de l'insolite&lt;/a&gt;, Quimper &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou sur le site de vente en ligne &lt;a href="http://www.vinivert.com/"&gt;vinivert.com &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(liste non exhaustive... Tu es caviste, tu veux distribuer nos vins ? Il n'est pas nécessaire d'être blonde avec une forte poitrine pour nous &lt;a href="mailto:lbauchet@bachelards.com"&gt;contacter &lt;/a&gt;! (surtout si c'est ma femme qui répond) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6525881464000587324?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6525881464000587324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/11/fiche-technique-beaujolais-nouveau-les.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6525881464000587324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6525881464000587324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/11/fiche-technique-beaujolais-nouveau-les.html' title='Fiche technique Beaujolais Nouveau Les Bachelards'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-zotnj9oGJIQ/TrUrBuFI-vI/AAAAAAAAAes/nxNnYu3JJLQ/s72-c/banane2011.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8940694153619156602</id><published>2011-11-03T15:24:00.000+01:00</published><updated>2011-11-05T20:00:39.139+01:00</updated><title type='text'>Hugh</title><content type='html'>&amp;nbsp;&amp;nbsp; La hache de guerre est de nouveau déterrée entre les blogueurs amateurs de vins et les journalistes professionnels de la filière. Cette fois c'est au tour de Nicolas de Rouyn, journaliste chez Bettane et Desseauve de pousser la chansonnette, façon Castafiore, où les verres de dégustation du bataillon de blogeurs venus assister au concert se brisent en mille morceaux.devant la performance vocale de la Diva &lt;a href="http://bonvivantetplus.blogspot.com/2011/11/robert-parker-et-les-indignes-en.html"&gt;(ICI)&lt;/a&gt;. On attend la réponse du camp adverse, elle ne saurait tarder; "Viens boire un petit coup à la maison" façon Licence IV, avec le maestro Olif à l'accordéon ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le caractère virtuel de ces échanges contrarie notre capacité d' empathie naturelle et offre même aux moins vaillants d'entre nous, que la peur de prendre un coup de poing dans la gueule en d'autres lieux inhibe, l'occasion de défendre avec ardeur leur conception de la vérité. D'où des propos tranchés, assez vifs, voire très vifs, quand ils ne sont pas border line, quand la ligne n'est pas franchie. Je pourrais rester tranquillement assis sur ma chaise au bord du ring etme délecter du combat que se livrent les deux camps, dans cette version dématérialisée du noble art, où les coups font plus mal à l'égo qu'à la mâchoire. (pour le foie, ça se vaut). Seulement voilà, l'issue de cette joute verbale m'intéresse, puisqu'on s'interroge de part et d'autre, sur la crédibilité des discours tenus, et sur in fine la légitimité des uns et des autres à distribuer les bons points aux pauvres vignerons dont je suis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Chacun avance ses arguments; Pour les uns, qualité d'écriture, où l'égo s'effacerait derrière le sujet, longue expérience du monde du vin et de la dégustation ayant permis l'élaboration d'un référentiel propre, autorisant des prescriptions fiables&amp;nbsp; pour les amateurs ayant choisi de s'en remettre à leur jugement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pour les autres, absence d'à priori, indépendance et liberté éditoriale, et l'expression du droit au plaisir simple de boire du vin, sans considérer la dégustation comme une entreprise codifiée où il s'agirait de hiérarchiser les vins les uns par rapport aux autres, comme il est coutume de le faire dans les guides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je simplifie bien sûr, le désaccord ne s'exprime pas aussi simplement, les camps ne sont pas aussi tranchés, les lignes de démarcation sont difficilement matérialisables, mais il n'en reste pas moins, qu'on assiste comme à une sorte de querelle des anciens et des modernes, où les blogueurs amateurs seraient les modernes (bien qu'ils préfèrent souvent les vins refusant les progrès de l'oenologie :-), puisque les premiers à avoir occupé la toile pour dire leur amour du vin quand les professionnels, à quelques exceptions près, continuaient à prêcher la bonne parole sous un format papier dont "l'absence de gratuité" leur assurait les sources de financement nécessaires à leur activité professionnelle. Une place sur la toile que les professionnels ont donc tardé à occuper et qu'ils ont bien du mal aujourd'hui à trouver, au milieu des centaines de blogs des non professionnels. Surtout que les règles de la communication sur le net changent. Ou plutôt, qu'il n'y a plus de règle ! Certains blogueurs vont jusqu'à s'autoriser à émettre des jugements négatifs sur des vins, des producteurs, des négociants, des cépages même, ce que la déontologie interdit au journalistes. (Sauf lorsqu'il s'agit d'exprimer un point de vue sur les blogs :-) Bien que je m'interroge sur l'opportunité que représente pour un vigneron la présence de ses vins dans tel ou tel guide quand ils ont été notés 13 et que des dizaines d'autres vins des mêmes appellations figurent dans le même classement avec des notes plus élevées, on peut y voir comme une sorte de discrimination positive :-)&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ceci étant dit, j'en viens au cœur du problème. Lorsqu'on ne s'appelle pas Humbrecht ou Lapierre, que les blogueurs citent volontiers :-), lorsqu'on n'est pas propriétaire de Cheval Blanc ou de Rayas, que les journalistes citent volontiers :-), lorsque de surcroit on est un néovigneron comme moi, qui n'a pas pignon sur rue et pour qui vendre ses vins est une lutte de chaque instant, et qui par conséquent ne peut se passer d'aucune source de prescription, d'aucun canal de communication, cette guerre de tranchée ne nous facilite pas la tâche. Je n'ai pas envie de choisir mon camp. L'interprofession nous sollicite pour des dégustations, je présente mes échantillons. Ils sont sélectionnés par les dégustateurs, tant mieux ! Un blogueur aime mes vins et écrit un billet là dessus, j'en suis flatté. Je n'ai pas pour autant une attitude de girouette, je trace ma route quant au type de vin que je veux faire, c'est la dessus que j'ai des exigences, pas sur le public qui va boire mes vins, pas sur qui est apte ou non à les juger. Je travaille à essayer de faire un vin qui me plaise en espérant qu'il plaira à d'autres, c'est aussi simple que cela. Après, mes exigences vont peut-être m'amener à rencontrer des difficultés dans l'agrément de mes vins, ce qui me mettra hors des circuits de dégustation organisés par les interprofessions auprès des professionnels, mais c'est une autre histoire ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je retourne hiberner. A dans 4 mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/qAGYhAYcgxU?rel=0" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8940694153619156602?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8940694153619156602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/11/hugh.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8940694153619156602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8940694153619156602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/11/hugh.html' title='Hugh'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/qAGYhAYcgxU/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1452390736766762022</id><published>2011-06-24T14:10:00.019+02:00</published><updated>2011-06-25T08:27:49.187+02:00</updated><title type='text'>E.Coli et EColo sont dans un bateau</title><content type='html'>&amp;nbsp;Par les temps qui courent, le bio en agace plus d' un. Ceux qui ont passé leurs vies à défendre l'agriculture intensive et qui ne supportent pas de voir les linéaires des magasins se remplir de produits bios. Ceux qui travaillent pour l'industrie agro-alimentaire, l'agriculture conventionnelle, les firmes phytosanitaires productrices de pesticides, et que ce raz de marée inquiète quant à leur avenir professionnel. Ceux qui pensent que les producteurs bios ont vendu leurs âmes et leurs sandales au diable, en cédant aux sirènes du Grand Capital, approvisionnant massivement les centrales d'achat des poids lourds de la GD comme Carrefour ou au champ, Auchan pardon. Ceux qui n'aiment pas les modes, le AB de l'agriculture biologique devenant aussi tendance que le CC de Coco Chanel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La tragédie des graines germées bios contaminées par la bactérie E.coli qui a provoqué la mort de 36 personnes en Europe a ainsi fourni à ses plus farouches détracteurs une occasion rêvée de critiquer la bio. De grands quotidiens ont ouvert leurs colonnes à des professeurs d'université, des experts de la question agricole, des sommités en tout genre, qui nous expliquent que rien ne prouve que les produits bios sont plus sains que les produits issus de l'agriculture conventionnelle, que le tragique événement que l'on vient de vivre peut même nous inciter à croire le contraire. D'autres ajoutent qu'il est de surcroit illusoire de penser qu'il sera possible de nourrir un jour la planète entière avec la seule agriculture bio. Un journaliste des Echos nous apprend enfin dans l'édition du 14 Juin que "les consommateurs, dans les tests à l'aveugle, sont loin de préférer les produits bios aux produits non-bios". Oui Monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Haro sur la bio ! E.coli et écolo sont dans un bateau. Ecolo tombe à l'eau. Qui reste-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Seulement voilà, depuis cet épisode tragique, d'autres cas de contaminations de nourriture par la bactérie tueuse ont été constatés, le dernier hier à Bordeaux, où sept personnes viennent d'être hospitalisées. Peut-être des gens ayant dégusté des vins bios à Vinexpo ? Et mon cul, c'est du steak haché ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il y a quelques mois, j'avais lu un article du Figaro (personne n'est parfait) (même pas moi), où on apprenait l'inquiétude des scientifiques par rapport à l'arrivée de nouvelles bactéries super résistantes aux antibiotiques qui pourrait rapidement engendrer une crise sanitaire majeure (&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/09/13/01030-20100913ARTFIG00715-l-inquietante-resistance-aux-antibiotiques.php"&gt;ICI)&lt;/a&gt;. J'espère que nous ne sommes pas entrain d'en vivre les prémices. Il ne fait toutefois aucun doute que la volonté de nos politiques de relancer une campagne d'information sur l'usage "raisonné" des antibiotiques est en rapport avec ce risque. Car l'apparition de ces nouvelles bactéries est une réponse de la nature à l'usage immodéré des antibiotiques dans les "fermes" d'élevage intensif, un phénomène de résistance du vivant comme on peut en constater en viticulture avec le mildiou ou l’oïdium et l'inefficacité&amp;nbsp; grandissante des produits de synthèse (&lt;a href="http://www.vignevin.com/fileadmin/users/ifv/actualites/LettreAvril2010/Note_nationale_Vigne_oidium_2010_Vdef.pdf"&gt;ICI&lt;/a&gt;), ou encore avec l'amarante qui est devenue la meilleure amie du Roundup bien que tout semblait les opposer au départ (&lt;a href="http://www.regardsurlemonde.fr/blog/ogm-les-plantes-contre-attaquent"&gt;ICI&lt;/a&gt;) . En usant des antibiotiques à outrance, on élimine les bactéries les plus sensibles à leurs propriétés mais on laisse par contre le champ libre aux plus résistantes, aux plus virulentes, qui ont alors tout loisir pour proliférer et finir dans nos assiettes. J'avais déjà relaté sur ce blog (&lt;a href="http://bachelards.blogspot.com/2010/03/lodeur-de-fiente-des-vins-naturels-est.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;)&amp;nbsp; un épisode de ma nouvelle vie de vigneron où j'avais pu discuter avec un éleveur de volailles en batterie qui m'expliquait que depuis que les farines animales étaient interdites dans l'alimentation des dindes, les éleveurs étaient obligés de les bourrer d'antibiotiques pour éviter un taux de mortalité trop important. J'ai parlé depuis avec mes poules des conditions d'élevage particulièrement sordides de leurs congénères. Là, tout près, à seulement 25 Km de Fleurie. Elles en eurent la chair de poule. "Pas question de picorer la moindre pilule !" m'ont-elles chanté à l'unisson. "Des graines germées, à la rigueur, si les vers de terre meurent à cause du cuivre que tu balances dans tes sols." (de quoi je me mêle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-AqdfGZbCTuQ/TgRUxAtLhgI/AAAAAAAAAeY/RY_elm_aHIc/s1600/CIMG5072.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-AqdfGZbCTuQ/TgRUxAtLhgI/AAAAAAAAAeY/RY_elm_aHIc/s320/CIMG5072.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;Heureusement, nos dirigeants, dont le seul dessein, qui les a d'ailleurs amené à entrer en politique, est l'amélioration du bien-être de leurs administrés, cherchent des solutions pour limiter l'usage des antibiotiques dans les élevages à l'origine du développement de ces nouvelles bactéries tueuses. Et ils ont eu une idée de génie, je dois le reconnaitre; réintroduire les farines animales dans l'alimentation des animaux (&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/sante/2011/06/05/01004-20110605ARTFIG00079-nouveau-pas-ver-le-retour-des-farines-animales.php"&gt;ICI&lt;/a&gt;). Pas bête, non ? Très humain, je dirais même. Et si les vaches redeviennent folles, on les enverra chez les psys. On peut aussi refuser de manger toute cette daube et manger bio, où l'usage des antibiotiques est strictement réglementé et l'utilisation des farines animales interdite. Parce que contrairement à ce que certains esprits chagrins affirment, l'agriculture bio n'est pas réactionnaire, mais bien le seul mode de culture qui nous permettra de sortir à terme des impasses où nous mène l'agriculture intensive. L'homme vit au sein d'un écosystème aux interactions fragiles et n'est pas le maître d'une Nature qu'il aurait dompté. Tous ces exemples de résistance nous le prouvent et l'agriculture biologique est la seule agriculture qui nous permet de sortir de ce schéma anthropocentrique sans avenir. Je vous mets pour terminer un dernier lien, pour aider ceux qui hésiteraient encore entre le camp des bios et le camp des antibios (&lt;a href="http://jeminforme.romandie.com/post/16840/227327"&gt;ICI&lt;/a&gt;).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1452390736766762022?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1452390736766762022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/06/ecoli-et-ecolo-sont-dans-un-bateau.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1452390736766762022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1452390736766762022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/06/ecoli-et-ecolo-sont-dans-un-bateau.html' title='E.Coli et EColo sont dans un bateau'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-AqdfGZbCTuQ/TgRUxAtLhgI/AAAAAAAAAeY/RY_elm_aHIc/s72-c/CIMG5072.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6057066770050212523</id><published>2011-05-08T09:38:00.093+02:00</published><updated>2011-05-08T11:51:26.333+02:00</updated><title type='text'>les chardons, le retour</title><content type='html'>Avec la sécheresse, le mois de mai démarre à peine, et&amp;nbsp; j'ai déjà le visage buriné comme celui d'un SDF parisien en plein mois d'août (pour les lillois, comptez mi-septembre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les sols sont d'ailleurs tellement secs qu'on ne peut plus labourer. Heureusement cette année, j'avais pu prendre les devants en démarrant les labours assez tôt. Mes parcelles sont donc à peu près "propres", à l'exception d'une d'entre elles où malgré le manque d'eau, la mauvaise herbe s'installe peu et peu et nécessite des heures de piochage pour la contenir (d'où ce magnifique teint halé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'an dernier cette parcelle était envahie de chardons. Je vous rassure, ils sont revenus cette année. Les chardons, c'est un peu comme les morts vivants dans les films d'horreur, tu les enterres à coup de charrues, tu les tailles menu à la pioche, tu les arraches à la main, tu les décapites au rotofil, tu crois que tu les as tous exterminés, et dans la scène suivante ils réapparaissent plus nombreux encore, y'a que le générique de fin du film qui les fait disparaitre, les chardons faut attendre l'hiver, et ça repart dès le printemps suivant, une vraie saga zombie. Par contre, les érigérons se font plus discrets cette année. En se développant, leurs racines émettraient des substances qui contrarient le développement d'une nouvelle génération. A part les poules, je crois qu'il n'y a rien de plus con que les érigérons. Comme la nature a horreur du vide, leur ont succédé tout un ensemble d'autres plantes qui se mêlent aux chardons et montent dans les ceps,&amp;nbsp; des géraniums, du liseron, de la vesce à profusion, aussi jolies à regarder que pénibles à arracher. Je ne sais pas quel est l'abruti qui a inventé la biodiversité mais on  voit qu'il a jamais mis les pieds dans une vigne, sinon je crois  qu'il aurait revu sa copie. Buvez, ceci est mon sang. Non, c'est du vin et c'est fait à partir de raisins cultivés, dont la concurrence hydrique et azotée doit être maitrisée, faudrait voir à se tenir informé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La parcelle aux chardons a été plantée en 1972. A cette époque, on plantait à tour de bras dans le Beaujolais, (750 hectares pour les seules années 73 74) , les vins du Beaujolais coulaient à flots dans les gosiers et chacun espérait que le phénomène allait encore s'amplifier, il fallait donc faire cracher chaque cm2 de terre disponible près des cuvages. Cette vigne a été installée sur ce qui était autrefois un pré à vaches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-CZnnr8OcxpA/TcZGIxOuFEI/AAAAAAAAAeU/e2FsPBrhIuA/s1600/070511devant.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-CZnnr8OcxpA/TcZGIxOuFEI/AAAAAAAAAeU/e2FsPBrhIuA/s320/070511devant.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas super qualitatif à priori comme sol, mais depuis que je sais que les vignes d'Yquem ont été "déplacées" pour être plantées sur d'anciennes pâtures, ça m'aide vachement à assumer. Ce qui est assez paradoxal, c'est que ces vignes vigoureuses, poussant sur un sol riche en matière organique, portent de toutes petites grappes de raisins millerandées, "miassées" comme on dit ici, et produisent en définitif un vin plutôt qualitatif. Mais nous&amp;nbsp; sommes loin des vendanges et en attendant, c'est du boulot que cet entretien du sol où les charrues ne peuvent plus passer du fait de la sécheresse, j'y ai déjà passé trois jours et je pense qu'il m'en faudra au moins autant pour virer cette vesce qui étouffe les ceps et empêche la vigne d'élancer ses rameaux vers le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ça m'a donc plutôt énervé lorsque avant hier, je suis tombé sur un article qui prétendait que produire bio revenait environ 30% plus cher qu' en conventionnel. C'est pas la première fois que je lis cette statistique fantaisiste et le prochain journaliste que j'attrape à écrire ce genre d'ânerie, je l'attache au bout d'une corde fixée à un piquet au milieu de ma vigne, je lui donne une pioche et je le libère quand y'a plus une seule mauvaise herbe, ça va l'aider à affiner son analyse. Non seulement, chez nous, en bio, on produit moins que nos collègues en conventionnel (20 hectolitres hectare de moins en moyenne), mais de plus le travail à la vigne nécessite bien plus de main d'œuvre. Avec nos vignes en gobelet, plantées très bas, il est très difficile de cultiver seul plus de 5 hectares en bio quand le double est jouable pour un seul homme en conventionnel.&amp;nbsp; On est donc bien loin des 30%&amp;nbsp; annoncés de surcout de production. Quand on sait qu'il est difficile de répercuter ce surcout sur nos prix bouteilles, je me demande s'il ne faut pas être un peu maso pour produire bio. ( A ce propos, y'a pas quelqu'un qui voudrait venir me fouetter, ma femme veut pas.) (Avec des orties bien sûr, eu égard à ma sensibilité bio-D.). Le négoce aussi n'est pas franchement prêt à faire des efforts.&amp;nbsp; Un prix raisonnable pour eux&amp;nbsp; serait un prix ne dépassant pas plus de 30% de celui pratiqué auprès des conventionnels. C'est sûr que si les négociants se réfèrent aux infos données par la presse spécialisée, ils ne sont pas prêts de revoir leur point de vue...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6057066770050212523?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6057066770050212523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/05/les-chardons-le-retour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6057066770050212523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6057066770050212523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/05/les-chardons-le-retour.html' title='les chardons, le retour'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-CZnnr8OcxpA/TcZGIxOuFEI/AAAAAAAAAeU/e2FsPBrhIuA/s72-c/070511devant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7554657834896120921</id><published>2011-04-17T00:40:00.040+02:00</published><updated>2011-04-17T11:52:13.368+02:00</updated><title type='text'>Docteur Jekyll et Mister Hyde</title><content type='html'>&amp;nbsp;Le vent du nord qui soufflait depuis trois jours avec force a faibli aujourd'hui. Sous son influence, et malgré un ciel dégagé et un grand soleil, la température avait chuté brutalement. Ce brusque changement climatique a affolé mes vins. Mercredi, je suppose sous l'effet conjugué de l'augmentation de la pression&amp;nbsp; atmosphérique et du vent s'engouffrant dans la cave, les fûts, fraîchement ouillés, se sont mis à déborder. Le soir, nous recevions au domaine un distributeur qui fournit en vins du Beaujolais quelques grandes tables lyonnaises. Il est venu nous visiter sur les recommandations de mon ami vigneron Paul-Henri Thillardon, qui du haut de ses 25 ans, produit des Chenas de toute beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mfh4EeOwMSY/TanWKMeqsZI/AAAAAAAAAeI/Il9nMBrmDls/s1600/paulo.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-mfh4EeOwMSY/TanWKMeqsZI/AAAAAAAAAeI/Il9nMBrmDls/s400/paulo.JPG" width="266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;(Paulo à la Biojolaise)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Après les présentations d'usage, nous nous sommes rendus à la cave pour goûter les vins. J'avais soutiré un foudre de Fleurie une semaine plus tôt pour le repasser en vieux fûts. En foudre, le vin, élevé sur lies, présentait une réduction assez forte, accompagné d'odeurs désagréables. C'est un phénomène naturel dont il ne faut pas s'affoler mais je garde un souvenir assez vif de l'angoisse ressentie la première fois où j'ai été confronté à cela, lors de la dégustation d'un de mes foudres. Dans son ouvrage "Les méthodes biologiques appliquées à la vinification et à l'oenologie"&amp;nbsp; l'œnologue Max Léglise précise que &lt;i&gt;"pendant l'hiver, lors de conservation des vins sur lies, des odeurs sulfurées peuvent apparaître. Elles résultent de la dissolution (autolyse) des levures mortes, qui lâchent leurs acides aminés soufrés avec libération de SH2. Ces dégagements de sulfure qui sont la bête noire des œnologues professionnels ne sont en fait pas très alarmants si l'on sait qu'en contre partie ils immunisent le vin contre les facteurs d'oxydation les plus graves que sont les oxydases"&lt;/i&gt;. Un mal pour un bien donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le soutirage que j'avais pratiqué semaine dernière, par son aération modérée du vin, avait&amp;nbsp; estompé fortement ces odeurs désagréables et laisser place à un assez joli nez aux arômes floraux, que la lente oxygénation du vin apportée par le passage en fûts révélait chaque jour d'avantage. J'étais satisfait du résultat et agréablement surpris de la rapidité avec lequel le vin avait évolué. C'est donc avec confiance que j'enfonçai ma pipette dans les fûts avant de remplir les verres. Mais quelle ne fût pas ma déception de constater que ce vin ne ressemblait en rien à celui que j'avais dégusté la veille ! Le vin sentait la poussière de bois des fûts que je n'avais pas perçue jusqu' alors, la bouche était redevenue soudain très dure, le nez austère et fermé. J'associai immédiatement cette brusque évolution de mes vins au changement climatique qui se matérialisait dans la cave par le débordement des fûts. Ami de longue date de la famille Lapierre, mon hôte n'est pas né de la dernière pluie. Il a l'habitude de goûter des vins jeunes en cave, il sait que les vins peuvent goûter bien un jour et moins bien le lendemain, que le vin est un produit vivant qui a ses humeurs. C'est d'ailleurs une question obsédante pour un néovigneron comme moi. Quel est le moment le plus propice pour la mise en bouteille ? On dit d'un vin qu'il doit faire ces Pâques avant la mise. Très bien, mais encore ? C'est bien sûr lié à la vinification effectuée en amont, à la matière du vin, qui peut demander un élevage plus long, au style que l'on souhaite lui donner. Mais comment savoir précisément ce que le prolongement de l'élevage apportera ou à contrario enlèvera à son vin ?&amp;nbsp; Quant bien même nous cherchons à donner un style précis à notre vin, comment savoir quel est le moment où en cave le vin exprime son apogée et doit être mis en bouteille ? Ce vin qui goûte si mal aujourd'hui, n'aurions nous du pas le mettre en bouteille plus tôt ? Les réponses à ces questions ne sont données dans aucun livre, et seule l'expérience nous permet de prendre les meilleures décisions. Ainsi, chaque jour où je suis présent au domaine, je goûte mes vins&amp;nbsp; pour tenter d'en percevoir au mieux leur évolution par la dégustation. L'exercice est difficile, d'autant que mon expérience est courte et que je ne bénéficie pas du savoir accumulé de mes aieux, comme certains de mes collègues vignerons. Cette inexpérience est source de frustation pour un néovigneron que l'envie de bien faire rend exigeant dans ses attentes. Mais cette découverte permanente est aussi source d'enrichissement et d'épanouissement. Chaque jour, j'apprends de nouvelles choses sur le terrain, dans les vignes comme à la cave, chaque jour je me nourris de mes erreurs,&amp;nbsp; des décisions que j'ai prises, et de l'examen de leurs résultats . Et finalement, existe-t-il expérience plus exaltante pour l'être humain que celle qui consiste à parcourir le chemin qui mène vers la connaissance ? (j'en fais pas un peu trop là ?). J'avais lu il y a quelque temps sur le blog de Jacques Berthomeau une citation du philosophe Alain qui illustre bien ce que je suis en train de vivre : " &lt;i&gt;Ainsi un paysan peut se moquer d’un agronome ; non que le paysan sache ou seulement soupçonne pourquoi l’engrais chimique ou le nouvel assolement, ou un labourage plus profond n’ont point donné ce qu’on attendait ; seulement, par une longue pratique, il a réglé toutes les actions de culture sur des petites différences qu’il ne connaît point mais dont pourtant il tient compte, et que l’agronome ne peut même pas soupçonner &lt;/i&gt;". C'est ce que chaque vigneron doit construire; une relation sensible à son métier, au delà de l'intelligibilité énoncée dans les traités de viticulture et d'œnologie moderne et qui sont finalement incapables de rendre compte de la complexité du rapport que le vigneron entretient avec ses vignes et son vin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nous avons fini par quitter la cave pour nous rendre au caveau de  dégustation afin de gouter les 2009 en bouteille. Je commençai  par servir mon village qui en général passe plutôt bien, un bon petit vin de  soif. Il goûte, me regarde et me lâche "Il n'y aurait pas un problème  avec le verre ?". Je lui réponds que non, qu'il faut l'aviner peut-être,  ce qu'il fait en penchant son verre dans tous les sens avant de le  vider dans le crachoir. Je le sers à nouveau. Il replonge le nez dans le  verre et n'ose rien me dire. Je sens alors le verre que je viens de  me servir et je constate avec stupeur que je ne reconnais pas mon vin. ou plus  exactement, que je le reconnais mais les odeurs subtiles qu'il  exhale habituellement où domine le réglisse sont décuplées, avec une telle amplitude  qu'elles en deviennent presque écœurantes. Je n'avais jamais vu ça. A la cave, passe encore, il m'était arrivé plusieurs fois par le passé de constater des variations, même si elles n'avaient pas la même ampleur qu'aujourd'hui. Mais en bouteille, jamais je n'avais pu constater une telle différence gustative entre le profil "habituel" de mon vin et ce que nous goutions.&amp;nbsp; Avec l'aération le vin finit par s'ouvrir un peu  mais pas suffisamment pour que je le "retrouve". J'ouvris ensuite mes  Fleurie, mes Moulin et là encore le constat fut malheureusement le même. Cette même exacerbation des  arômes qui finissait par les aplatir complétement. Nous remontâmes à  la maison pour finir la soirée autour d'un plat de charcuterie. C'est  finalement une bouteille de Fleurie ouverte depuis trois jours qui sauva  un peu la mise ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mon hôte, en me quittant, me promit qu'il repasserait pour une nouvelle dégustation. J'espère qu'à cette nouvelle occasion mes vins se montreront plus dociles. Après son départ, je voulus en avoir le cœur net et j'ouvris une bouteille d'un de mes amis vignerons. Son vin présentait comme les miens une puissance aromatique exceptionnelle dont l'exubérance confinait à l'écœurement. Je regrettai alors de ne pas avoir eu la présence d'esprit d'ouvrir cette bouteille en sa compagnie...Je descendis les marches quatre à quatre, courus, courus, courus... Jusqu'à ce que mes pieds ne touchent plus terre...Mais il avait disparu... Sa voiture était plus rapide que moi... Habituellement, cela n'arrive jamais...Décidément comme cette soirée était étrange...Le même jour, un ami faisait goûter mes vins à New-York dans un restaurant dont il connait personnellement le patron. Aurais-je du changer d'assiette pour me rendre à leur table ? Hélas, dans ma précipitation, j'avais oublié de prendre avec moi la bouteille de l'ami vigneron que je venais d'ouvrir... Il ne me restait plus qu'à rebrousser chemin et attendre son retour en France dans dix jours pour connaître le verdict... I'm keeping my Fingers crossed, comme disait mon grand-père polonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'aimerais vraiment comprendre les conditions précises qui ont mené à cette dégustation bien surprenante. Le vent ? La brusque variation de température ? Le changement de pression atmosphérique ? Le fait que nous étions, selon le calendrier lunaire un jour feuille, peu propice à la dégustation ? (bien que pour moi, je dois l'avouer, cette considération est très abstraite à ce jour). La conjonction de tous ces facteurs, intimement liés entre eux ? Si quelqu'un a une explication à me donner, je suis preneur. En tout cas, cette dégustation me conforta dans l'idée que le vin est un produit vivant, avec des jours sans et des jours avec. Cela est souvent difficilement acceptable pour le consommateur mais c'est une réalité à laquelle nous ne pouvons échapper, sauf à produire des vins aseptisés, filtrés à la mise en bouteille à un point qu'il n'y reste plus aucune vie, des vins sans âmes, dépossédés de leur matière, qui, certes ne se présenteront plus jamais sous leur plus mauvais jour, mais ne pourront plus jamais non plus se présenter parés de leurs plus beaux atours, éliminant ainsi l'espoir d'offrir à ceux qui les boiront un moment de pur plaisir gustatif que l' amateur de vin recherche à l'ouverture de chaque bouteille et vers lequel tout notre travail doit tendre. (Amen.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La veille, nous avions eu la visite d'un journaliste pour la prochain  édition d'un fameux guide. Heureusement, mes vins s'étaient mieux  comportés. Mercredi, il devait continuer son périple dans le Beaujolais. Comment se sont comportés les vins de mes confrères ce jour là ? Mieux que les miens ? En même temps, un confrère, c'est quelqu'un qui fait la même chose que vous, mais en moins bien, alors faut pas s'attendre à des miracles.( Je tiens cette définition du mot confrère du journaliste lui-même :-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je signale au passage que notre Fleurie 2009 vient d'être classé dans la catégorie des vins exceptionnels du millésime avec une note de16 sur 20, par le magazine spécialisé&amp;nbsp; "Bourgogne Aujourd'hui". Les dégustateurs l'ont jugé "complet, avec une bouche profonde et fraîche et de la longueur." A croire que le jour de la dégustation, mon Fleurie était dans un bon jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7554657834896120921?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7554657834896120921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/04/docteur-jekyll-et-mister-hyde.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7554657834896120921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7554657834896120921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/04/docteur-jekyll-et-mister-hyde.html' title='Docteur Jekyll et Mister Hyde'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mfh4EeOwMSY/TanWKMeqsZI/AAAAAAAAAeI/Il9nMBrmDls/s72-c/paulo.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4856979924352597953</id><published>2011-03-21T01:27:00.008+01:00</published><updated>2011-04-13T09:49:27.973+02:00</updated><title type='text'>Bon ben bonjour</title><content type='html'>&amp;nbsp;Après l'écriture de son poème symphonique Tapiola, Sibelius décida de ne plus composer et garda le silence jusqu'à sa mort, pendant trente longues années. Avec cette œuvre ultime, le compositeur finlandais éprouvait sans doute le sentiment d'avoir exploré toutes les facettes de son génie. Il n'était plus nécessaire d'y revenir au risque de se répéter. On peut donner raison à Sibelius et considérer avec lui que vivre dans&amp;nbsp; l'espérance des faits est parfois préférable à vivre les faits eux-mêmes, qu'il valait mieux pour ses admirateurs qu'il les laisse vivre l'espoir chevillé au corps, plutôt que de les décevoir en leur présentant une nouvelle œuvre sans réelle originalité par rapport à ses compositions antérieures. Ma mère me confiait tout à l'heure au téléphone combien elle était heureuse à la perspective de se rendre fin de semaine à une vente de chaussettes à prix direct usine. J'espère qu'elle ne sera pas déçu par les prix pratiqués et je me demande parfois s'il ne serait pas préférable pour son moral qu'elle se contente de vivre dans l'espérance de faire de bonnes affaires pendant les soldes plutôt que de faire les soldes. En plus, des chaussettes, y'en a déjà plein les armoires de toute la famille, on sait plus quoi en faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Souvent, lorsque je suis dans les vignes, je pense au parcours de Sibélius et à son honnêteté intellectuelle. Que pourrais je désormais écrire sur ce blog que je n'ai déjà écrit par  le passé ? L'activité dans les vignes est cyclique; elle obéit au  rythme éternel des saisons. A chacune d'entre elles ses tâches, que le  vigneron exécute année après année, saison après saison, avec la même  nécessaire constance. Taille, labour, traitements, liage, rognage,  vendange....J'ai déjà consacré sur ce blog un billet à la description  détaillée de chacune d'entre elles. Alors à quoi bon ressasser  sans cesse les mêmes discours ? J'avais donc décidé de mettre un terme à ce blog pour me consacrer le soir après le travail dans les vignes, à la résolution de la conjecture de Goldbach  qui stipule que tout&amp;nbsp; nombre entier pair strictement supérieur à 2 peut  être écrit comme la somme de deux nombres premiers. ( exemple,   4 = 2 + 2;&amp;nbsp;  6 = 3 + 3;&amp;nbsp;  8 = 3 + 5 etc.) C'est l'un des plus  vieux problèmes non résolus de la théorie des nombres et des  mathématiques. Les espoirs sont théoriquement nuls que j'arrive à un résultat, mais au moins pendant ce temps là, je n'alimente plus mon blog et il n'y a donc plus de risque de vous faire perdre votre temps à lire des choses que vous ai déjà racontées et que, par conséquent, vous savez déjà (CQFD).&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, je dois bien vous l'avouer, le silence sur ce blog depuis plus de deux mois maintenant répond aussi en partie à une nouvelle stratégie de développement de mes ventes directes. En effet, j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, lors de conservations&amp;nbsp; informelles avec des amateurs de vin, combien leur œil brillé au récit de leur visite chez un vigneron qu'ils avaient du littéralement extirper de ses vignes afin qu'il daigne leur accorder quelques minutes pour leur faire déguster son précieux nectar. A chacune des questions posées, le vigneron répondait de la façon la plus laconique qui soit par un "ouais" ou par un "non pas de ça chez moi", très vite suivi d'un "vous en avez encore pour longtemps parce que moi j'ai pas mal de boulot là et il serait temps de vous décider pour acheter parce qu'il faut que j'y retourne." Le vigneron est un ours qui vit dans ses vignes et qui n'aime pas qu'on l'en sorte." Le gars au bout de deux jours à Paris, il a qu'une envie tu vois c'est de retourner dans ses vignes." Ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par conséquent, un bon vigneron est un vigneron qui préfère s'occuper de ses vignes plutôt que de perdre son temps à écrire un blog. "Pas le temps pour ces conneries, j'ai du boulot moi." Alors je me suis dit que j'allais essayer pour voir. Je veux bien vous accueillir au domaine à coup de pioche dans la tronche, si ça peut vous faire plaisir même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pour le moment, c'est le calme plat, mais il est sans doute un peu tôt pour dire si cette stratégie sera payante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pour toutes ces raisons, j'avais donc décidé de ne plus écrire sur ce blog jusqu'à ma mort, tout au moins jusqu'à la faillite de mon exploitation. Seulement voila, un événement m'oblige à sortir du silence dans lequel j'avais décidé de me murer. Le 28 mars prochain est organisé à Paris, &lt;a href="http://www.oenos.net/2011/03/buvez-bloguez-degustatez-les-vins-des-vignerons-blogueurs-lundi-28-mars-18h-a-lhedoniste/"&gt;au restaurant l'Hédoniste, une dégustation des vins des vignerons blogueurs&lt;/a&gt;. Et mes vins y seront présentés.... J'entends déjà les quolibets qui fuseront à mon encontre lors de cette dégustation, après que quelques verres de bon vin auront délié les langues des jeunes geeks parisiens amateurs de vins ; " Quoi ?&amp;nbsp; Lilian Bauchet ?&amp;nbsp; Tu dis que c'est un vigneron blogueur celui-là ?"&amp;nbsp; "Ça doit faire un sacré bout de temps que t'as pas rafraichi le cache de ton navigateur !" (mdr)&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me faut donc me fendre d'un billet pour pouvoir jouir à nouveau&amp;nbsp; du statut de vigneron blogueur et éviter d'être ainsi la risée de cette soirée. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ben j'y vais alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ben cet hiver on a taillé.(comme l'année dernière du reste) D'ailleurs on a presque fini, il reste 30 ares à peu près. Enfin, peut-être un peu moins. Bon je sais, ça vous fait une belle jambe, mais bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, sinon, on a chaulé aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-iS7OoD5YQMc/TYXpPATp-yI/AAAAAAAAAdA/mQgi-0wsdY0/s1600/P1012222.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh3.googleusercontent.com/-iS7OoD5YQMc/TYXpPATp-yI/AAAAAAAAAdA/mQgi-0wsdY0/s320/P1012222.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-QBW5g0Zybog/TYXpr1ZF2-I/AAAAAAAAAdE/ixddcwdEodI/s1600/P1012220.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh6.googleusercontent.com/-QBW5g0Zybog/TYXpr1ZF2-I/AAAAAAAAAdE/ixddcwdEodI/s320/P1012220.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les grains dans le semoir derrière le tracteur, c'est pas des croquettes pour nourrir les lièvres qui courent dans les vignes mais des bouchons d'amendement calcique. Ça sert à diminuer le PH des sols acides, ce qui est le cas de nos sols sableux issus de la dégradation de la roche mère, le granite, mais bon je vous l'avais déjà expliqué dans un précèdent billet alors comptez pas sur moi pour recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sinon aussi, on vient de mettre en bouteille un peu de 2010. C'est pour faire un salon bio à Rouen le 1 ier avril. Les organisateurs nous ont demandé d'amener du 2010, le 2009 étant notre premier millésime en bio, les bouteilles n'avaient pas eu droit à la mention en conversion mais vous le savez sans doute déjà.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, aussi en ce moment c'est l'époque des labours. Donc en ce moment on butte, on décavaillonne, rien de très exaltant. Je vous mets une photo quand même, où on voit des vignes et de la terre. (c'est les labours qui font qu'on voit la terre. Ouais.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-kYmiWSUXAkc/TYXc7kLx9mI/AAAAAAAAAc8/Op9oADTACGA/s1600/buttage.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-kYmiWSUXAkc/TYXc7kLx9mI/AAAAAAAAAc8/Op9oADTACGA/s320/buttage.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, on a labouré aussi une parcelle de Beaujolais-Villages au cheval et on va faire aussi les Moulin-à-Vent comme ça cette année. Je vous mets une photo du canasson c'est sympa à voir, même si par les temps qui courent, y'a pas de quoi casser trois pattes à un canard, le cheval redevient tellement à la mode dans les vignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-2H0-i4D_2nk/TYXqMrOdsUI/AAAAAAAAAdI/9dQUvy22WF8/s1600/P1012228.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-2H0-i4D_2nk/TYXqMrOdsUI/AAAAAAAAAdI/9dQUvy22WF8/s320/P1012228.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'ailleurs l'année prochaine, moi aussi je devrais faire l'acquisition d'un cheval. J'aurais bien voulu l'appeler Stewball, mais celui que j'ai en vue s'appelle Sultan. En même temps, j'ai toujours rêvé d'avoir un berger allemand alors ça me dérange pas trop. Vous aimez les bergers allemands ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, qu'est-ce que je peux vous raconter d'autre ? Je vois pas bien. Ah si, on ne travaille plus avec Georges Duboeuf. On a changé de crémerie, on bosse avec des négociants qui sont vignerons bios par ailleurs et qui savent que tracer des équations à la pioche dans la terre quand l'inspiration te vient, c'est pas facile, quand bien même les sables du nord Beaujolais sont plus meubles que les sols argilo calcaires du sud Beaujolais, et qui sont donc prêts à mieux rétribuer nos efforts à produire bio. En plus comme ça, on est tout seul à exploiter la marque Château des Bachelards maintenant, c'est quand même plus simple. D'ailleurs, on a prévu de vendre un peu plus de vins en direct aussi à l'avenir, donc si en y a que ça intéresse, magnez vous de commander, faudra pas venir chialer quand y'en aura plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4856979924352597953?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4856979924352597953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/03/bon-ben-bonjour.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4856979924352597953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4856979924352597953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/03/bon-ben-bonjour.html' title='Bon ben bonjour'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-iS7OoD5YQMc/TYXpPATp-yI/AAAAAAAAAdA/mQgi-0wsdY0/s72-c/P1012222.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5470428733451242959</id><published>2011-01-31T09:23:00.003+01:00</published><updated>2011-01-31T09:41:54.751+01:00</updated><title type='text'>Sana Terra 2011</title><content type='html'>Nous serons au salon des vins bios du Beaujolais, Sana Terra, samedi 5 Février à &lt;a href="http://www.cc-beaujolais.com/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=324&amp;amp;Itemid=384"&gt;Graves sur Anse&lt;/a&gt; (30 km au nord de Lyon ) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liste des vignerons présents : &lt;span style="font-family: Arial; font-size: x-small;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;ebize Bruno, Bourdon Jean-Patrick, Rampon André, Grillet Marcel, Bauchet Lilian, Harel Thierry &amp;amp; Sophie, Chasselay Jean-Gilles &amp;amp; Christiane, Charmetant Jacques, Teissedre Jean-Pierre, Vermorel Patrick &amp;amp; Martine, Subrin François, Chavanne Alexandre, Perraud Bruno &amp;amp; Isabelle, Thillardon Paul-Henri, Cotton Patrick, Grillet Aurélien, Desgouille Yann &amp;amp; Stéphanie, Aubry Michel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En marge du salon, nous projetterons le film de Coline Serreau, "Solutions locales pour un désordre global", suivi d'un débat. Le soir, repas bio avec animation musicale. (voir ci-dessous pour détail complet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TUZvpKg2ocI/AAAAAAAAAcw/_uY4nzD-9Y4/s1600/recto2011.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="456" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TUZvpKg2ocI/AAAAAAAAAcw/_uY4nzD-9Y4/s640/recto2011.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TUZvsL27e7I/AAAAAAAAAc0/LdobfamfDIE/s1600/verso2011.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="456" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TUZvsL27e7I/AAAAAAAAAc0/LdobfamfDIE/s640/verso2011.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5470428733451242959?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5470428733451242959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/sana-terra-2011.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5470428733451242959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5470428733451242959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/sana-terra-2011.html' title='Sana Terra 2011'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TUZvpKg2ocI/AAAAAAAAAcw/_uY4nzD-9Y4/s72-c/recto2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4363525842889945881</id><published>2011-01-08T00:12:00.017+01:00</published><updated>2011-12-15T09:56:45.218+01:00</updated><title type='text'>Mélodie en sous-sol</title><content type='html'>&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est sympa Internet, le soir après le boulot, quand les enfants sont couchés, tu laisses des commentaire sur les blogs, tu discutes le bout de gras avec les copains sur FaceBook, un truc très convivial en somme, très bien quand tu bosses tout seul toute la journée comme moi et que la solitude finit par peser. Y'a bien mon chien et les poules pour me tenir compagnie dans les vignes, mais je parle ni le chien ni la poule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSc_-EJBknI/AAAAAAAAAco/Tz8LnU-Hc0U/s1600/charliepoule.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSc_-EJBknI/AAAAAAAAAco/Tz8LnU-Hc0U/s400/charliepoule.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Plutôt que de perdre leur temps à essayer de comprendre le langage des  dauphins, ils feraient mieux de décrypter les aboiements des chiens, les  océanographes, on s'emmerderait peut-être un peu moins nous les  vignerons dans nos vignes. Toujours à chercher des trucs qu'on se  demande à quoi ça sert ces chercheurs, genre les vignes OGM alors qu'il y a  tellement de sujets où il pourrait utiliser intelligemment leur intelligence. J'entendais une mathématicienne dire à la radio que la science est le moteur de l'humanité. Un moteur à explosion alors. En même temps, je critique, je critique, mais la science parfois, ça a vraiment du bon. J'avais parlé ici d'une géologue, chercheuse au CNRS, qui était passée au caveau pour nous acheter du Beaujolais Villages. Elle nous avait visité le même jour que ce merveilleux couple d'allemands qui sillonne depuis trente ans les routes de notre région à la sortie des primeurs (quand je pense au portrait que j'ai fait d'eux au passage, où on peut les prendre un peu pour des neuneus, y'a des jours je me dis que je suis un peu con. Des gens charmants, cultivés, parlant un français plus que correct, de vrais amateurs de Beaujolais Nouveau en plus, une espèce menacée qu'on doit protéger plutôt que de lui enfoncer la tête dans le mazout. D'ailleurs, si un soir de Beaujolais Nouveau, vous voyez quelqu'un allongé sur le sol, ayant manifestement un peu trop abusé de notre merveilleux breuvage, surtout vous ne le touchez pas ! Sa mère pourrait l'abandonner si elle sent votre odeur. Il vaut mieux appeler les pompiers ils ont l'habitude ou la SPAB (Société Protectrice des Amateurs de Beaujonouvos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais revenons à notre géologue. Et bien, cette dame charmante nous a appelé avant hier pour nous dire que suite à notre échange au caveau, elle nous proposait de venir à la propriété avec un groupe d'étudiants d'un master de géologie qu'elle encadre afin de réaliser une série de prélèvements de sols pour nous aider à mieux connaitre et comprendre notre terroir. S'en est suivi un échange de mails pour définir le périmètre précis de leurs investigations. J'y reviendrai plus tard mais je voulais juste vous faire part d'une étude qu'elle m'a dit être réalisable et qui m'a "halluciné" comme ils disaient les djeuns à l'époque où j'étais un peu moins vieux mais je sais plus si ça se dit encore. D'abord, une petite info que cette dame m'a donnée et qui a interpellé le viticulteur bio qui sommeille en moi (je vais aller me coucher je suis crevé). On parle de pollution des sols viticoles par le cuivre, notamment par les producteurs bios qui ont peu d'alternative efficace pour lutter contre le mildiou. Elle m'a expliqué qu'elle a mené des études qui montrent que les vignes bios affichent une biodiversité supérieure à celles des vignes conventionnelles, jusque là rien de bien&amp;nbsp; surprenant, mais ce qui est intéressant, c'est que les microorganismes plus nombreux et plus diversifiés montrent une plus grande capacité à retenir les métaux lourds. Conséquence, cette biodiversité des sols bios est facteur de dépollution naturelle des sols et, corolaire important, entraine une diminution de la teneur en métaux lourds et en cuivre dans les vins ! Je viens de lire par ailleurs les conclusions d'une étude récente menée par l'IFV sud-ouest qui montre que la teneur en cuivre dans les moûts influence le potentiel thiol, que moins sa concentration est élevée, plus l'expression des thiols qui participe de la complexité aromatique du vin est renforcée ! Aussi, vous savez pourquoi Mickey Mousse ? Parce que Bob l'éponge et Mario Brosse. (j'avais un peu peur que vous vous emmerdiez). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, maintenant le truc qui m'a halluciné, mais grave. J'avais parlé à cette dame du bouquin de Kermit Lynch, mes aventures sur la route du vin, où Kermit (nous sommes très liés) parle de groseilliers qui influençaient le goût d'un vin, qu'il s'en était rendu compte après que ceux-ci furent arrachés et que le profil du vin en question en fut modifié. J'avais enchainé sur les pensées sauvages qui tapissaient le sol de mon clos, au parfum subtil qu'il me semblait retrouver dans mon vin (bien que l'on soit sur un profil aromatique assez caractéristique de l'appellation; on parle souvent d'odeurs de violette et d'iris pour les Fleurie). Et bien cette dame me propose de prélever des pensées sauvages dont elle peut détecter et identifier les arômes sans toutefois pouvoir les "quantifier" (pas d'étalon) et vérifier par le même type d'analyse si ces arômes sont également présents dans mes vins ! Trop de la balle, non ! On dit bien de certains vins qu'ils ont des arômes de garrigue, me faisait remarquer en fin d'après-midi un caviste que je livrai. Pourquoi pas des vins de pensées sauvages ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8t6Czgix1I/AAAAAAAAATs/g3EczIbxvvQ/s1600/violette1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8t6Czgix1I/AAAAAAAAATs/g3EczIbxvvQ/s400/violette1.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je ne sais pas si ces investigations déboucheront sur quelque chose de réellement concret, je l'espère, ou si avec Kermit y faut qu'on arrête les champignons hallucinogènes  (nous sommes très liés), mais quelle chance en tout cas il m'est donné de pouvoir être aux premières loges pour en suivre le déroulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, quelqu'un aurait vu mon lecteur MP3, impossible de remettre la main dessus ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4363525842889945881?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4363525842889945881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/melodie-en-sous-sol.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4363525842889945881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4363525842889945881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/melodie-en-sous-sol.html' title='Mélodie en sous-sol'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSc_-EJBknI/AAAAAAAAAco/Tz8LnU-Hc0U/s72-c/charliepoule.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4997495471447049550</id><published>2011-01-05T00:50:00.015+01:00</published><updated>2011-01-08T00:49:17.820+01:00</updated><title type='text'>Meilleur veut</title><content type='html'>&amp;nbsp;Étrange cette coutume qui consiste à présenter ses meilleurs vœux&amp;nbsp; pour la nouvelle année à ses proches et moins proches, amour, gloire et beauté, et dans le même temps prendre des résolutions pour soi qui sont autant de privations, faire un régime, arrêter de fumer, lever le pied sur le petit apéro du soir, passer moins de temps à s'exploser les yeux et les neurones sur l'ordinateur à lire des âneries et mater des&amp;nbsp; photos de femmes à poil et lire sciences et vie ou témoignage chrétien à la place... Je croyais que charité bien ordonnée commençait par soi-même ? Alors j'ai décidé de me souhaiter une belle et heureuse année 2011 avec le moins de contraintes possible.&amp;nbsp; Pour les privations, pas au programme cette année, on y réfléchira en 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je me souhaite donc que du bonheur pour 2011, des bons vins à boire, une tonne de choucroute. Je me souhaite aussi&amp;nbsp; que les ventes à la bouteille décollent, circuit plus rémunérateur que les vente au négoce,&amp;nbsp; et gagner enfin de quoi changer ma lame de sécateur.&amp;nbsp; En même temps, avec les vinifs que je viens de faire, je crains que ça soit le négoce qui se souhaite de se passer de moi pour cette nouvelle année. ( Faudra quand même que je vous raconte un jour les vinifications du dernier millésime, il parait que ça se fait sur les blogs de vigneron de parler de son métier ou de ses vins . Allez, prochain post, promis, juré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je me souhaite aussi de trouver l'imagination et le courage pour alimenter ce blog régulièrement le soir après le boulot dans les vignes. C'est pour moi le seul véritable moyen dont je dispose pour me faire connaitre et donner l'envie aux amateurs de vins du Beaujolais (et accessoirement de "blogs à chier") de gouter mes vins, et me commander deux trois cartons. (Ou quatre, j'offre le port). Vous pouvez aussi laisser un commentaire sans intérêt une fois de temps en temps si vous en avez envie, la mode sera parait-il au ton sur ton cette année. (j'ai lu ça dans femme actuelle spécial tendances 2011 chez ma mère à Noël ). Vous pouvez même laisser un commentaire intelligent si ça vous chante, histoire qu'Aline, une de mes amies, puisse continuer à dire en 2011 que sur mon blog ce qu'il y a de plus intéressant, ce sont les commentaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Tiens puisque je parle des amis, j'en profite au passage pour les remercier de leur soutien tout au long de l'année 2010, Aline donc, François, Isabelle, Patrick, Hugues, Gérard, Christian, Bernard, Anne, Didier, Laurence, Didier (je sais je l'ai déjà écrit mais c'est pas le même), Franck, Sylvain, Vincent, François, Paul et tous les autres, Vincent Delerm, Patrice qui bosse chez Air France et qui ballade une de mes bouteilles partout en avion histoire que je puisse faire croire sur ce blog que mon vin est vendu aux quatre coins du monde et qu'il n'y a pas de raison que vous aussi vous n'y goutiez pas à ce merveilleux nectar que la planète entière s'arrache ...(faut que je regarde, il doit me rester quelques bouteilles en stock, on va arranger ça). (J' angoisse à l'idée d'avoir oublié un pote qui m'aurait donné le coup de main du siècle cette année et je me souviens plus du discours du palmé aux Césars, "...et puis aussi tous ceux que je n'ai pas pu citer mais à qui je dois tant et sans qui je ne serais pas là ce soir" un truc comme ça.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSOKdrpQFSI/AAAAAAAAAcg/VqmKgPdjWuE/s1600/patrice.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSOKdrpQFSI/AAAAAAAAAcg/VqmKgPdjWuE/s400/patrice.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Il est pas beau mon Patrice à Rio avec ma bouteille de Fleurie à la main ?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je remercie aussi la famille qui a contribué toute cette année à l'effort de guerre en nous achetant régulièrement du vin. Les pauvres, pas facile de boire tous les jours du Beaujolais. Enfin, ça aurait pu être pire, j'aurais pu m'installer à Bordeaux. Ou dans le Roussillon. Ou partout ailleurs que dans le Beaujolais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spéciale dédicace aussi aux amateurs de vins, aux restaurateurs et aux cavistes qui m'ont fait confiance cette année, à l'esprit assez tortueux pour pouvoir penser que c'est pas parce qu'on écrit un blog un tantinet déstructuré et sans vraiment de matière qu'on fait forcement des vins sans structure et sans vraiment de matière (il paraitrait que la personnalité du vigneron est dans ses vins, j'ai déjà lu des trucs bizarres comme ça ??). Enfin, ça aurait pu être pire pour eux, j'aurais pu m'installer à Bordeaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais enfin remercier les blogueuses et les blogueurs qui m'ont fait parfois l'honneur de me citer sur leurs blogs à eux (j'ai tellement besoin de reconnaissance), et aussi pour le bonheur que j'ai eu à les lire toute cette année (mais pas toujours parce que parfois c'était vraiment à chier) et après je vais me coucher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je souhaite à tous cela et aux autres, ceux dont je croiserai la route en 2011, ou pas, je suis pas sectaire, et puis aussi à tous ceux que je n'ai pas pu citer mais à qui je dois tant et sans qui je ne serais pas là ce soir, amour, gloire et beauté pour cette nouvelle année et plus si affinité, même s'il faut bien se l'avouer ce n'est pas tous les jours dimanche (en même temps, il faut bien pouvoir aller faire les courses)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSN--SJNUlI/AAAAAAAAAcc/8Mz08P8k0Mw/s1600/taille1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSN--SJNUlI/AAAAAAAAAcc/8Mz08P8k0Mw/s400/taille1.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;photo de blog de vigneron ce matin d'hiver pour illustrer le propos&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Copain Hervé, rigole ! &lt;a href="http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2010/12/29/post-incorrect.html"&gt;pas vraiment important ces histoires de blogs à chier, de blogs pas à chier&lt;/a&gt;. On finira tous dans une caisse en bois, alors on va pas s'énerver quand même. Souvent tu crois que c'est toi qui parles, alors qu'en fait c'est l'autre qui entend, c'est tout. C'est un truc bizarre, la communication, tout le monde essaie de dire quelque chose de clair et intéressant mais en face on n'a pas vraiment l'air de comprendre. Moi, par exemple, quand je dis "qu'elle heure il est ?" à ma fille cadette qui est au CE1, elle me répond "l'heure qu'il était hier à cette heure là", quand je le dis à ma mère, "pourquoi tu me demandes ça mon chéri, tu t'ennuies tu veux déjà repartir ?", à ma femme, "je sais pas mais tu ferais mieux de venir te coucher, tu vas encore te trainer demain dans les vignes", et à un inconnu dans la rue, "9h30" alors que je sais à la position du soleil (je suis paysan) qu'il est entre 11h30 et 19h. En résumé, le jour où la bouche du monde parlera aux oreilles du monde ne s'est pas encore levé, mais que cela ne nous empêche pas de parler, rien de plus angoissant que le silence, on a toute la mort pour ça. Bon, je vais me coucher sinon je vais me trainer demain dans les vignes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.franceculture.com/emission-l-oeil-du-larynx-l-oeil-du-larynx-loeildularynx-2010-12-28.html"&gt;les résolutions du professeur Rolin (pour ceux qui auraient encore trois minutes à glander)&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4997495471447049550?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4997495471447049550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/meilleur-veut.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4997495471447049550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4997495471447049550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2011/01/meilleur-veut.html' title='Meilleur veut'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TSOKdrpQFSI/AAAAAAAAAcg/VqmKgPdjWuE/s72-c/patrice.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6416435755436456063</id><published>2010-12-24T14:44:00.001+01:00</published><updated>2010-12-24T14:47:07.873+01:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël</title><content type='html'>&lt;iframe frameborder="0" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/5vKpY3dl1fc?fs=1" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6416435755436456063?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6416435755436456063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/joyeux-noel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6416435755436456063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6416435755436456063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/joyeux-noel.html' title='Joyeux Noël'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/5vKpY3dl1fc/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8445825719685077043</id><published>2010-12-23T10:16:00.009+01:00</published><updated>2010-12-24T12:56:29.821+01:00</updated><title type='text'>Le Beaujolais est-il en crise ?</title><content type='html'>&amp;nbsp;Voici une vidéo d'un débat organisé par Lyon Capitale dans le cadre de son émission "on refait l'enquête" sur la crise que traverse le Beaujolais. On y apprend que cette crise qui dure maintenant depuis dix ans,&amp;nbsp; a entrainé la disparation d'un tiers des exploitations, et que sur les 2600 viticulteurs restants, la moitié connait aujourd'hui des difficultés économiques.&amp;nbsp; C'est dire si cette crise est dévastatrice pour notre vignoble. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;On y voit toutefois des professionnels optimistes, le président de l'interprofession qui croit au retour des vins du Beaujolais à Lyon, devant l'exceptionnelle qualité du millésime 2009 et l'image de nos vins qui se redresse, le président d'une grosse cave coopérative de la région satisfait de la baisse de volume de primeur autorisé à l'hectare qui a mécaniquement fait baisser le volume global disponible pour le négoce et permis ainsi un léger redressement des cours. Reste maintenant à trouver des clients pour le volume qui devra être écoulé en vin de garde. Quand je vois que notre citation dans le spécial vins du Point  pour notre beaujolais villages 2009, nous a amené à ce jour deux  clients à la propriété pour dix huit bouteilles vendues, j'ai quand même  des doutes sérieux sur les débouchés de l'ensemble de ces vins. L'avenir nous dira si cette option est payante et si mon scepticisme vis à vis de cette stratégie n'est finalement pas fondé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ce que j'ai retenu aussi du visionnage de cette vidéo, c'est que les journalistes lyonnais, même si en organisant ce débat témoignent de leur volonté d'aider la viticulture Beaujolaise à sortir de la crise, ont somme toute encore du mal à travailler au redressement de l'image déplorable du beaujolais nouveau. La vidéo démarre par un reportage sur les Sarmentelles, fête de lancement du beaujolais nouveau le troisième jeudi de Novembre organisée à Beaujeu, capitale historique du Beaujolais. On y interviewe des anonymes qui donnent leur impression sur le Beaujolais Nouveau&amp;nbsp; de l'année et nous voilà reparti sur le fameux gout de banane. On y découvre un jeune dans un état d'ébriété avancé, à qui on souffle ce qu'il doit dire, tellement l'alcool a rendu ses pensées confuses... On revient sur un des anonymes amateur de banane qui nous dit qu'après quarante verres, il ne sait plus finalement très bien si le Beaujolais nouveau a cette année son fameux gout de banane...Nous sommes bien loin de l'ambiance feutrée des hospices de Beaune, de la verve d'un Fabrice Lucchini... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Quelle image veut on donner du Beaujolais Nouveau ? Un vin du peuple ? Très bien. Un vin de fête ? Très bien. Un vin d'ivrogne ? Un pisse dru à la banane ?&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est d'ailleurs ce que pense le journaliste lyonnais Guillaume Lamy, spécialiste en gastronomie et en vins (on peut donc lui faire confiance...) invité au débat, puisqu'il prétend que neuf Beaujolais nouveau sur dix servis par les restaurateurs sont, je reprends ses mots, de la piquette... Neuf Beaujolais nouveau sur dix...Tout en manifestant sa préoccupation pour la situation de grande précarité des viticulteurs, tout en s'inquiétant&amp;nbsp; du nombre des suicides... Après tout c'est son droit de penser cela. Mais est-ce que toutes SES  vérités sont bonnes à dire, dans un domaine où la subjectivité est reine ? Mais le pire, c'est finalement la réponse faite par nos représentants. Celle de dire que les beaujolais nouveaux sont des vins fragiles, qu'une fois la bouteille entamée, le vin s'oxyde et ne devrait plus être servi, que le vin doit être conservé dans de bonnes conditions... En gros, ce n'est pas nous, ce n'est pas notre vin, c'est la faute des restaurateurs. Formidable défense. Mais sont ils formés, ces représentants de la profession, à répondre intelligemment aux attaques des journalistes ? N'ont ils déjà pas entendu dire mille fois que le Beaujolais Nouveau c'est de la merde ? On ne leur demande pas de se livrer à des séances de coaching avec des professionnels de la communication comme le font les politiques avant les débats télévisés, mais il me semble qu'il y a un minimum. Ne pouvait il pas répondre à ce journaliste qu'on est pas obligé de partager son point de vue, que d'ailleurs les caves coopératives sont plus exigeantes sur la qualité du raisin, que l'âge moyen des vignes augmente, qu'elles produisent donc de meilleurs raisins en moindre quantité, que les vinifications sont mieux maitrisées, que l'époque des surchaptalisations est révolue, ou je ne sais quoi encore. En somme, avancer des arguments qui inciteraient nos meilleurs prescripteurs&amp;nbsp; auprès de la population lyonnaise que sont les restaurateurs à refaire confiance aux vins du Beaujolais plutôt que de leur faire porter le chapeau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le redressement de l'image du Beaujolais passera par une communication maitrisée, par la construction d'un argumentaire solide contre les attaques trop fréquentes que subissent encore nos vins. Nos représentants ont manifestement encore quelques progrès à faire en la matière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="384" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xg7gvf?width=480&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xg7gvf?width=480&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0" width="480" height="384" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xg7gvf_le-beaujolais-est-il-en-crise-y_news"&gt;Le Beaujolais est-il en crise ?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/LyonCapitale"&gt;LyonCapitale&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news" target="_self"&gt;Regardez les dernières vidéos d'actu.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8445825719685077043?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8445825719685077043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/le-beaujolais-est-il-en-crise.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8445825719685077043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8445825719685077043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/le-beaujolais-est-il-en-crise.html' title='Le Beaujolais est-il en crise ?'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-889996009553597313</id><published>2010-12-15T14:16:00.008+01:00</published><updated>2010-12-15T18:23:37.354+01:00</updated><title type='text'>gla gla</title><content type='html'>&amp;nbsp;Mais qu'est-ce que c'est que ce temps ? Rassurez-vous je ne vais pas vous saouler une fois de plus avec mes considérations philosophiques à deux balles sur le temps qui passe, le temps qui ne serait qu'une construction de l'esprit, le temps qui tisse les jours, le temps qui fait et défait les volontés de l'homme et ses aspirations. Non, je vous parle du temps qui fait dehors. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître parce qu'ils préfèrent rester au chaud à l'intérieur à jouer à la wii. Je les comprends un peu. Je voudrais pas casser le mythe, mais y'a des jours, le métier de vigneron, c'est d'un pénible. Au bout d'une demi-heure de sécateur, je me suis dit que c'était pas une vie, que même mon chien il avait envie de rentrer, qu'on est pas des bêtes quand même. C'est peut-être le réchauffement climatique, ça se traduit peut-être par une baisse des températures ? Mais qui va les tailler mes milliers de ceps, je vous pose la question, si ça caille comme ça tout l'hiver ? Un ancien me racontait l'autre jour qu'en 56 il avait fait tellement froid qu'ils n'avaient pas pu tailler avant le mois d'avril, qu'il y avait eu alors un monde dans les vignes, pire que sur le périph aux heures de pointe. Quoiqu'à mon avis il devait parler du périph dans les années 60, parce que maintenant ça devient vraiment n'importe quoi le périph, on se croirait dans le Beaujolais au moment des vendanges. Je sais pas si vous savez mais le Beaujolais accueille chaque année des dizaines de milliers de personnes pendant les vendanges, les machines elles devront nous passer sur le corps avant de passer sur nos ceps ! non mais.&amp;nbsp; En même temps, on a pas (encore) le droit. Un jour peut-être les machines remplaceront les vendangeurs et il ne nous restera plus qu'à vendre nos terres et partir en ville. (??)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;De chez moi, j'ai une vue dégagée sur les vignes du bas de Fleurie. Et bien, y'a des vignerons qu'il neige, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il les trois en même temps même, et bien ils y vont les gars, la capuche sur la tête, le corps penché sur le cep et ils taillent, ils taillent, ils taillent. (le "ils taillent" trois fois, c'est pas un copier/coller involontaire, c'est une figure de style pour bien insister sur le fait que quelque soit le temps, ben les gars ils taillent, ils taillent, ils taillent). Je dis chapeau. Moi, quand je sens plus mes doigts, tout à coup y'a un truc extraordinaire qui me vient à l'esprit et il faut absolument que je rentre pour le raconter sur le blog que si je l'écris pas de tout de suite je vais oublier et ça serait dommage pour vous. Et bien, tenez vous bien, figurez vous qu'hier soir on a mangé des pâtes de blé complet ! Dingue, non ? Les autres trucs que tu peux faire quand y pèle comme ça, c'est de trainer à la cave pour refaire les pleins des fûts des fois que depuis hier le niveau ait vachement baissé ou de regouter les vins pour voir si ça a évolué depuis hier parce qu'hier on était pas gâté non plus au niveau temps. Et bien à ce sujet, y'a quand même un truc marrant, c'est la façon dont le vin bouge avec le temps. Avec les temps devrais-je dire. Celui qui coule dans le sablier quand tu le retournes, et celui qui fait dehors. J'en fais régulièrement l'expérience avec toujours autant d'étonnement (combien de temps encore porterais-je sur le monde ce regard d'enfant émerveillé ? Au fait, le père Noël il existe ou pas alors ?). Bon je vais faire vite, le soleil est revenu. Je disais donc que force est de constater que le vent, la pression atmosphérique, la température ont une influence incroyable sur la manière dont goûtent les vins à la cave. Mais j'y reviendrai, pas le temps de développer, là le soleil brille à fond les ballons et j'ai un peu de boulot dehors et mon boulot c'est vigneron (enfin j'essaie) et pas blogueur. alors y faut que je taille, que je taille, que je taille et pas que trois fois ça serait trop beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-889996009553597313?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/889996009553597313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/gla-gla.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/889996009553597313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/889996009553597313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/12/gla-gla.html' title='gla gla'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8015153818220864360</id><published>2010-11-22T02:08:00.011+01:00</published><updated>2010-11-23T09:43:28.374+01:00</updated><title type='text'>Nous sommes tous des bouviers bernois</title><content type='html'>&amp;nbsp;Hier matin, visite d'un couple d'allemands qui tous les ans au moment des primeurs parcourt les routes du Beaujolais pour remplir le coffre de la voiture de Beaujolais Nouveau. Ça se traduit pas en allemand "le beaujolais nouveau, c'est de la merde" ? Y'a pas un Jean-Pier&amp;nbsp; Koff chez eux pour nous massacrer le goulot tous les ans ? Bien que le notre, depuis qu'il fait ses courses chez Leader Price, il est devenu gentil. Son cousin bosse peut-être chez Lidl ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'étais en train de faire des cartons quand ils sont entrés dans le local bouteille sans crier "GARE !!!!!" (j'ai jamais compris cette expression alors en allemand). On s'est serré la paluche "- bonjour" ,"- glutamate" j'ai répondu (j'ai fait un peu d'alemen à l'école), puis on a traversé la cour pour s'installer dans le caveau de dégustation (parce que chez moi le beaujolais nouveau, on le déguste). Monsieur parlait un français plus que correct (ouf !), Madame était moins à l'aise et quand ça devenait trop dur pour elle, devant la richesse du vocabulaire avec laquelle j'ai l'habitude de m'exprimer, son mari faisait l'interprète. Au fait, comment on dit "poireau" en allemand parce qu'avec Klaus on a pas trouvé ?&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je pose mes petites bouteilles sur le tonneau, banane en tête, qu'il attrape vigoureusement pour la présenter à sa femme. (??) Et il me dit un truc du style "bien cette bouteille banane, c'est une espèce de synthèse entre Magritte et Andy Warhol". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmi_Is02bI/AAAAAAAAAcA/pB4CO_4jFXk/s1600/ahlabananeaandy.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmi_Is02bI/AAAAAAAAAcA/pB4CO_4jFXk/s1600/ahlabananeaandy.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmiYw4PQsI/AAAAAAAAAb8/o2DLQ-yUlS0/s1600/labananeaandy.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmiYw4PQsI/AAAAAAAAAb8/o2DLQ-yUlS0/s1600/labananeaandy.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;J'ai compris que ce gars était pas venu là pour parler peinture. Pendant que j'ouvrais ma bouteille, je le voyais jeter un oeil au triptyque accroché au mur, de mon copain Bernard qui fait dans le dripping à la manière de Pollock, mais en mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmlYFwPz8I/AAAAAAAAAcE/HQN8JDng_sU/s1600/bao.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmlYFwPz8I/AAAAAAAAAcE/HQN8JDng_sU/s320/bao.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je sers les verres, il prend le sien, met le nez dedans en fermant les yeux, genre super concentré. Ca a duré comme ça plusieurs secondes et j'étais suspendu à ces lèvres allemandes. Alors, was is das ? Ça schmell gütt ? je pensai très fort. Et là y s'tourne vers sa femme et lui dit un truc en allemand et moi je dis ouais ouais et y s'retourne vers moi et y m'dit vous parlez allemand&amp;nbsp; et moi je lui réponds pas du tout pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? je lui demande (en français) et il me répond "très bien" "très bien" en opinant du chef. Moi qui ai toujours été un farouche défenseur de l'idée d'une unité franco allemande sur la gouvernance de la zone euro, ça m'a fait vachement plaisir. J'avais mis le crachoir au milieu du tonneau, mais ils en ont pas eu besoin. Après il m'a dit tout un paquet de trucs super bien sur mon vin, même que j'ai repensé à ce que me disait ma mère que faut pas croire mais que dans toutes les races y'en a des biens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je leur ai fait ensuite déguster mes vins du millésime 2009. Il a moyennement apprécié mon Fleurie futs de chêne. "j'aime pas trop le bois, je suis pas américain" y m'a dit, avec son accent, je m'en serais douté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;A chaque fois que je lui servais un verre, il sortait dehors pour mieux en apprécier les arômes. Ce gars là, je me suis dit à nouveau, il est pas venu là pour parler peinture et il a un bon anorak. J'ai même fini par lui demander si chez lui, il mangeait pas dehors pour mieux apprécier le vin qu'il buvait. Il a fait ah ah ah parce que ça l'a fait rigolé, après il a traduit à sa femme et elle a fait hi hi hi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Au bout d'un moment, il a fini par me lâcher que c'était un ami de Marcel Lapierre, que ça faisait genre trente ans qu'il trainait ses guêtres dans le Beaujolais. Direct, je lui ai proposé d'aller gouter les 2010 en cave, le genre de truc qu'il faut pas proposer à n'importe qui quand t'as fait n'importe quoi (mais non je l'ai pas dit). J'y suis allé franco, je lui ai fait gouter mes cuvées les plus "intéressantes" (j'aime bien ce mot, ça veut rien dire). Le moulin d'abord (et pourquoi pas?), que je trouve tellement bon en ce moment que l'autre jour j'ai eu envie de lancer un apéro Facebook "Rendez-vous aux Bachelards à Fleurie à 18H. J'ai un foudre de 41hectos de Moulin qui goûte de la mort. Venez nombreux ! (amenez votre verre et votre slip de bain, la saône est pas loin)". Klaus et sa femme ont apprécié mais j'avais jamais entendu ça, Klaus supporte mal le manganèse des moulin, ça le rend malade. Vous connaissiez vous, ça ? D'ailleurs l'après-midi, c'est drôle, nous avons eu la visite d'une géologue qui bosse au CNRS et on a parlé sol, mais j'y viens. Oui, j'y viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je lui ai fait ensuite goûter le foudre de fleurie du clos&amp;nbsp; où les arômes encore en bouton sont en train de s'épanouir (c'est beau hein ). Et bien Klaus, en fin dégustateur, il me l'a trouvé la violette, oui Monsieur. Il faisait des petits arrondis avec sa main à hauteur du visage , bouche ouverte, penchant la tête en arrière et moi je lui ai dit&amp;nbsp; "persistance ?", "oui, persistance ! il y a du vin la dedans!" qu'il m'a répondu lui qui savait manifestement ce qu'il faut dire aux vignerons pour leur mettre le cœur en joie. Bon j'arrête, y' a rien de plus qui m'énerve que les mecs qui passent leur temps à faire l'article de leurs vins. C'est d'ailleurs écrit avec une pointe HB, vous pouvez gommer sans problème si ça vous dérange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; On est retourné au caveau. Ils m'ont dit qu'ils voulaient plein de bananes, même qu'on a tous été déçus parce que je leur en avais réservé que 18, je savais pas que les allemands aimaient les bananes. On s'est resserré la paluche dans l'autre sens, je leur ai dit de m'appeler quand ils arriveraient en Allemagne pour nous dire qu'ils étaient bien arrivés, comme ma mère avec moi quand je pars de chez elle, il a bien rigolé mais j'ai pas entendu sa femme faire hi hi hi la portière était déjà refermée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Ils sont repartis, il devait être pas loin de 14 heures, même que j'ai mangé froid, c'est un comble en cette saison. Je m'apprêtais à faire ma sieste samedicale quand mon portable a sonné. C'était la dame du dessus (dans le texte, la géologue) qui voulait savoir si je pouvais la recevoir pour lui vendre du vin. J'ai fait une croix sur ma sieste parce que les affaires c'est les affaires. De toute façon, avec le boulot que j'ai en ce moment, je suis un peu stressé et je fais des cauchemars pendant la sieste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je descends, la dame était accompagnée d'un monsieur. Ils m'expliquent qu'il est d'Aix les Bains, qu'elle est d'Aix en Provence et qu'ils sont amateurs de Beaujolais-Villages. Je leur dis donc vous vous êtes rencontrés à Aix histoire de leur montrer que si ici on fait du bon vin, on est pas mal aussi niveau déconne. La dame avait à la main le spécial vins du Point, merci monsieur Dupont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est reparti pour le caveau. Beaujolais-Villages donc. Ils goûtent. Ils aiment. Fleurie. Ils goûtent. Ils aiment. (mais tu vas la fermer ta grande gueule de prétentieux !!). Puis on papote. Puis la dame me dit qu'elle est chercheur (chercheuse?) au CNRS. Géologue. Qu'elle bosse avec des vitis dans le sud, qu'elle travaille à la mise au point d'un engrais bio. Qu'elle peut me filer plein d'infos sur les sols, que je lui écrive, qu'elle encadre des étudiants en master de géologie et qu'elle peut peut-être m'aider dans ma compréhension de mes sols. Je lui parle du bouquin de Kermit Lynch, mes aventures sur la route des vins et cette histoire de groseilliers qui influençaient le gout du vin, qu'il s'en était rendu compte après que ceux là eurent été arrachés, que les vins du clos des bachelards sentaient la violette et que le sol était parsemé de pensées sauvages de la même famille botanique des violacées. Elle m'explique que les plantes par leur racines peuvent modifier la structure du sol dans lesquelles elles poussent, et que le sol à son tour influence les autres plantes telles la vigne, et qu'elle peut me donner des infos la dessus par mail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et bien moi, j'ai très envie de lui dire merci à monsieur Hasard pour ces belles rencontres de gens intéressants et sympathiques comme quoi dans toutes les races y en a des bons.&amp;nbsp; Ah ah ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hi hi hi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8015153818220864360?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8015153818220864360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/nous-sommes-tous-des-bouviers-bernois.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8015153818220864360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8015153818220864360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/nous-sommes-tous-des-bouviers-bernois.html' title='Nous sommes tous des bouviers bernois'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOmi_Is02bI/AAAAAAAAAcA/pB4CO_4jFXk/s72-c/ahlabananeaandy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1765167757997994441</id><published>2010-11-20T09:37:00.013+01:00</published><updated>2010-11-21T22:26:23.768+01:00</updated><title type='text'>j'irai cracher sur vos tombes</title><content type='html'>&amp;nbsp;Ça y est, le Beaujolais Nouveau a été arrivé, on va pouvoir parler d'autres choses. C'est bien pour certains qui vont pouvoir commencer à se détendre. A lire leurs diatribes sur le net à propos de ce vin&amp;nbsp; pourtant si délicieux, (je parle du mien, les autres sont dégueulasses), je m'inquiétais un peu pour leur santé. C'est vrai, c'est pas bon de s'énerver comme ça, c'est un coup à faire de l'hypertension. Y manquerait plus que le beaujolais nouveau soit à l'origine d'une épidémie de crises cardiaques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Avec internet, chacun peut désormais exprimer son point de vue sur tout  et n'importe quoi. Ces millions de commentaires journaliers constituent pour les  chercheurs en science humaine une matière d'une richesse inégalée à la compréhension de la nature humaine.  Quand ils auront fini de démêler tout ça, j'ai quand même bien peur  qu'on soit un peu déçu par le résultat de leurs analyses. En attendant qu'est-ce  qu'on peut perdre comme temps à lire comme conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est marrant d'ailleurs cette haine que suscite ce breuvage pourtant si agréable à boire (je parle du mien).&amp;nbsp; Pourquoi ce vin cristallise t-il à ce point toutes les crispations ? Parce qu'on y met du sucre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pourquoi ce torrent d'insanités déversé par des hordes teigneuses que le parfum exubérant du Beaujolais nouveau semble exciter comme le sang le squale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, on trouve quand même quelques défenseurs de la cause (qui a dit perdue?), pour le côté festif de la chose, l'occasion unique qu'elle nous donne de célébrer le vin, même s'il est pas au top (sauf le mien), qu'elle offre de ressortir les accordéons et le costume folklorique du grand-père des placards (quand je pense à toutes ces robes de mariées qui pourrissent dans les armoires, bouffées par les mites, ça me met hors de moi !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOeHJ-CTmeI/AAAAAAAAAb4/Ki0mw71EmOY/s1600/fete-du-beaujolais-a-lyon.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOeHJ-CTmeI/AAAAAAAAAb4/Ki0mw71EmOY/s320/fete-du-beaujolais-a-lyon.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le problème c'est que nos défenseurs, après avoir pris le risque insensé de défendre le beaujolais nouveau et les vignerons qui le font (chérie, viens voir, on parle de nous!), terminent parfois par un truc du style ; "Alors oui, je vous le dis, le beaujolais nouveau, c'est pas QUE de la merde !" et de continuer en citant des milliers, non, des centaines, non, des dizaines alors ?, non plus, mais deux ou trois viticulteurs qui font EUX de super primeurs, allez, quatre, pour ceux dont l'amour du beaujolais nouveau frise l'idolâtrie (excuse Chérie, on parle pas de nous, tu peux retourner dans la cuisine). Genre exception qui confirme la règle en gros, et à part machin (Monsieur Machin) et truc (Monsieur Truc), qui peuvent continuer à faire du bojo nouvo, les autres dehors, allez planter des bananes le long de la Saône (vive le réchauffement climatique). C'est que ça va finir par devenir très pointu ce machin. "- Bonjour, je viens à la soirée privée Beaujolais Nouveau. - C'est la petite salle au fond du couloir à gauche". Heureusement qu'il y a&amp;nbsp; la RVF pour soutenir le beaujolais nouveau (le gros du bataillon je veux dire), d'ailleurs ça serait bien d'aller mettre un commentaire sur leur site pour réconforter les dégustateurs parce qu'ils ont l'air d'en avoir bavé avec le 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sinon, moi, j'ai eu quelques retours sur mon bojo, du genre "Génial, on dirait pas du Beaujolais nouveau !" et j'ai répondu "merci pour le compliment !" parce que ça m'a fait plaisir, ou "je suis déçu, on dirait pas du Beaujolais Nouveau." et j'ai répondu "merci pour le compliment !" parce que ça m'a fait plaisir, mais pas de la même façon, si vous voyez ce que je veux dire (parce que moi je vois pas), tout en étant un peu embêté quand même d'avoir perturbé mon interlocuteur dans l'idée qu'il se fait du Beaujolais Nouveau. Mais comme en général, on ajoute "mais c'est bien quand même", ça me soulage et ça me fait vraiment plaisir, mais un plaisir un peu complexe que je suis incapable de décrire, si vous voyez ce que je veux dire, parce que moi je vois pas. En gros, je sais plus très bien quoi penser de tout ça, qu'on a peut-être un peu forcé le trait et c'est vrai qu'on peut s'interroger sur l'opportunité du rouge à lèvres sur une bouche naturellement pulpeuse. Mais si l'emphase avec laquelle Malraux&amp;nbsp; déclamait ses textes nous fait aujourd'hui sourire, faut il pour autant reconsidérer le génie de son œuvre ?&amp;nbsp; Malraux et le bojo,&amp;nbsp; même combat ! Comme l'amour qui est enfant de bohème, faut il pour autant crier au loup et demander sa reconduite à la frontière ? Comme quoi tout sujet mérite une vraie réflexion et toute réflexion mérite surtout un vrai sujet, si vous voyez ce que je veux dire, parce que moi je vois pour le coup. Bon, je vous laisse, j'ai plein de cartons à préparer et malheureusement ça va pas se faire tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=53173599&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=53173599&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="dz_ref" style="font: 9px Arial;"&gt;Découvrez la playlist &lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/playlist/galliano-53173599" target="_blank"&gt;galliano&lt;/a&gt; avec &lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/richard-galliano" target="_blank"&gt;Richard Galliano&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1765167757997994441?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1765167757997994441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/jirai-crache-sur-vos-tombes.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1765167757997994441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1765167757997994441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/jirai-crache-sur-vos-tombes.html' title='j&apos;irai cracher sur vos tombes'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TOeHJ-CTmeI/AAAAAAAAAb4/Ki0mw71EmOY/s72-c/fete-du-beaujolais-a-lyon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8504959147837921193</id><published>2010-11-14T09:40:00.020+01:00</published><updated>2010-11-15T09:09:17.909+01:00</updated><title type='text'>Le petit Beaujolais Nouveau</title><content type='html'>&amp;nbsp;Voilà, mes bouteilles sont dans leurs cartons. Avant de me lancer sur les routes pour un long périple de livraison, je voulais remercier ceux qui m'ont permis de réaliser mon premier Beaujolais Nouveau. Mes amis pour leur aide dans les vignes et à la cave, ma famille pour son soutien indéfectible, les cavistes et les restaurateurs qui ont décidé de me faire confiance, et surtout un homme extraordinaire sans qui rien de tout cela n'eut été possible, mon embouteilleur. Parce que c'est quand même plus pratique quand il est en bouteille le vin. Je voulais remercier également le groupe Saint Gobain et après j'arrête parce qu'on n'est pas aux césars, pour sa nouvelle bouteille ECOVA plus légère donc plus écologique mais plus chère mais plus légère donc plus écologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Tiens, en parlant de césars, je suis allé au cinéma avant hier voir les petits mouchoirs. J'ai cru que c'était un film pour adultes sur les plaisirs solitaires, avec un titre un peu subtil, genre gorges profondes ou on a sauté sur Saïgon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat des courses, plus de 2 heures sans voir le moindre sein, la moindre fesse. Moi si j'avais du choisir un titre pour ce film, j'aurais proposé "des rires, des larmes, des baillements et des huitres", au moins ça donne une idée plus claire de ce que tu vas voir. Des rires, parce que c'est vrai que parfois on rie. Une bonne série de gags et de dialogues plutôt drôles qui mis bout à bout aurait permis à ce&amp;nbsp; film de concourir pour la meilleure bande annonce au prochain festival de Cannes. Des larmes, parce qu'à force de voir les acteurs chialer, tu fais pareil. On appelle ça l'empathie, une disposition que d'après l'éthologue &lt;a href="http://www.liberation.fr/livres/0101623738-l-empathie-caracterise-tous-les-mammiferes"&gt;Frans de Waal&lt;/a&gt;, on partage avec les grands singes, mais en moins développée. Enfin au moins tu&amp;nbsp; te dis que t'as quand même bien fait prendre des Kleenex. Des bâillements, parce qu'on y baille beaucoup et pour le coup, c'est pas parce que tu vois les autres bailler, tout le monde est dans le noir, mais parce que ce film a pas mal de longueurs. Des huitres enfin, parce que ça se passe dans le bassin d'Arcachon , même qu'un des copains de la bande est huitrier et à la fin d'ailleurs, c'est lui qui fait le marchand de sable pour dire que le film est fini et qu'y faut aller se coucher (mais je vous raconte pas tout, allez le voir, c'est géééniaaaal (prenez une lampe torche et un bon bouquin quand même)).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Peut-être avez vous vu ce film et vous me trouvez dur dans mes critiques. Mais vous croyez que je suis insensible aux attaques récurrentes que subit le Beaujolais Nouveau peut-être ?&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, je dois y aller, je vais profiter de quelques rares rayons de&amp;nbsp; soleil en cette saison pour terminer le labour de mon clos. Il faut que j'arrive à "casser" un peu l'herbe avant l'hiver, sinon au printemps prochain, ça risque d'être très difficile de s'en débarrasser. A demain pour la critique du saigneur des anaux, un film très bien parait-il.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TN-hHeKztPI/AAAAAAAAAbw/v1t_Seht-S0/s1600/CIMG5058.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TN-hHeKztPI/AAAAAAAAAbw/v1t_Seht-S0/s320/CIMG5058.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8504959147837921193?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8504959147837921193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/le-petit-beaujolais-nouveau.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8504959147837921193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8504959147837921193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/le-petit-beaujolais-nouveau.html' title='Le petit Beaujolais Nouveau'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TN-hHeKztPI/AAAAAAAAAbw/v1t_Seht-S0/s72-c/CIMG5058.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-9083303197888631937</id><published>2010-11-07T18:37:00.003+01:00</published><updated>2010-11-07T21:20:58.381+01:00</updated><title type='text'>seul le silence est grand,  tout le reste est faiblesse</title><content type='html'>&amp;nbsp;Je ne&amp;nbsp; réponds quasiment jamais aux commentaires qu'on me laisse sur le blog. En fait, je supporte mal qu'on me coupe la parole, même quand j'ai fini de parler. Le silence qui succède à la musique de Mozart n'est-il pas de Mozart ?&amp;nbsp; Alors,à quoi bon ces commentaires où on parfois l'impression d'enchainer direct sur le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Quand je vois l'énergie que je déploie à tenter d'éveiller les consciences aux dangers du nucléaire, à la menace que représentent les ogm, à la catastrophe écologique dont l'agriculture intensive est responsable, et qu'on me retourne en commentaire "Bravo Lilian pour tes prises de position. Si tu passes dans le coin, n'hésite pas à t'arrêter, j' t'emmènerais dans un resto super sympa où y font les meilleures frites du monde !! :-))", y'a de quoi faire une déprime, même si j'adore les frites, bios, bien sûr, parce que j'ai des convictions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En fait je mens. (T'aimes pas les frites ? Mais si j'aime les frites, j'te parle pas de ça, t'es con ou quoi?!) Si je ne réponds pas aux commentaires, ce n'est pas que je les trouve inintéressants. Je me dis même que c'est une chance d'avoir un blog commenté par des collègues vignerons et autres soulographes,&amp;nbsp; parce que, y'a pas à dire, quand t'as l'habitude de vivre avec trois grammes dans le sang, t'es quand même plus intéressant que celui qui est à jeun en permanence, je sais pas d'ailleurs si c'est l'histoire de l'œuf ou de la poule, faudrait y réfléchir. Non, si je réponds pas aux commentaires, c'est  parce que je veux devenir numéro un au &lt;a href="http://www.wikio.fr/blogs/top/vin"&gt;classement wikio des meilleurs blogs du vin&lt;/a&gt;, ce serait une sorte de consécration de mon travail de vigneron (??), parce que je crois que pour les médailles dans les concours, ou la double page dans la RVF, c'est mal barré, eu égard que pour le soufre dans les vins, je sais pas trop ce que je dois faire, qu'est-ce vous en pensez vous au fait ? Mais c'est quoi le rapport avec les commentaires, vous vous dites, alors que c'est à moi qu'il faut poser la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En fait, y'a un truc que j'ai remarqué me concernant, c'est que quand je mets un commentaire sur un blog, j'aime bien y retourner jusqu'à ce que le blogueur me réponde à son tour un truc du genre "Lilian, entièrement d'accord avec toi. Sinon, le steack, à la maison la dernière fois, tu l'a trouvé comment ?". Alors moi, je réponds par un nouveau commentaire du style "saignant :-))" ou&amp;nbsp; "par hasard, sous une frite :-))", parce que chez les soiffards, en plus d'être intelligents, on adore la déconne&amp;nbsp; :-). Mais s'il me répond pas tout de suite, je vais sur son blog cinq fois, dix fois, attendant fébrilement sa réponse et le smiley derrière, tout en sachant que ça gonfle à mort ses stats de visite, et que ça me bouffe des points pour le classement wikio, mais je peux pas m'en empêcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est pour ça, comme je suis un être normalement constitué, je me dis que tous les blogueurs doivent&amp;nbsp; fonctionner comme moi. Et qu'en ne répondant pas à leurs commentaires, j'allais faire exploser mes compteurs ! :-))&amp;nbsp; Au début, j'avais même pensé modérer. Comme ça ils viennent en deux vagues successives ; la première pour verifier si t'as accepté la publication de leur prose, la deuxième pour attendre ta réponse. Mais moderer, c'est refusé le droit d'expression à tous, et ça, tu vois, je peux pas, je milite trop souvent pour la démocratie sur ce blog que ce serait aller trop à l'encontre de mes convictions, même si maintenant y'a Facebook pour que chacun s'exprime librement et dise qu'il a froid aux pieds ou qu'il a un morceau de poulet coincé entre deux dents, bio le poulet bien sûr, parce qu'on a des convictions, mais quand même, j'peux pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Donc je ne réponds pas et mes stats grimpent. Le problème, c'est qu'au bout d'un moment, quand on répond pas à tes commentaires, tu finis par te dire mais qu'est-ce que c'est que ce connard prétentieux qui daigne même pas répondre, il en a rien à foutre ou quoi de ce que je lui raconte ? Allez, dégage avec ton blog minable ! Résultat, t'as perdu un lecteur et une place dans le classement wikio. Bon, y'a bien des exceptions comme &lt;a href="http://lisson.over-blog.com/"&gt;Iris&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://cotes-de-la-moliere.com/mon-blog/"&gt;Isabelle&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.vindicateur.fr/journal.php"&gt;Antonin&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.bourgogne-live.com/"&gt;François &lt;/a&gt;de Bourgogne Live qui mettent des commentaires partout sur tous les blogs et qui doivent plus très bien savoir si on y a répondu. Gamins, y devait y avoir un bordel dans leurs chambres. Y' a Laurentg aussi qu'est bien si tu sais pas quoi ouvrir comme bouteille le soir pour aller avec ton bolino. Mais comment faire pour les autres ? J'ai trouvé la parade, je vous la donne, vous serez gentil de ne pas trop en abuser. De temps en temps, genre une fois par mois, histoire que ça gonfle pas trop ses propres stats quand même, tu vas sur le blog de l'intéressé et tu lui laisses un commentaire à ton tour genre "Bravo ! Formidable ! Magnifique billet ! Je suis entièrement d'accord avec toi" et vous voila rabibochés pour un mois. Sans compter que tu peux mettre un lien vers ton blog perso au passage dans ton commentaire, c'est vraiment tout bénéf. Tout ça, ça parait rien, mais ça m'a permis de faire une entrée remarquée dans le top 20 des blogs du vin en octobre et d'être classé 13ième aujourd'hui. Alors les BL, &lt;a href="http://www.leblogdolif.com/"&gt;Olif&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.sommelier-vins.com/"&gt;Delmas&lt;/a&gt; peuvent commencer à chier dans leurs frocs, j'arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sinon, on fait la mise en bouteilles de notre beaujolais nouveau demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNbfLLaC_vI/AAAAAAAAAbo/epN0OQSOOEU/s1600/nouvo10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNbfLLaC_vI/AAAAAAAAAbo/epN0OQSOOEU/s320/nouvo10.jpg" width="305" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J'ai encore quelques bouteilles qui cherchent preneur. Si cela vous  intéresse, vous pouvez me laisser un commentaire, je me ferais un  plaisir d'y répondre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-9083303197888631937?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/9083303197888631937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/seul-le-silence-est-grand-tout-le-reste.html#comment-form' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/9083303197888631937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/9083303197888631937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/seul-le-silence-est-grand-tout-le-reste.html' title='seul le silence est grand,  tout le reste est faiblesse'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNbfLLaC_vI/AAAAAAAAAbo/epN0OQSOOEU/s72-c/nouvo10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1688518868850897365</id><published>2010-11-05T00:10:00.031+01:00</published><updated>2010-11-05T01:04:38.094+01:00</updated><title type='text'>Ne jetez pas la pierre à la femme adultère</title><content type='html'>&amp;nbsp; La question sulfureuse de l'intérêt du soufre dans les vins est un sujet sur lequel les amateurs de vin adorent se crêper le chignon.&amp;nbsp; Comme je suis pour la paix des ménages, j'ai décidé d'en remettre une couche en donnant à mon tour mon avis là-dessus, éclairé, il va sans dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Par les temps qui courent, on prend moins de risque de se faire taguer la vitrine de son blog, en affirmant que le soufre est une saloperie dont les vignerons devraient pouvoir se passer plutôt que le contraire, le "va donc, eh chimiste" étant en passe de devenir aussi populaire que le fameux "casse toi pauv con". D'ailleurs quand on lit les blogs de vignerons,&amp;nbsp; à  quelques exceptions près, on a l'impression que toute la viticulture  française est passée au bio et que l'ensemble des vignerons refuse à la cave l'emploi de la chimie (berk, rien que d'écrire le mot, j'en ai des boutons plein l'ordinateur). On nous aurait menti&amp;nbsp; alors ? Non, rassurez vous ! La  viticulture conventionnelle et les vins sulfités continuent d'exister ! Ouf !!  (??)&amp;nbsp; C'est juste que les vitis conventionnels communiquent moins, c'est tout. En même temps, j'imagine un blog où on pourrait lire "aujourd'hui, désherbage chimique de printemps; passage de 2,5 litres hectare de roundup sur sept hectares au programme."&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; Pas très glamour quand même. C'est vrai que c'est un peu plus facile de communiquer sur tes pratiques, quand tu fais partie, comme moi, du monde des gentils qui aiment la planète et la respectent autant qu'ils aiment leurs frères humains et respectent leur santé. D'ailleurs toi qui me lis, tu ne peux pas imaginer combien je t'aime. (tu permets que je te tutoies ? Qu'est-ce que tu fais demain soir ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Alors si le discours, "je bois des vins sans soufre, j'en suis fier et je t'emmerde" peut encore en agacer certains, il faut bien dire que le "je t'emmerde" à quand même moins de charme que jadis. Il y a d'ailleurs un truc que j'ai remarqué à ce sujet lundi soir en regardant des chiffres et des lettres chez ma mère c'est que jadis et radis ça s'écrit presque pareil. Et aussi que sodomies, ça fait, mine de rien, un mot long de huit lettres, ce dont je ne m'étais jamais rendu compte avant qu'Arielle, l'experte lettres de l'émission,&amp;nbsp; ne le fasse remarquer aux téléspectateurs, tout en signalant au passage que la sodomie elle était pas spécialement adepte, c'est vrai que le sujet peut faire débat aussi (je vous conseille de pas rater le zapping cette semaine, je pense que ce grand moment de télévision ne leur aura pas échappé, vous verrez, c'est collector.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'en étais où ? Ah oui, je parlais des biens pensants qui boivent des idées. Il est donc temps pour moi, dans la mission d'information des masses que Dieu m'a confiée à travers l'écriture de ce blog d'entrer dans le vif du sujet, après cette longue mais nécessaire introduction, même si ça se discute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'abord pour prouver mon impartialité, prérequis indispensable à&amp;nbsp; un examen non partisan de la question des vins sans sulfite , je vous informe que j'ai toujours refusé d'appartenir à aucun clan, sauf au clan de ceux qui ne veulent appartenir à aucun clan. Donc, je ne fais pas partie du club des amoureux des vins sans sulfite, je ne fais pas non plus partie de l'amicale de la boule lyonnaise de Fleurie. Par contre, je m'interroge régulièrement sur l'opportunité d'une adhésion au club des amoureux des vins avec sulfite.&amp;nbsp; Je ne fais pas mon coming out, rassurez vous. J'essaie juste de vous prouver que je suis objectif, en prenant, d'abord le parti des méchants. J'endosserai plus tard le costume du gentil, genre thèse antithèse, où tu passes deux plombes à prouver par A + B quelque chose pour ensuite passer à nouveau deux plombes de plus à prouver le contraire pour terminer enfin par faire la synthèse de tout ça où en gros tu finis par dire que tu sais plus trop, mais attention, de manière argumentée. Et ben moi, je vous le dis; la dialectique inhérente à l'examen philosophique de toute chose, telle qu'on nous l'enseigne à l'école depuis toujours, a fait de nous une civilisation de couilles molles. Et j'en finis même par penser que c'est pas plus mal que la philo ait une coefficient minable au bac, sinon on aurait à la tête de notre nation une bande d'incompétents incapables de prendre les décisions indispensables au bienêtre des citoyens. (??) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Allez, d'abord la thèse :&lt;br /&gt;- Les vignerons ne sont pas tous des êtres pervers qui mettent du sulfite dans leurs vins pour le plaisir d'emmerder les asthmatiques et les gens intolérants à l'aspirine.&lt;br /&gt;- Les vignerons ne mettent pas non plus du sulfite dans leurs vins pour vous donner mal à la tête ou&amp;nbsp; vous filer la niflette le lendemain d'un repas bien arrosé avec du mauvais vin trop  sulfité (mais non je l'ai pas dit).&lt;br /&gt;- Alors pourquoi ils mettent du sulfite alors ? Parce que le sulfite est un outil qui facilite le travail du vigneron. D'abord lors de la phase de vinification, ce que l'on a tendance parfois à passer sous silence. La transformation du jus de raisin en vin nécessite deux phases ; la fermentation alcoolique (la FA) assurée par les levures, qui transforme les sucres du raisin en alcool, puis la fermentation malolactique (la FML) assurée par les bactéries lactiques&amp;nbsp; qui transforme l'acide malique en acide lactique, pour la faire simple.&amp;nbsp; Un peu comme les kiss cool en gros.(je schématise pour ceux qui seraient en train de lire tout ça après une recherche du  style "prix de revient du carambar" sur Google, comme j'ai pu le  constater cette semaine à la lecture de mes stats de visite (n'importe  quoi les algorithmes chez Google)). Le problème, c'est que parfois les bactéries s'activent un peu trop tôt, qu'elles terminent la FML avant la fin de la FA et métabolisent les sucres résiduels. Et là, pa, parfois pata et dans les cas extrêmes, patatras. Le vin présente un caractère aigre doux plus ou moins marqué que les pros appellent la piqure lactique se traduisant en terme analytique par une montée de l'acidité volatile du vin. Y'a des gens que ça pertube pas trop, voire qui apprécient, d'autres, dont les dégustateurs qui délivrent les agréments de mise sur marché des vins, exemple pris au hasard, qui apprécient moins. Et bien les bactéries sont plus sensibles au sulfite que les levures. Nombre de vignerons sulfitent donc les raisins à l'encuvage, mettant en "sommeil" les bactéries, permettant à la FA de se dérouler plus sereinement. Parfois, cela à une conséquence néfaste, c'est que la FML tarde à se déclencher, obligeant parfois à chauffer les vins autour de 18-20° afin de créer une ambiance favorable à la malo, parfois à ensemencer le milieu en bactéries lactiques du commerce, parfois à attendre le printemps prochain que les FML se déclenchent naturellement avec le réveil de la nature et la montée des température. Mais en minimisant les risques de piqure lactique, le sulfite à l'encuvage peut permettre d'éviter de devoir dans un deuxième temps appliquer des remèdes de cheval pour retomber sur un vin "marchand". Le sulfite a d'autres propriétés intéressantes pour le vinificateur. Il facilite l'élevage et la conservation du vin après la mise en bouteille de part ses propriétés antioxydantes et aseptisantes évitant le développement de bactéries ou la prolifération de levures de type brettanomyces qui ont pour particularité de donner aux vins des odeurs pas très sexys, du style odeur d'écurie, bien que on se demande bien à notre époque qui est encore capable de savoir ce que sent réellement l'écurie, à part les cheiks arabes qui boivent rarement du vin en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ajoutons que le sulfite n'est pas un allergène, mais est "seulement" responsable de réactions d'intolérance à ce produit, parfois désagréables mais non responsable de modification physiologique durable de notre organisme, par la production d'anticorps par exemple. Enfin, on diabolise le sulfite présent dans le vin, en oubliant que le sulfite est présent dans beaucoup d'autres aliments. Ce sont les E22 quelque chose que l'on peut trouver dans la "composition" des fruits secs, de la moutarde, des poissons, des yaourts aux fruits... Il est même vaporisé sur les étals de poissons pour limiter les risques d'altération. Alors, on veut bien porter le chapeau mais bon, ça va cinq minutes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antithèse(pour ceux qui n'ont pas encore bousillé leur écran de colère):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ben le contraire en gros. Qu'en simplifiant avec le sulfite le travail de vinif, t'as des chances de simplifier aussi le goût de ton vin. Que le sulfite n'est pas hypra sélectif dans son action, qu'il inhibe des trucs pas franchement  intéressants certes, genre brettanomyces, mais qu'il peut aussi inhiber  au passage des trucs qui ajoutent à la complexité aromatique du vin et  que ça, ça pose un peu question à celui qui veut toucher au Nirvana en  buvant du jaja. Attention, quand même à l'overdose (Kurt, on t'oubliera  jamais).&lt;br /&gt;Et puis aussi que le sulfite peut entrainer parfois des gouts de réduction, style œuf pourri, ou serpillière mouillée, pas très agréable, sauf pour ceux qui aiment les œufs pourris ou les serpillières mouillées, je pense aux femmes notamment pour les serpillières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Synthèse : faites la vous-même, moi je vais me coucher, je suis pas une couille molle. et puis , si vous avez des trucs à ajouter, vous pouvez y aller, les commentaires c'est fait pour ça, sans compter que ça défoule. Enfin, je dirais juste quand même avant de vous laisser que cette histoire de sulfite c'est un peu pour noyer le poisson qui cache la forêt, que je trouve cette dichotomie entre les vins sulfités et les non sulfités limite burlesque, en gros très réductrice. aussi que les œnologues ont beau pondre des bouquins avec des tas de formules dans tous les sens pour expliquer les réactions chimiques qui se passent dans le vin, on trouve rarement de l'info accessible au vigneron de base, qui de surcroit est rarement docteur en chimie, sur les actions à réaliser sur les vins pour limiter les risques d'altération et que bien souvent à part vous préconisez de mettre du sulfite et de levurer pour éviter les déviances, on vous conseille pas grand chose et qu'il faut être sacrément téméraire et aguerri pour passer outre ses consignes, en gros les vins zéro sulfite ça peut être top mais que c'est quand même pas à la portée du premier branleur de vigneron venu et je ne me cite personne. Bonne nuit les petits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1688518868850897365?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1688518868850897365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/ne-jetez-pas-la-pierre-la-femme.html#comment-form' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1688518868850897365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1688518868850897365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/ne-jetez-pas-la-pierre-la-femme.html' title='Ne jetez pas la pierre à la femme adultère'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7123607106334109236</id><published>2010-11-03T23:31:00.013+01:00</published><updated>2010-11-04T00:28:54.290+01:00</updated><title type='text'>Avec Carrefour  je positive, mais un peu moins</title><content type='html'>En feuilletant Telerama chez des amis ce week-end, je suis tombé sur une pub carrefour qui m'a laissé dubitatif. En plein milieu d'un article sur le développement des écoquartiers (l'habitat "vert"), on pouvait voir cela :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNGGq3ayvOI/AAAAAAAAAbg/FCIv2arLjMM/s1600/carrefour-sans-ogm.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNGGq3ayvOI/AAAAAAAAAbg/FCIv2arLjMM/s400/carrefour-sans-ogm.jpg" width="313" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et puis, deux pages plus loin, toujours dans le même article, la même pub,&amp;nbsp; page entière,&amp;nbsp; version bidoche cette fois, avec une cotelette à la place du poisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'ai pompé un texte sur le site du journal du Dimanche qui explique en substance le projet du groupe Carrefour&amp;nbsp; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;" Le groupe de grande distribution Carrefour a choisi d'estampiller  300&amp;nbsp;produits de sa propre marque «&amp;nbsp;nourri sans OGM&amp;nbsp;», en réponse au  souhait des consommateurs de savoir comment le bétail est nourri, a  annoncé le directeur exécutif de Carrefour France au &lt;i&gt;Journal du dimanche&lt;/i&gt; (JDD).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le nouveau logo, vert et rond, «&amp;nbsp;nourri sans OGM&amp;nbsp;», fera son apparition mardi sur quelque 300&amp;nbsp;produits (veau, œufs...).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le groupe rappelle qu'il a développé en 1998, «&amp;nbsp;par principe de  précaution&amp;nbsp;», une filière d'alimentation animale sans OGM, qui regroupe  3.000&amp;nbsp;producteurs, éleveurs et industriels de l'agroalimentaire. Les  produits étiquetés sont garantis sans OGM à 99,1&amp;nbsp;%, «&amp;nbsp;ce qui correspond  au seuil communément admis&amp;nbsp;», selon James McCann. Carrefour voudrait  étendre la démarche aux produits laitiers, ajoute-t-il.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Aujourd'hui, pour être certains de consommer des produits issus  d'animaux nourris sans OGM, les consommateurs n'ont d'autre choix que  les produits bio&amp;nbsp;», a rappelé Arnaud Apoteker, chargé de la campagne OGM  de Greenpeace.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon. Qu'est-ce que ça inspire à mon cerveau&amp;nbsp; de producteur bio tout ça ? D'abord, qu'on va donner aux clients de Carrefour plus de "lisibilité" sur les produits alimentaires. Objectivement, c'est plutôt une bonne nouvelle. WWF et Greenpeace s'en félicitent d'ailleurs. Maintenant, on peut quand même dire que si chez Carrefour on positive, là, on a tendance à un peu trop positiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'abord parce que Carrefour ne fait à priori qu'anticiper la promulgation d'un décret sur l'étiquetage  des produits non modifiés génétiquement, actuellement en cours d'examen par le  Haut-Conseil des biotechnologies. En prenant un peu d'avance sur cette loi, l'enseigne se fait un sacré coup de pub. Sachant bien sûr que l'écrasante majorité des français refusent les OGM dans leur alimentation (ils ont quand même fait des sondages chez Carrefour pour s'en assurer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ensuite, c'est pas moi qui le dit, c'est le chargé de comm de Greenpeace, monsieur Apoteker (un pharmacien ?), ces produits non ogm sont présentés comme une alternative aux produits bios, car en effet comme le dit ce charmant monsieur, "&lt;i&gt;aujourd'hui, pour être certains de consommer des produits issus  d'animaux nourris sans OGM, les consommateurs n'ont d'autre choix que  les produits bio&amp;nbsp;».&amp;nbsp; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et là ben je sais pas, mais le producteur bio moyen que je suis, il en éprouve comme une sorte de gène, non modifiable celle la pour le coup. Pourquoi faudrait il présenter une "alternative" aux produits bios ? Ce genre de propos venant de la bouche de quelqu'un de chez Greenpeace, ça m'irrite un peu. Pas au point de remettre à flot le rainbow warrior pour pouvoir le faire couler à nouveau, mais au point quand même d'avoir envie d'exprimer mon ressentiment sur ce blog. Y'a des organisations comme Greenpeace qui militent pour la démocratie et que pour que chacun puisse s'exprimer librement, alors je vois pas pourquoi j'en profiterais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Alors c'est quoi cette histoire d'alternative qu'il faudrait offrir aux produits bios ? On aurait besoin d'une troisième voie entre les vilains produits de l'industrie agro-alimentaire plein de pesticides et les produits bios ?&amp;nbsp; Pourquoi cela ? Pour offrir aux consommateurs au pouvoir d'achat en berne des produits de bonne qualité mais meilleur marché que les produits bios, voilà le message que Carrefour et Greenpeace veulent nous fait passer ? Des produits pas bios, mais presque. D'ailleurs le logo d'identification de ces produits est presque vert, si c'est pas une preuve que ces produits sont presque bios je sais pas ce qu'il vous faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNHHF2bqbqI/AAAAAAAAAbk/0_Bf1blAAK4/s1600/carroufogm.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNHHF2bqbqI/AAAAAAAAAbk/0_Bf1blAAK4/s1600/carroufogm.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Ceux qui viennent de passer en deux temps trois mouvements de l'ère du travailler plus pour gagner plus à l'ère du travailler plus pour cotiser plus devraient y trouver leur compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Parce que chez Carrefour, ils sont comme ça, ils ont le cœur sur la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Enfin c'est surtout que comme ça, ils peuvent garder la main sur le portefeuille aussi, il faudrait quand même pas l'oublier. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles la bio a mis tant d'années à se développer. Le prix de revient des produits bios est plus élevé que ceux issus de l'agriculture intensive, tout le monde le sait. Comment offrir aux consommateurs des Carrefour et autre Auchan des produits bios au même prix que ceux auxquels on les a habitué sans rogner la marge confortable du distributeur ? Sujet bien délicat auquel les grandes enseignes ne trouvent malheureusement pas le temps de réfléchir... Autre point délicat, la part du budget que l'on consacre à l'alimentation est passée de 25% il y a quarante cinq ans à&amp;nbsp; 12% en moyenne aujourd'hui. Si on acceptait de revenir aux équilibres d'après-guerre, tout le monde pourrait manger bio ! Mais je fais comment pour payer mon abonnement internet, je vous pose la question ? Et mon abonnement à Télérama ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Biocoop qui n'a pas la puissance de communication des leaders de la grande distrib s'est émue de cette nouvelle campagne de comm de Carrefour, en mettant en avant que chez eux ils n'avaient pas attendu le 25 octobre 2010 pour étiqueter 300 produits "nourris sans OGM" (sur les dizaines de milliers dispos à la vente chez Carrefour ?!). Chez Biocoop, tous les produits proposés étant issus de l'agriculture bio, ils sont de fait sans OGM.&amp;nbsp; La production bio fait par ailleurs l'objet de contrôle par des organismes indépendants comme Ecocert. Qui va vérifier la garantie d'une nourriture non OGM pour les filières d'approvisionnement de Carrefour ? La question est bonne, je me remercie de vous l'avoir posé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;On ajoutera que des enseignes spécialisées comme Biocoop ou La vie claire, pour encourager le développement de l'agriculture biologique, présentent à leurs clients des produits issus d'exploitation en conversion, quand les grandes enseignes de la distribution traditionnelle se désintéressent de ces produits, le logo AB, la "marque" des produits bios aux yeux des consommateurs moyens ne pouvant y être apposé par le producteur qu'à l'issue de cette période de conversion qui peut durer quatre ans pour les cultures pérennes comme l'arboriculture ou, au hasard, la viticulture (au hasard). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En somme, d'un côté, une certaine forme d'engagement, et de l'autre un pur business, avec une communication dirigée, qui permet de temporiser par rapport au développement de la bio et de jeter une fois de plus le trouble dans l'esprit des consommateurs. Sans compter que les poissons d'élevage nourris sans OGM, qui nous garantit qu'ils ne sont pas OGM eux-mêmes ? La réponse est peut-être dans le prochain numéro de Télérama ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7123607106334109236?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7123607106334109236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/avec-carrefour-je-positive-mais-un-peu.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7123607106334109236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7123607106334109236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/11/avec-carrefour-je-positive-mais-un-peu.html' title='Avec Carrefour  je positive, mais un peu moins'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TNGGq3ayvOI/AAAAAAAAAbg/FCIv2arLjMM/s72-c/carrefour-sans-ogm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8610305024551003268</id><published>2010-10-19T18:49:00.005+02:00</published><updated>2010-10-19T22:26:49.991+02:00</updated><title type='text'>Des arômes subtils de jasmin, flottant dans les brumes épaisses de l'automne</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp; Il y a deux semaines, p&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;endant les vinifications&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;, j'ai glissé sur le sol mouillé du cuvage et suis tombé sur la partie la plus intime, la plus secrète de mon être, mes fesses. J'en garde un souvenir ému, car si les blessures les plus douloureuses sont celles qui laissent des bleus à l'âme, celles qui en font au cul sont bien aussi dans leur genre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp; Ai-je glissé sur les arômes de banane de mon Beaujolais-Villages ? Non, puisqu'il ne sent pas la banane.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp; La preuve par l'étiquette ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL17MAuy2KI/AAAAAAAAAbI/azRemMNiEJg/s1600/nouvo10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL17MAuy2KI/AAAAAAAAAbI/azRemMNiEJg/s1600/nouvo10.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp; Cette année c'est nouveau, on fait du Beaujolais Nouveau. Alors, ceux qui veulent nous soutenir dans le combat que nous menons&amp;nbsp; "pour une banane souveraine et indépendante, par la production de beaujolais nouveaux sans goût de banane ou alors on a pas fait exprès", peuvent nous rejoindre. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;N'oubliez pas, "ensemble, on est plus nombreux ! ". &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je voulais créer un groupe Facebook mais je sais pas comment on fait (pis j'ai peur d'être le seul inscrit avec ma mère). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Vive la banane !&amp;nbsp; Vive la banane libre !&amp;nbsp; Vivent les Dom Tom français, vive le Beaujolais Nouveau français et vive la France ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/I00012649/id_utilisateur/924438/hash/c3b30e4cedc156ec6532e9f750e0e83a" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center" style="background-color: yellow; color: #b4d2fe; font: 11px/18px Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; width: 320px;"&gt;retrouver ce média sur &lt;a href="http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/I00012649/charles-de-gaulle-vive-le-quebec-libre.fr.html" style="color: #b4d2fe; font-weight: bold;" target="_blank"&gt;www.ban ina.fr&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL3FYxxHe0I/AAAAAAAAAbM/BeFYamtZs2c/s1600/Smileys_Banane.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL3FYxxHe0I/AAAAAAAAAbM/BeFYamtZs2c/s1600/Smileys_Banane.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL3FYxxHe0I/AAAAAAAAAbM/BeFYamtZs2c/s1600/Smileys_Banane.gif" /&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL3FYxxHe0I/AAAAAAAAAbM/BeFYamtZs2c/s1600/Smileys_Banane.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8610305024551003268?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8610305024551003268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/10/des-aromes-subtils-de-jasmin-flottant.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8610305024551003268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8610305024551003268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/10/des-aromes-subtils-de-jasmin-flottant.html' title='Des arômes subtils de jasmin, flottant dans les brumes épaisses de l&apos;automne'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TL17MAuy2KI/AAAAAAAAAbI/azRemMNiEJg/s72-c/nouvo10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8197152977514164724</id><published>2010-09-30T00:44:00.072+02:00</published><updated>2010-10-01T13:41:38.965+02:00</updated><title type='text'>Début des vinifications 2010</title><content type='html'>&amp;nbsp;1023 au mustimètre hier soir. 1018 ce matin. 1016 ce soir. La densité de ma cuvée de Moulin à Vent décroit à nouveau. Grand soulagement. Elle était bloquée à 1025 depuis deux jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKMzJfTpFpI/AAAAAAAAAaw/JX8Xg9Ss0Fk/s1600/musti.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKMzJfTpFpI/AAAAAAAAAaw/JX8Xg9Ss0Fk/s400/musti.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La baisse des densités traduit l'activité de transformation des sucres en alcool par les levures. Lorsque la densité cesse de décroitre, cela peut signifier l'arrêt de la fermentation alcoolique et l'exposition de la cuve à la&amp;nbsp; "piqure lactique" qui pourrait rendre le vin impropre à la consommation. Quand on a passé une année à travailler dans ses vignes, on a pas très envie de se planter dans la dernière ligne droite (mon portefeuille non plus n'a pas très envie que je me plante).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;A l'encuvage de mes Moulin, j'avais décidé de ne pas levurer et de ne pas sulfiter; d'abord la volonté de ne pas mettre dans mes vins des intrants dont je ne connais ni les procédés de fabrication, ni les traces qu'ils pourraient laisser dans mes vins. Mais aussi, en corolaire,&amp;nbsp; le souhait de faire un vin qui laisse exprimer au mieux son terroir. "Parle mon petit. Dis à papa ce que tu as dans le cœur."&amp;nbsp; J'espère juste que le fiston n'est pas en plein Œdipe et qu'il n'a pas qu'une envie, celle de tuer le père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ceux qui me lisent régulièrement (oh l'autre, y fait sa star) doivent penser que je fais une parano avec les intrants œnologiques. J'entendais hier à la radio un chercheur, spécialiste des nano-matériaux  se plaindre du mauvais procès que l'on fait à la chimie. La chimie,  disait-il, c'est 95% de bonnes choses et 5% de mauvaises. J'aurais juste bien voulu qu'il nous explique quels sont les 5% de mauvaises choses, ça  m'éviterait peut-être de me prendre régulièrement la tête sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est toutefois plutôt stressant ces vinifs ultra lights. Pas vraiment la voie de la facilité. Les fermentations peinent à démarrer. On est perché en permanence au dessus des cuves, le nez à l'affut des premières odeurs d'acétate, l'oreille attentive aux premiers gargouillis de l'activité fermentaire naissante. gouzou gouzou gouzou. areu areu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et lorsque les gargouillis se font plus présents, on commence à respirer (en s'éloignant des cuves parce qu'avec le gaz carbonique dégagé par la fermentation, y'a de quoi s'asphyxier.) et on comprend pourquoi les intrants œnologiques ont été inventés et connaissent un tel succès ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKOtv2OWnmI/AAAAAAAAAa4/7hexMAKJyHg/s1600/CIMG5259.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKOtv2OWnmI/AAAAAAAAAa4/7hexMAKJyHg/s320/CIMG5259.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais mes raisins étaient tellement beaux, alors pourquoi ne  pas essayer de faire du vin avec simplement du raisin,  comme nous l'explique le président des "vignerons indépendants", dans  une superbe vidéo que vous pouvez découvrir &lt;a href="http://videos.lesoir.be/video/iLyROoafYkTw.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;  ? (merci François de m'avoir fait découvrir ce lien. Cela a  été pour moi une révélation.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKNixUtsGHI/AAAAAAAAAa0/m_skRuuh0go/s1600/CIMG5216.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKNixUtsGHI/AAAAAAAAAa0/m_skRuuh0go/s320/CIMG5216.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est vrai que mes raisins étaient supers. Je sais, pour ceux qui lisent les blogs de vignerons, vous lisez cela partout. Mais chez moi c'est vrai. (combien d'amis vignerons me restera t-il sur Facebook après ce billet ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Ces vendanges furent d'ailleurs magnifiques. Un vrai moment de joie. Il a fait beau. L'étonnante qualité du raisin, au regard des conditions climatiques capricieuses du millésime, se confirmait de jour en jour, à l'exception d'une parcelle de Fleurie très (trop) vigoureuse où le mildiou avait altéré la récolte et qui nécessita un tri plus sévère. Ailleurs, pas de table de tri, juste un tri sur cep par les vendangeurs. Je sais, c'est pas super vendeur de dire qu'on a pas passé au crible ses raisins sur une table de tri. L'an dernier, un commercial que j'avais sollicité pour l'acquisition d'une table de tri m'avait donné comme argument pour me convaincre de réaliser cet investissement que certains amateurs de vin tapaient "table de tri" sur Google comme critère d'accès aux sites de vignerons, la seule évocation de la table de tri sur leur site étant interprétée par l'amateur comme un gage de sérieux et pouvait l'orienter dans son acte d'achat...Trop forts ces commerciaux. Dans la même veine, je lisais l'autre jour un article de présentation d'un domaine du Beaujolais où le journaliste nous expliquait sous la dictée du nouveau propriétaire que l'on devait respecter l'intégrité du raisin à la vendange et&amp;nbsp; que&amp;nbsp; le tri était primordial. Que la base d'un bon vin, c'était un raisin impeccablement trié et que leur table de tri high tech leur permettait d'atteindre ce niveau d'exigence. Soit. Aujourd'hui, j'apprenais que cette propriété avait utilisé la machine à vendanger pour certaines parcelles, méthode de récolte, comme chacun sait, on ne peut plus respectueuse de la qualité du raisin. C'est vrai que dans ces conditions, on a plutôt intérêt à avoir une sacrée table de tri. Pauvres journalistes. Et pauvres lecteurs. Que de couleuvres leur fait on avaler. Mais c'est vrai que le vin est tellement synonyme de convivialité, qu'il incarne blablabla,&amp;nbsp; et que par conséquent la communication autour du vin, c'est souvent disneyland et blablabla. Un vigneron, à cheval entre sa propriété beaujolaise et son appartement parisien (ça existe) me racontait qu'à Paris les vignerons sont mythifiés (lui en tout cas!). Je devrais y aller plus souvent , ça serait bon pour mon ego. Qu'on continue donc à leur vendre du mythe, même un peu mité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKO9GIVew6I/AAAAAAAAAbE/HqvVw_PFI_U/s1600/P1011739.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKO9GIVew6I/AAAAAAAAAbE/HqvVw_PFI_U/s320/P1011739.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les Bachelards ont retrouvé le calme. Les vendangeurs ont déserté les lieux. Certains ont pris le chemin d'autres vignobles, Champagne, Arbois. Quelle équipe avons nous eu la chance d'avoir. Des vendangeurs jeunes, drôles, consciencieux, et solidaires dans l'effort. Pas triés sur le volet non plus les vendangeurs mais un excellent cru également. Des marginaux pour certains, mais si c'est cela la marge, je vote pour qu'elle occupe les trois quarts de la page.&amp;nbsp; Avec juste un léger défaut quand même chez ces jeunes gens, une consommation supérieure à celle de mon tracteur russe de marque Zétor qui date pourtant de l'ère soviétique. En même temps, ça fait plaisir de voir qu'on apprécie votre Beaujolais-Village à ce Point (jeu de mots maître Capello). Et pour une fois qu'on voit des jeunes boire du vin, après tout, on va pas se plaindre. Peut-être sont-ils ceux qui sortiront demain la viticulture française de l'ornière dans laquelle elle est tombée ? Allez les jeunes, on compte sur vous. Haut les coudes ! Un grand merci au passage aux amis pour le coup de main (Hugues si tu nous lis, spéciale dédicace), à la famille de ma femme (et à ma femme!) pour leur aide précieuse pendant ces vendanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKOz1TWkcjI/AAAAAAAAAa8/8DV7R7YRpmI/s1600/SAM_0410.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKO1PULSxvI/AAAAAAAAAbA/VJGK3S0Q8CM/s1600/P1011818.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKO1PULSxvI/AAAAAAAAAbA/VJGK3S0Q8CM/s400/P1011818.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Voilà maintenant venue la phase de fin des fermentations alcooliques avant pressurage. Autre stade, autre moment de stress. Les densités sont toutes entre 1000 et 1015.&amp;nbsp; L'activité levurienne faiblit. Mes levures seront elles assez costaudes pour bouffer tous les sucres ? Miam, c'est bon les sucres les levures. Gavez vous mes amies. Vous n'avez pas de dents. Pas de risque de carie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Demain, délestage de deux cuves qui trainaillent un peu avec l'espoir que cela les rebooste. On vous tient au courant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8197152977514164724?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8197152977514164724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/debut-des-vinifications-2010.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8197152977514164724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8197152977514164724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/debut-des-vinifications-2010.html' title='Début des vinifications 2010'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TKMzJfTpFpI/AAAAAAAAAaw/JX8Xg9Ss0Fk/s72-c/musti.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2927229118252076400</id><published>2010-09-14T10:37:00.006+02:00</published><updated>2010-09-14T15:48:45.742+02:00</updated><title type='text'>Les points  sur les i</title><content type='html'>&amp;nbsp; Le journaliste Jacques Dupont du Point a choisi pour l'édition 2010 de son "spécial vins", de mettre à l'honneur 13 appellations dont, devant la qualité du millésime 2009, l'appellation Beaujolais-Villages.&amp;nbsp; Une dégustation fut organisée par l'interprofession à sa demande au début de l'été. Nous avons présenté notre vin et avons eu la chance que celui-ci plaise à Jacques Dupont. "Minéral, vif, fruité, un peu serré, de la tenue, pas mal, frais, bonne longueur, équilibré." Il lui décerna la note honorable de 15 sur 20 et le plaça en onzième place de son classement sur plus de cent vins dégustés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La dégustation à l'aveugle terminée, l'identité des bouteilles appréciées est dévoilée. La chance, encore, voulut que le vigneron en charge du service des vins, sommelier de formation, nous connaissait, pour avoir démarré sa conversion à la bio en même temps que nous. Il parla de nous à Jacques Dupont, lui dit que j'étais informaticien avant de devenir vigneron. La singularité de mon parcours intéressa le journaliste, qui exprima le souhait de nous rencontrer. Le soir nous dinions ensemble à la maison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nous étions plutôt intimidés ma femme et moi. Jacques Dupont fait partie des quelques dégustateurs dont l'avis compte dans le monde du vin. On se demandait bien ce qu'on allait pouvoir lui raconter. Ne pas commettre d'impair, plaire au critique comme notre vin a pu lui plaire, dans l'espoir qu'il nous accorde une petite place dans son spécial vins. A la sortie de ce numéro, Le Point double ses ventes; plus de 700000 exemplaires tirés (et vendus!). Ça fait quand même un sacré paquet de lecteurs qui s'intéresse aux goûts de Jacques Dupont, donc une vraie opportunité de trouver des clients pour des gens qui comme nous démarrent la vente à la bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nous avons trouvé Jacques Dupont très sympathique et plein de simplicité. Lors du repas, il nous raconta quelques anecdotes tirées de ses nombreuses visites dans les vignobles (que je retrouvai pour certaines plus tard dans son livre "Choses bues", lu cet été et dont je recommande au passage la lecture, instructive et plaisante, un peu dans la veine du dictionnaire amoureux du vin de Bernard Pivot, autre ouvrage érudit mais pas prise de tête). Il nous montra sur son ordinateur portable de superbes photos prises par Michel Labelle, le photographe qui vint plus tard faire la photo de Madame et Mezigue illustrant le petit portrait que Jacques Dupont dresse de nous dans le Point. Il nous parla des plats mijotés qu'il aime à préparer pour ses amis, de ses premières expériences de journaliste au sein des radios libres, de mille sujets qui firent de cette soirée un vrai moment de convivialité. Nous goutâmes quelques vins de la maison, un Fleurie 2007 (notre plus ancien millésime!), encore marqué par un passage en fûts neufs dont il ne dit rien (un silence que je ne préfère pas interpréter !), mais aussi mon petit vin nature zéro intrant, zéro sulfite. L'ambiance était bon enfant, j'ai une certaine fierté pour ce vin que je trouve surprenant et je me sentais suffisamment en confiance pour lui faire déguster. Il a goûté, ne l'a pas trouvé désagréable mais n'a pas pour autant sauté au plafond. Je l'interrogeai sur ce qu'il pensait des vins sans souffre, je l'informai de l'intérêt que j'avais pour ces vins, de mes interrogations sur ce type de vinification quand il m'interrompit d'un "ne faîtes pas cette connerie là!". C'est le genre de truc qui vous dégrise aussi sec. Et après, on rame, on rame. On se demande si on n'en a pas trop dit. "C'est pas ce que je voulais dire. Euh, non, je suis ENTIÈREMENT d'accord avec vous. Ça fait des vins déviants. Mais bon, euh...". Et on se dit qu'on a trop parlé. Qu'on a dit la CHOSE qu'il ne fallait pas dire. La soirée continue; l'homme est toujours aussi sympathique, les échanges toujours aussi agréables, mais on ne peut s'empêcher de penser à cet "incident" sur les vins sans soufre. Faut-il que je revienne sur le sujet pour préciser le fond de ma pensée ? " C'est la vinification sans soufre qui m'intéresse. Mais je suis d'accord. Il est INDISPENSABLE de sulfiter à la mise." Et finalement, on préfère éviter de revenir sur le sujet, de peur d'agacer notre hôte par notre insistance. Et on reparle des vignes, du bio (sujet plus consensuel aujourd'hui, bien que notre homme n'en fasse pas une religion), des plats en sauce. Puis vient l'heure de se quitter. De saluer Jacques, en le remerciant de sa visite, de lui dire combien nous serions (sincèrement) heureux de le revoir lors d'un prochain passage dans le vignoble, pour une dégustation de Fleurie, cette fois-ci pourquoi pas. Et les jours passent, et le sentiment de s'être tiré une balle dans le pied en affichant la volonté de faire des vins qui ne sont manifestement pas de ceux que Jacques Dupont a envie de défendre, de promouvoir, parce qu'ils ne sont tout simplement pas à son goût,&amp;nbsp; persiste même s'il s'estompe peu à peu jusqu'au jour où vous recevez un appel du Point vous prévenant qu'un photographe de la maison va venir vous tirer le portrait. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et nous voilà maintenant page 188, Sophie et moi, prenant la pose, sourire aux lèvres, manifestation triomphale de notre bonheur d'être devenus vignerons.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TI6y8dIhvWI/AAAAAAAAAao/4S-n-Ypjk-g/s1600/Lepoint.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TI6y8dIhvWI/AAAAAAAAAao/4S-n-Ypjk-g/s320/Lepoint.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'époque où je gagnais de l'argent est révolue" me fait dire Jacques Dupont. (propos que je me souviens lui avoir tenu. Je confirme d'ailleurs pour ceux que l'aventure tenterait, informaticien par les temps qui courent, c'est quand même plus lucratif que vigneron ;-). "Mais j'ai gagné autre chose." "Ma légitimité démarre, je veux la construire." Ça par contre, le souvenir de ce propos est moins présent, mais peut-être l'ai-je tenu. Car, sans coquetterie de ma part, je ne me considère pas plus légitime (je serais tenté d'écrire "bien moins") que tous ces vignerons de Fleurie ou d'ailleurs, qui font du vin depuis des générations et qui n'ont par conséquent pas eu la chance d'être informaticien ou vendeur de lingerie féminine, comme un des autres néos présentés dans le spécial vins de cette année, avant de se lancer dans la vigne et dont finalement le parcours intéressera moins le lecteur du Point. Je m'étonne de l'intérêt que l'on manifeste à chaque fois que j'explique mon changement de trajectoire professionnelle. "Tu as de la chance, tu as réalisé ton rêve." me dit-on souvent. C'est amusant de voir combien on semble parfois m'envier, non pas finalement d'être devenu vigneron (quoique), mais d'avoir eu, à un moment (avancé!) de ma vie, la volonté, le courage (l'inconscience) de tout plaquer pour changer de vie. L'herbe est toujours plus verte ailleurs.... C'est d'autant plus vrai quand on se lance en bio :-) (faut que je fasse gaffe avec les smileys, ça a un côté applause qui me gonfle un peu; vous êtes prêt, c'est à vous de sourire ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Petite anecdote au passage sur l'herbe qui serait plus verte ailleurs. Nous avions été contactés en 2008 par Delarue pour passer dans son émission, tout plaquer pour changer de vie, justement. Autant j'étais super motivé pour recevoir Jacques Dupont à la maison, autant Jean-Luc Delarue, ça me disait moyen. On a donc, malgré plusieurs relances, refusé l'invitation. J'avais pas spécialement envie de me retrouver assis face à lui et ses fiches, coincé entre une ancienne cadre du secteur bancaire qui a décidé de tout plaquer pour changer de vie en ouvrant des chambres d'hôtes dans le Quercy et un ancien postier qui a décidé de tout plaquer pour changer de vie en reprenant un centre de plongée sous-marine en Guadeloupe.&amp;nbsp; " Vous étiez informaticien en région parisienne, et vous avez décidé de tout plaqué pour changer de vie et devenir vigneron dans le Beaujolais, à Fleurie. On regarde le reportage et on vous donne la parole Lilian". Non merci Jean-Luc, ça va aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant, je me souviens de Delarue à ses débuts, de son "ça se discute", où étaient traités des sujets très intéressants et peu abordés parce qu'un peu tabou, comme par exemple celui de la sexualité des jeunes handicapés mentaux, émission qui m'avait interpellé à l'époque sur la "gestion" du handicap mental en France. Après il a un peu dérivé le jeune homme. Comme moi d'ailleurs en ce moment :-) (bien pratique quand même ces smileys).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Jacques Dupont, quant à lui, si je peux me permettre cette analyse, et si je peux me permettre de l'exprimer (je peux me permettre ?), souhaite avant tout aider ceux qui partagent son amour du vin et qui ont décidé de tout plaquer (c'est la dernière fois, après j'arrête) pour devenir vigneron. Il commence d'abord par déguster les vins. Puis&amp;nbsp; rencontrer les vignerons qui ont fait ceux qu'il a appréciés. Puis éventuellement donner un coup de pouce aux vignerons "débutants" dont il&amp;nbsp; juge digne d'intérêt le travail, le projet et la personnalité. Un petit côté Robin des Bois des vignes (j'avais osé la plaisanterie lors de notre rencontre). On ne peut (moi le premier!) que l'en remercier, quand certains de ces confrères préfèrent enfoncer des portes ouvertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ceci dit, il faut avouer que j'adore mon Beaujolais-Villages, que je suis très heureux mais pas plus étonné que ça qu'il ait plu à Jacques Dupont. (Par contre très déçu qu'il n'ait pas plu aux dégustateurs de "Bourgogne aujourd'hui" à qui je l'avais également présenté ;-) (vraiment pas mal du tout ces smileys). Mais que je dois reconnaître dans le même temps que je suis bien incapable de dire quelles actions j'ai faîtes ( ou que je n'ai pas faîtes !) pour arriver à ce résultat ! Certes, j'ai mené&amp;nbsp; la fermentation avec grand soin. Certes le raisin vinifié était d'une qualité irréprochable. Mais en quoi cela diffère de ce qu'ont pu faire mes collègues vignerons du Beaujolais ? L'état sanitaire de la vendange était exceptionnel partout en 2009. Notre vinification semi-carbonique grappes entières est des plus classiques (fermentation traditionnelle beaujolaise). Alors pourquoi mon vin plus qu'un autre ? Est-ce du à l'élevage en foudre ? à l'hygrométrie de la cave d'élevage ? A ce fameux terroir, dont tout le monde se gargarise mais dont on éprouve toutes les peines du monde à donner une définition précise ? Au fait que je sois en bio et que le vin a été élaboré à partir de levures indigènes ? Je n'en sais absolument rien. Il serait prétentieux de me part d'affirmer le contraire. Et je ne peux alors m'empêcher de penser à tous ces vignerons du Beaujolais qui traversent une période difficile et qui peuvent s'interroger sur la légitimité de l'informaticien au chapeau de paille qui sourit au milieu des notes de dégustation des Beaujolais-villages choisis par le très influent Jacques Dupont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais que cela ne vous empêche pas d'acheter mon village ! Jacques Dupont l'a trouvé bon. Et on peut lui faire confiance :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2927229118252076400?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2927229118252076400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/les-points-sur-les-i.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2927229118252076400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2927229118252076400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/les-points-sur-les-i.html' title='Les points  sur les i'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TI6y8dIhvWI/AAAAAAAAAao/4S-n-Ypjk-g/s72-c/Lepoint.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7778197680246022189</id><published>2010-09-09T00:46:00.007+02:00</published><updated>2010-09-09T09:07:19.549+02:00</updated><title type='text'>Réunion au CIBAS</title><content type='html'>&amp;nbsp;Suite aux contrôles inopinés réalisés par le CIBAS ces dernières semaines, les vignerons bios du Beaujolais ont réclamé un rendez-vous au CIBAS pour exprimer leur ressentiment quant à ces contrôles. Une audience nous a été accordée hier matin. Si quelques uns manquaient à l'appel, la plupart des bios étaient présents. Les sujets suivants furent abordés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Premier sujet:&amp;nbsp; les critères de choix du CIBAS des parcelles à contrôler. Dixit le CIBAS, les contrôles ne sont pas (plus?) réalisés sur "recommandation", comme on me l'avait laissé entendre et comme j'ai pu l'écrire ici. Selon le plan d'inspection, 20% des parcelles du vignoble doivent être contrôlés chaque année. Afin de limiter les coûts de transport (pas dans le souci de limiter leur bilan carbone ;-), le CIBAS a découpé le vignoble en secteurs géographiques qui seront contrôlés sur un roulement de cinq ans. Au sein d'un secteur, toutes les parcelles sont inspectées, sans "préférence de traitement", que ces parcelles soient menées en bio ou en conventionnel. (Info ou intox, incapable de vous dire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Deuxième sujet évoqué : nous avons demandé à ce que le CIBAS prévienne désormais les viticulteurs avant de réaliser les contrôles de leurs vignes, afin qu'ils puissent être présents le jour du contrôle et échanger avec l'inspecteur sur leurs pratiques culturales respectives. Notre demande a été jugée légitime par Guillaume de Castelnau, le président du CIBAS. Il doit s'en faire l'écho auprès de l'INAO afin de faire évoluer le plan d'inspection dans ce sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Troisième sujet : le point F du plan d'inspection,relatif à l'examen du bon entretien du sol et à la bonne gestion de l'herbe. Nous avons exprimé nos doutes quant à la compétence des inspecteurs à évaluer ce qu'est un sol "bien entretenu". Nous avons demandé la formulation de consignes plus précises dans le plan d'inspection pour permettre à l'inspecteur de faire son travail de contrôle de manière plus objective.&amp;nbsp; Il a été décidé qu'un groupe de travail auquel seraient intégrés des vitis bios allait être constitué pour réfléchir à comment faire évoluer le plan d'inspection sur ce point délicat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Si on fait donc le bilan de cette réunion, on peut dire qu'elle a été plutôt constructive. Les échanges ont été vifs, mais il faut reconnaitre, sans me faire l'avocat du diable, que nous nous sommes retrouvés face à des gens qui ne manifestaient pas d'hostilité particulière vis à vis de la bio ( non, non, je n'écris pas sous la contrainte d'un revolver braqué sur la tempe par le directeur du CIBAS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La situation de notre vignoble est difficile, c'est un euphémisme. De plus en plus de vignes abandonnées, de plus en plus de vignerons qui doivent, pour joindre les deux bouts, travailler comme paysagiste, comme maçon en semaine et qui consacrent leur temps de "loisir" au boulot dans les vignes. Difficile donc, dans ces conditions, pour le CIBAS de réaliser sereinement les contrôles que sa fonction lui impose. On ne frappe pas un homme à terre. Pourtant l'INAO a menacé le CIBAS de lui retirer son accréditation si des contrôles ne sont pas réalisés et il a fallu alors au CIBAS faire preuve de plus de "volontarisme". D'où cette vague de contrôles à la fin de l'été. D'où la nécessité aussi pour le CIBAS de trouver des vignes non conformes, afin de prouver à l'INAO son "efficacité" en matière de contrôle. Et pour "faire du chiffre", les vignes des bios sont les cibles idéales. Elles présentent un aspect moins "polissé" que les vignes désherbées et traitées chimiquement et sont pour les contrôleurs une bonne source d'inspiration à l'écriture de leurs rapports. Seulement voilà, devant la prise de conscience générale de la catastrophe écologique engendrée par des décennies d'agriculture intensive et la volonté politique affichée de revenir à une agriculture plus propre, la minorité des bios trouve aujourd'hui une légitimité que les instances viticoles&amp;nbsp; lui refusait jusqu'alors. Ce nouveau "statut" nous permet de demander une relecture des règles des appellations, à travers le prisme de la bio. Il nous permet d'affirmer qu'il vaut mieux des vignes avec de l'herbe, même beaucoup, que des vignes à l'aspect lunaire, où plus rien ne pousse à l'exception des ceps à la veille des vendanges, comme on peut malheureusement en voir encore aujourd'hui. Les instances locales du Beaujolais semblent prêtes à en discuter, avant de faire entendre notre voix auprès de l'INAO, ce qui est déjà en soit une petite révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Espérons que cette volonté affichée aujourd'hui perdura au delà des vendanges et permettra de déboucher sur du concret. La route est droite, mais la pente est rude comme dirait l'autre. Et les bios ne souhaitent pas qu'elle soit goudronnée, ce qui renforcera la difficulté :) A suivre donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En ce qui concerne mon contrôle, j'ai profité de l'occasion pour savoir ce qu'il en était. Comme je n'ai toujours pas eu de réponse, à priori pas de souci pour mon clos.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TIhx3OK53qI/AAAAAAAAAag/_08U5HNShOc/s1600/P1011679.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TIhx3OK53qI/AAAAAAAAAag/_08U5HNShOc/s320/P1011679.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7778197680246022189?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7778197680246022189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/reunion-au-cibas.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7778197680246022189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7778197680246022189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/09/reunion-au-cibas.html' title='Réunion au CIBAS'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TIhx3OK53qI/AAAAAAAAAag/_08U5HNShOc/s72-c/P1011679.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7930119312250232655</id><published>2010-08-31T08:53:00.016+02:00</published><updated>2010-09-01T06:59:39.322+02:00</updated><title type='text'>contrôle des vignes suite</title><content type='html'>&amp;nbsp;Merci aux uns et aux autres pour vos commentaires sur ce blog et sur facebook. Je stresse un peu avec cette histoire de contrôle et si cela n'en changera pas l'issue, c'est toutefois réconfortant de voir qu'il y a des personnes qui comme moi considèrent que la présence d'herbe dans les vignes n'est pas forcement un crime de "lèse-viticulture" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Hier, j'apprenais qu'un autre bio du beaujolais avait fait l'objet d'un contrôle de ses vignes par le CIBAS, suivi d'une procédure de déclassement. Ça commence à faire beaucoup... J'attends quant à moi toujours des nouvelles. Mais quelque soit l'issue du contrôle, j'ai décidé de solliciter un rendez-vous auprès du CIBAS afin de connaitre les raisons qui l'ont motivé. J'admets que la définition de règles et le contrôle du respect de ces règles donnent tout son sens à la notion d'appellation. Mais avec le recul, je pense qu'on pourrait prévenir les viticulteurs de la visite des contrôleurs, ne serait-ce que la veille, voire le jour-même. Afin que le viticulteur puisse être présent et échanger avec l'inspecteur sur ses pratiques culturales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Car j'ai relu le plan d'inspection défini par l'ODG sur lequel s'appuie le contrôleur; nombre de points à contrôler sont malheureusement sujets à interprétation. Et quand l'objectivité du contrôle ne peut être garantie, il faut pouvoir opposer à la subjectivité du contrôleur celle du viticulteur, sauf à vouloir absolument le piéger !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Si je reviens sur le point épineux du "dossier", à savoir l'état cultural de la vigne (feuillage et entretien du sol), le caractère éminemment subjectif de l'interprétation est indubitable. Le plan d'inspection ne donne aucune indication sur la méthode de contrôle. Il est juste écrit sur le formulaire du plan d'inspection, quant à la méthode à utiliser par l'inspecteur pour s'assurer de l'adéquation de l'état de la vigne aux règles de l'appellation, la mention "contrôle terrain", sans autre forme d'explication qui pourrait l'aider dans son travail...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;On se doute bien dans ce cas, que d'un inspecteur à l'autre, l'appréciation de l'état cultural peut différer.&amp;nbsp; Certains, encore empreints de la culture "parcs et jardins", pour reprendre une expression de Marc Dalbavie du Domaine de la Voie Blanche, considéreront la présence de "mauvaises herbes" comme une "anomalie" culturale. D'autres, au contraire, plus préoccupés par la "question écologique", considéreront cette présence comme un facteur d'accroissement de la biodiversité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Car si les herbes peuvent dans certains cas, outre l'aspect "inesthétique" que certains peuvent y trouver, constituer une contrainte pour la vigne, ailleurs, elles peuvent lui être bénéficiaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'un côté,&amp;nbsp; elles peuvent être à l'origine d'un stress hydrique pour la vigne, exercer une concurrence trop forte sur les pieds de ceps jusqu'à entrainer leur dépérissement, provoquer des carences en azote, facteur de fermentations languissantes, installer une humidité résiduelle, facteur accroissant du risque de gel, ou de coulure, ou encore favoriser la création d'un écosystème propice à l'installation de ravageurs de la vigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;De l'autre, à contrario, elles constituent un facteur d'amélioration des conditions d'apparition des prédateurs de ces ravageurs, les auxiliaires de la vigne, elles sont un facteur d'amélioration des sols par leur capacité de "dépollution", tel le datura stramonium par exemple qui purifie les sols chargés en pesticides, datura qui envahissait l'an dernier une de mes parcelles et qui a complétement disparu aujourd'hui ! Ces adventices participent aussi à l'amélioration de la vie des sols, les ray-grass par la capacité de leur système racinaire à créer un pseudo complexe argilo humique, les chardons dont les racines traçantes et pivotantes contribuent à la décompaction des sols, les légumineuses par leur capacité à fixer l'azote.... Elles peuvent également absorber l'eau en excès des sols hydromorphes et contribuer à l'amélioration de l'oxygénation du système racinaire des vignes et participaient ainsi à l'amélioration de santé du végétal. Elles limitent les phénomènes d'érosion. Elles sont un moyen de lutte efficace de prophylaxie contre la pourriture grise. J'ajouterai, qu'en laissant les mauvaises herbes s'installer, on prévient l'apparition d'autres herbes à germination plus tardive, dont la concurrence sur la vigne pourrait être plus dommageable que celles exercées par les précédentes. Et la liste n'est pas exhaustive. On peut aussi affirmer qu'en concurrençant la vigne, l'herbe en diminue la vigueur et la rend moins sensible aux maladies cryptogamiques tel que le mildiou. Aussi, qu'elle l' oblige à chercher en profondeur l'eau dont la prive l'herbe, la rendant finalement plus résistance les années de déficit hydrique. J'ai discuté récemment avec Guy Blanchard un vigneron bio du Maçonnais. Il me disait que cette année les vignes les plus belles chez lui sont celles qui sont enherbées. Mais il a démarré l'enherbement il y a neuf ans... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'enherbement présente sans doute encore bien d'autres "vertus" (même origine étymologique que "vert" ? :-) que je ne connais pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'avais eu il y a quelques mois un échange par mail avec un botaniste, expert en plantes messicoles, ces "mauvaises herbes" qui poussent dans les cultures céréalières. De part sa spécialité, je m'étais permis de solliciter son avis sur ce qu'il était préférable de faire quant à l'entretien des sols d'une de mes parcelles où un petit ray-grass s'était installé au début du printemps. Je m'interrogeais sur la pertinence d'un labour qui l'aurait détruit alors que celui-ci me semblait plus bénéfique que nuisible à ma vigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reproduis ici des extraits de mon mail d'interrogation et de la réponse qu'il avait eu la gentillesse de me faire&amp;nbsp; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma question :&lt;br /&gt;" ...Je suis en ce moment dans  une période critique, le passage de la fleur de la vigne, et je me  demande si je dois tondre mon ray-grass qui peut créer des zones  d'humidité à hauteur des inflorescences et perturber la&amp;nbsp; chute des  capuchons. Mais en faisant cela, j'ai peur de perturber le réensemencement de ce petit ray-grass qui me semble particulièrement adapté à ce que je souhaite faire (limite concurrence d'autres mauvaises herbes et semble ne pas trop "tirer" sur le sol, à en voir la vigueur actuelle de mes vignes qui se rapproche de la "normale" des vignes voisines..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa réponse : &lt;br /&gt;" ...Ce ray-grass est issu du stock semencier du sol puisque vous ne  l'avez  pas semé, donc votre intervention ne limitera pas ou peu l'année   prochaine sa réapparition. Par contre si pendant des années vous   effectuez la même manip (fauchage à cette période) vous allez  introduire  une pratique de sélection qui va conditionner la présence  d'autres espèces  et éliminer celle-ci. De même l'absence de travail du  sol va faire émerger  des bisannuelles à enracinement plus profond et à  biomasse plus importante,  de taille élevée donc plus problématique pour  les aspects sanitaires de la  vigne (humidité résiduelle, concurrence). &lt;br /&gt;L'application d'une mosaïque de  pratiques (fauchage, travail du sol,  semis) peut permettre une relative  hétérogénéité bénéfique :  c'est-à-dire un système assez instable avec des  "opportunités" très &lt;br /&gt;variables (dormance, climat) conjuguées avec des actions  volontaires  décidées..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse méditer sa réponse. Elle démontre en tout cas qu'il est bien compliqué pour un inspecteur de l'INAO de s'assurer de la pertinence des pratiques culturales des viticulteurs ! On ajoutera qu'il n'est&amp;nbsp; absolument pas prouvé que l'herbe puisse nuire, au final, à la qualité du vin, et ceci n'est pas un point de détail ! On peut même légitiment se poser la question inverse, quoiqu'un collègue bio m'ait dit que le laiteron pouvait transmettre des goûts végétaux au vin... J'ai donc pris un soin particulier à faire disparaitre ce type d'adventice. On ne sait jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse, j'ai encore un certain nombre d'érigérons à arracher dans mon clos !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7930119312250232655?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7930119312250232655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/controle-des-vignes-suite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7930119312250232655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7930119312250232655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/controle-des-vignes-suite.html' title='contrôle des vignes suite'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2832362973656836285</id><published>2010-08-29T17:09:00.010+02:00</published><updated>2010-08-29T17:40:28.582+02:00</updated><title type='text'>Contrôle des vignes</title><content type='html'>&amp;nbsp;Jeudi, mes vignes ont été contrôlées par le CIBAS. Le CIBAS est un organisme indépendant, agréé par l'INAO et mandaté par les ODG du Beaujolais pour contrôler l'adéquation des pratiques des viticulteurs aux règles de production des AOC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'ODG, c'est l'&lt;b&gt;O&lt;/b&gt;rganisme de &lt;b&gt;D&lt;/b&gt;éfense et de &lt;b&gt;G&lt;/b&gt;estion de l'AOC.&amp;nbsp; Composés de professionnels de la filière, ils ont été créés après la réforme de l'INAO en 2007. L'INAO souhaitait à travers la création de ces structures redonner aux viticulteurs eux-mêmes la responsabilité du contrôle du respect des règles de l'appellation. Un contrôle par ses pairs, un "auto-contrôle de la profession" en quelque sorte.&amp;nbsp; Si ce n'est que les ODG de notre région, en concertation avec l'INAO ont finalement décidé de transférer cette mission de contrôle au CIBAS, organisme&amp;nbsp; qui existait antérieurement à la réforme et sur lequel s'appuyait déjà l'INAO pour réaliser ces contrôles... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Dans le Beaujolais, deux ODG ont été créés. Un pour les vins se revendiquant des appellations Beaujolais et Beaujolais-Village, un second regroupant les dix crus. Chaque ODG a constitué un plan d'inspection sur lequel le CIBAS s'appuie pour réaliser ces contrôles. L'inspection des vignes porte notamment sur la conformité de la taille aux règles de l'appellation, le respect des rendements autorisés à l'hectare, la densité de plantation et last but not least, l'entretien des sols...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je n'avais pas été prévenu de la visite du CIBAS. "Visite inopinée", que la "législation" autorise.&amp;nbsp; Le principe est sur le fond plutôt bon. On fixe des règles qui  définissent le cadre de l'appellation. Il faut bien s'assurer que ces règles sont  respectées par ceux qui la revendiquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'étais en train de passer la débroussailleuse dans la parcelle qui se trouve devant la propriété quand j'ai aperçu quelqu'un dans mon clos. Il m'arrive de voir des gens se balader dans mes vignes mais dans le clos j'ai quand même trouvé ça étrange. Je me suis donc porté à la rencontre de ce "promeneur". Il m'informa qu'il travaillait donc pour le CIBAS et qu'il était chargé de contrôler l'état de mes vignes. Le clos est à ce jour la vigne où il me reste encore le plus de travail de désherbage. C'est la parcelle la plus proche de chez moi, planquée derrière ces murs. C'est la raison pour laquelle je la gardais pour la fin de mon travail de désherbage; je peux m'y rendre facilement à mes heures perdues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Après une semaine de rotofil, mes autres parcelles sont à ce jour tout à fait présentables (c'est ce que je pense en tout cas!) et je vais pouvoir enfin m'occuper du clos. Malheureusement, lors de la visite, il y avait encore pas&amp;nbsp; mal d'érigérons dans les rangs. Rien à voir avec la végétation du printemps mais quand même suffisamment de quoi susciter un sentiment "d'indignation" chez les viticulteurs conventionnels les plus zélés ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Le gars était jeune viticulteur sur une commune voisine. Je l'informais que j'étais en bio (il ne le savait pas), que sans les herbicides c'était parfois compliqué de lutter contre l'herbe... Le CIBAS a le pouvoir de déclasser vos vignes s'il ne les juge pas conforme au cahier des charges de l'appellation. Les vins produits doivent être alors commercialisés en vin de table. Je tenais cette info de certains viticulteurs bios du Beaujolais , dont les parcelles avaient été déclassées parce qu'on avait jugé que trop de mauvaises herbes y poussaient. J'essayais de mesurer la capacité de tolérance de mon contrôleur en la matière. J'avais le tee-shirt trempé de sueur par quelques heures de rotofil sous un soleil de plomb. J'avais bon espoir qu'il compatisse....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il me dit alors que l'herbe, il regardait, mais pas plus que ça, que ce qui l'intéressait, c'était de vérifier les maladies, les rendements, la taille. Que le mot d'ordre au CIBAS c'était d'être plus "tolérant" par rapport à l'herbe. A moitié rassuré par cette bonne nouvelle, je l'invitais toutefois à venir faire un tour dans les autres vignes qui jouxtent la propriété pour qu'il puisse juger de l'efficacité de mon travail de "débroussaillage". Il me répondit qu'il avait juste deux parcelles à contrôler dans le secteur. Mon clos et une petite parcelle au bout de la rue. Il se trouve que cette parcelle m'appartient également...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'avais demandé à un collègue bio comment le CIBAS procédait aux contrôles des vignes. Cet organisme n'est pas bien sûr en capacité de contrôler l'intégralité du vignoble du Beaujolais. Alors, sur quel critère objectif se basait il pour choisir les vignes à contrôler ? "Sur recommandation" me répondit il laconiquement... A moins que le récit de mes aventures de néovigneron dans les vignes sur ce blog ait intéressé à ce point les gens du CIBAS qu'ils se décident à venir y jeter un œil de plus près !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le soir-même je me retrouvais avec quelques bios du Beaujolais. L'un d'entre eux nous informa qu'il venait de recevoir suite à un contrôle inopiné du CIBAS une notification de déclassement d'une de ces parcelles pour mauvais entretien du sol ! La "tolérance" du CIBAS en la matière avait donc des limites... Il faut reconnaître que cette notification de déclassement n'était pas définitive. Le viticulteur peut effectuer les travaux d'entretien du sol attendus et solliciter un nouveau contrôle du CIBAS avant les vendanges afin de retrouver ainsi le droit à l'appellation si le CIBAS juge la parcelle à nouveau conforme à ses critères d'éligibilité. Mais les frais engendrés par ce deuxième contrôle sont à la charge du viticulteur et notre collègue refuse&amp;nbsp; d'avoir à supporter quelque frais que ce soit dans la mesure où il estime que l'état de ses vignes n'enfreint pas les règles de l'appellation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, je ne comprends pas, qu'en 2010, on en soit encore à refuser le droit à l'appellation à un&amp;nbsp; viticulteur au motif qu'il y a de l'herbe dans ces vignes. Qui aujourd'hui respecte le mieux son sol ? Qui réellement l'"entretient" ? Celui qui refuse l'emploi des herbicides et laisse la vie se remettre en mouvement dans ces sols, avec le risque de se faire déborder par une végétation luxuriante, ou celui qui créé le désert autour de ces ceps à l'aide de produits dont on sait désormais qu'ils polluent notre ressource la plus précieuse, l'eau des nappes phréatiques ? Si les choses évoluent, que nombre de viticulteurs conventionnels prennent conscience du danger des herbicides et en "raisonnent" l'usage ou se remettent à travailler les sols, il reste parmi eux des inconditionnels de produits chimiques, dont le sol des vignes à la vieille des vendanges présente un aspect lunaire. C'est ceux là que le CIBAS devrait sanctionner. Ceux aux sols exsangues et où je me demande, à chaque fois que je les vois, comment des ceps de vignes peuvent encore y pousser, non ceux dont les sols "fouillis" ne traduisent rien d'autre que le retour de la vie dans les sols.&amp;nbsp; Et j'ajouterai non par provocation mais pour être exhaustif, qu'il en est de même dans les pratiques vinicoles. Qui peut le mieux se prévaloir de cette notion de terroir, ce socle sur laquelle se sont fondées les AOC ?&amp;nbsp; Celui qui pratique une viticulture favorable au développement des levures indigènes du raisin nécessaires à la transformation du vin, où celui qui utilise des pesticides dont on connait maintenant l'effet limitant sur ces populations levuriennes, imposant l'usage de levures exogènes du marché uniformisant le goût du vin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; L'INAO sait cela. Mais plutôt que de revenir aux fondamentaux, elle a préféré se débarasser de la patate chaude auprès des professionnels de la filière viticole en demandant la constitution des ODG.&amp;nbsp; Et avec moins de 4% de surface en bio ou en conversion au niveau  national, il va falloir encore du temps pour que la profession change  ses critères de conformité aux règles des appellations. Règles dont les  grandes lignes avaient&amp;nbsp; pourtant été édictées dans les années 30, à un moment  où la chimie n'avait pas encore fait son apparition dans les  vignes et était peu utilisée dans les chais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les vignerons qui ont osé les premiers sortir des chemins battus se sont vus dans l'obligation de produire des vins de table. Ces vins rencontrent aujourd'hui un succès grandissant auprès des amateurs et ce n'est que justice. A tel point que si aujourd'hui tu ne produis pas des vins de table, tu es presque considéré par certains comme un has been... Je trouve cela dommage. Je m'émerveille de ces différences subtiles mais perceptibles entre mes Beaujolais-village et mes Fleurie 2009. Des vignes situées à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau, conduites de la même façon, vinifiées en levures indigènes et sur le même mode opératoire. Mais au final deux vins différents et surtout typés selon leurs appellations, à ce que j'ai pu en juger à la dégustation des vins du millésime de pas mal de bios du Beaujolais.&amp;nbsp; C'est cela le miracle des appellations définies par les anciens. C'est cela que les viticulteurs et leurs instances dirigeantes doivent défendre aujourd'hui, pour que les consommateurs retrouvent dans les vins la typicité à l'origine de la diversité de nos appellations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'espère en tout cas que ce contrôle du CIBAS sera sans conséquence. Nous verrons....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THpQArXpyNI/AAAAAAAAAaI/tXV8yp-Ggzs/s1600/vignemav.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THpQArXpyNI/AAAAAAAAAaI/tXV8yp-Ggzs/s320/vignemav.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THpQK5t6l9I/AAAAAAAAAaQ/A3ASvlXWW1E/s1600/vignem.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THpQK5t6l9I/AAAAAAAAAaQ/A3ASvlXWW1E/s320/vignem.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2832362973656836285?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2832362973656836285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/controle-des-vignes.html#comment-form' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2832362973656836285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2832362973656836285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/controle-des-vignes.html' title='Contrôle des vignes'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THpQArXpyNI/AAAAAAAAAaI/tXV8yp-Ggzs/s72-c/vignemav.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1602388198457672549</id><published>2010-08-23T12:04:00.003+02:00</published><updated>2010-08-23T19:25:27.247+02:00</updated><title type='text'>Les oiseaux se cachent pour se nourrir</title><content type='html'>La poule est un loup pour l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Regardez ce qu'elles ont fait à mes raisins (âmes sensibles, quittez immédiatement ce blog).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THIzKje_EcI/AAAAAAAAAZs/uTxMIgwNuRk/s1600/poules4.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THIzKje_EcI/AAAAAAAAAZs/uTxMIgwNuRk/s640/poules4.JPG" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Elles avaient toute ma confiance. Je les laissais se promener à leur guise dans le clos. Et voilà comment elles me remercient ; en mangeant les grumes les plus mûres de mes grappes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu spectacle plus terrifiant, si ce n'est celui de ma mère s'approchant de moi enfant, tenant à la main une cuillère d'huile de foie de morue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Allez les poules, au cachot ! Remise en liberté après les vendanges !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THI3ec4-1eI/AAAAAAAAAZ0/CBmb968uA7U/s1600/poules.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THI3ec4-1eI/AAAAAAAAAZ0/CBmb968uA7U/s640/poules.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il y en a d'autres qui raffolent du raisin. Ce sont les étourneaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Il faut les voir lors des flux migratoires tournoyer par millier au dessus des vignes et, au signal du chef (celui avec les plumes barrées de jaune), s'abattre sur les ceps pour se délecter de leurs grappes. En 2008 et 2009 des nuées de plusieurs milliers d'individus volaient dans le ciel de Fleurie. C'était heureusement après les vendanges. Les étourneaux n'avaient pu se repaître que des seuls raisins oubliés par les vendangeurs et des verjus, ces raisins secondaires issus des entrecœurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais cette année, les vendanges seront plus tardives...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Alors toi, étourneau, si tu me lis, un conseil : ne t'avises surtout pas de survoler mes vignes avant les vendanges, sinon regarde le sort que je te réserve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THI9dqW4k1I/AAAAAAAAAZ8/VN2LUtiQ7B8/s1600/lesoisossechachentpourmourirmaispersonnenestdupe.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THI9dqW4k1I/AAAAAAAAAZ8/VN2LUtiQ7B8/s320/lesoisossechachentpourmourirmaispersonnenestdupe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bon entendeur, salut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1602388198457672549?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1602388198457672549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/les-oiseaux-se-cachent-pour-se-nourrir.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1602388198457672549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1602388198457672549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/les-oiseaux-se-cachent-pour-se-nourrir.html' title='Les oiseaux se cachent pour se nourrir'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THIzKje_EcI/AAAAAAAAAZs/uTxMIgwNuRk/s72-c/poules4.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2774616828808156143</id><published>2010-08-21T18:17:00.024+02:00</published><updated>2010-08-22T11:25:40.773+02:00</updated><title type='text'>La racle, une espèce à protéger</title><content type='html'>Dans la série "les outils d'autrefois du vigneron bio d'aujourd'hui",  aujourd'hui, la racle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TG-ol_CvI1I/AAAAAAAAAY8/8Gbhfaf48U4/s1600/P1011641.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TG-ol_CvI1I/AAAAAAAAAY8/8Gbhfaf48U4/s400/P1011641.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ne vous fiez pas aux apparences. Sous ses airs débonnaires de pelle à enfourner les pizzas, la racle est en réalité une redoutable machine à tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Son terrain de chasse ? Les sols sableux des vignes. Ses proies ? Les mauvaises herbes qui y poussent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TG_GrHUj1gI/AAAAAAAAAZE/9Z7Bwfp04dw/s1600/P1011643.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TG_GrHUj1gI/AAAAAAAAAZE/9Z7Bwfp04dw/s320/P1011643.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; De mutation génétique en mutation génétique, la racle s'est transformée  au fil du temps pour finir par devenir LA TERREUR DES ADVENTICES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Son long manche donne au vigneron qui s'en saisit le  recul nécessaire à une parfaite vision du sol, jusque sous la frondaison des  vignes; sa lame, tranchante comme celle d'un rasoir, coupe le système  racinaire des mauvaises herbes avec la même facilité que le fil à couper le  beurre le beurre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il faut  le voir ce couple démoniaque que forme le vigneron et sa racle, dès les premières lueurs du jours, s'enfoncer dans les sables du Beaujolais, excités par l'odeur du jus d'herbe comme le squale par l'odeur du sang, traquant chaque amarante, chaque érigéron, chaque liseron, jusque sous les pieds des ceps de vignes où ces herbes pensaient avoir trouvé un refuge qui les protégeraient de leurs principaux prédateurs que sont les débroussailleuses et les charrues interceps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh !! Toi !! Oui Toi !! Toi, le voyageur solitaire, que tes errances ont conduit sur ce blog et qui te conduiront un jour, qui sait, sur les pentes des crus du Beaujolais, tu l'apercevras peut-être alors ce vigneron, au détour d'un chemin, fouillant le sols de ses vignes, les pénétrant avec la régularité d'un métronome de la lame acerée de son engin. J'arrête, ça m'excite. Tu peux aussi passer par son caveau lui acheter quelques bouteilles. Il t'ouvrira les portes de sa cave comme il t'ouvre ici les portes de son cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;A ce propos, laisse moi te dire, voyageur solitaire, combien je suis heureux de te voir arpenter les pentes de ce blog. Ta lecture me flatte et prouve qu'il n'est pas nécessaire de mettre des photos de femmes à poil sur un blog pour qu'il soit visité. C'est tout à ton honneur de participer avec moi à ce combat que je livre contre la pornographie.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, je recherche quelque personnes pour compléter ma troupe de vendangeurs. Je te mets une photo de notre dernière journée d'effeuillage qui te montre que, si ça bosse dur aux Bachelards, c'est toujours dans un esprit de convivialité et de partage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THAAfWp4GfI/AAAAAAAAAZc/jvUZW9YJty4/s1600/661604_nus-vignes1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/THAAfWp4GfI/AAAAAAAAAZc/jvUZW9YJty4/s320/661604_nus-vignes1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Donc si ça t'intéresse de participer aux prochaines vendanges ou un de tes proches, n'hésite pas à me le faire savoir &lt;a href="mailto:lbauchet@bachelards.com"&gt;par mail&lt;/a&gt;. (sans rire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et souviens toi des paroles du sage : "Seul le corps peut aller en prison. L'esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble, continuons le combat ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=48895216&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=48895216&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2774616828808156143?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2774616828808156143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/la-racle-une-espece-proteger.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2774616828808156143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2774616828808156143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/la-racle-une-espece-proteger.html' title='La racle, une espèce à protéger'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TG-ol_CvI1I/AAAAAAAAAY8/8Gbhfaf48U4/s72-c/P1011641.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2734891274196138941</id><published>2010-08-11T11:59:00.003+02:00</published><updated>2010-08-11T12:06:08.274+02:00</updated><title type='text'>Le salaire de la peur</title><content type='html'>&amp;nbsp;Un vin ne vaut rien mais rien ne vaut un vin, nous dit André Malraux. (C'était avant sa cure de désintoxication, après il a légèrement modifié le texte de sa fameuse formule).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il avait raison Malraux. C'est vrai qu'on trouve de tout dans les vins, et à tous les prix en plus.&amp;nbsp; Je me souviens d'un prospectus d'Atac (le supermarché, pas les altermondialistes) qui avait atterri dans ma boite aux lettres l'an dernier, un peu après les foires aux vins, pour les retardataires désœuvrés, où étaient présentés dix "vins de vigneron" à moins d'un euro cinquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le prospectus était illustré par une joli photo d'un papi vigneron au milieu de ces vignes, au faciès creusé par des années de labeur au soleil,&amp;nbsp; avec au fond sa 4L garée dans un chemin, genre Aimé Guibert dans Modovino, mais je crois pas que c'était lui. On arrivait presque à entendre le bruit assourdissant des insectes et des petits oiseaux, que même parfois je me demande pourquoi ils font un tel raffut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Tout ça, histoire de montrer au consommateur que là il pouvait y aller les yeux fermés, que c'était des vrais vins de terroir, faits par de vrais pecnots. ( Réflexion faîte, c'était pas Aimé Guibert.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;On était en pleine cogitation avec ma directrice marketing (ma femme) sur les circuits de distribution qu'on souhaitait privilégier, sur les prix auxquels on voulait proposer nos vins, au regard de nos prix de revient, des prix moyens constatés sur nos différentes appellations, de la qualité intrinsèque de nos produits et du positionnement marché souhaité (démarche très pro quoi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et ben c'est pas le genre de prospectus qui vous permet d'envisager votre avenir avec sérénité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je veux faire des vins de terroir, pas des vins de terroir caisse. Mais y'a des limites quand même. Si on finit par être obligé de rouler en 4L quand on fait du vin. En berlingo, OK, mais en 4L, faut pas exagérer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En tout cas, moi, avec un euro, j'arrive à peine à payer les matières sèches (bouteille, bouchon, étiquette, capsule) et les frais de mise en bouteille. Bon, c'est vrai , quand tu te gares devant chez ton fournisseur avec ta 4L pourrie, c'est sûr que devant autant de misère, il va te faire un prix qui devrait te permettre de retomber à 70, 80 centimes par bouteille, hors vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ça veut dire au final que quand tu vas faire tes courses chez Atac, t'en achètes pour 70 centimes de vin TTC par bouteille, marge du distributeur comprise, et encore, si je considère que la livraison a été faîte gracieusement par le vigneron avec sa 4L.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et ben, à ce prix là, je me demande comment il fait l'Aimé Guibert&amp;nbsp; des supermarchés pour changer les pneus de sa voiture quand ils sont usés. A moins de faire du 300 hectos hectare, je vois pas comment c'est possible. Si je raisonne par rapport à nos rendements, même les caoutchouc des balais d'essuie-glaces je pourrais pas les changer. Alors si non seulement t'es obligé de rouler en 4L, mais qu'en plus tu dois passer la tête par la fenêtre pour voir la route les jours de pluie, tu te dis qu'il y a des limites. C'est vrai je vais avoir l'air de quoi moi, la tête penchée par la vitre conducteur et mon chien la tête penchée côté passager (il adore ça). Pour être vignerons, nous n'en sommes pas moins hommes et on est pas obligé de choper une otite à chaque fois qu'il pleut. C'est vrai quoi. Merde à la fin quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Heureusement, ça m'arrive aussi parfois de tomber sur des infos un peu moins déprimantes. Il y a quelques mois, Laurent Bazin sur son blog &lt;a href="http://levindemesamis.blogspot.com/2010/01/un-bon-vin-cest-combien_16.html"&gt;le vin de mes amis&lt;/a&gt; s'est livré à un petit sondage auprès de ses lecteurs en leur demandant quel était d'après eux le prix d'un bon vin. Etrange question quand&amp;nbsp; on y pense, mais après tout, la réponse n'est pas sans intérêt pour le vigneron moyen, même s'il ne compte pas au nombre des amis de Laurent Bazin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La majorité des sondés a répondu entre dix et quinze euros. Là, je dis OK. A ce prix là, j'achète même des housses en skaï pour la voiture. Un coup d'éponge et c'est propre. Super pratique quand ton chien plein de terre s'est vautré sur la banquette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Par ailleurs, un collègue vigneron me disait qu'il avait lu récemment une enquête réalisée sur un assez large panel de personnes sur le prix à partir duquel le consommateur estimait en avoir mis assez dans son achat pour avoir un vin de qualité : 8,5 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'aime bien l'aphorisme d'Oscar Wilde, qui en connaissait un rayon (pas de supermarché) sur la nature humaine.  "N'achetez jamais une chose dont vous n'avez pas envie uniquement parce qu'elle  coûte cher."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est tellement difficile pour certains de suivre ce conseil que cet élément doit être intégré dans la définition de son prix de vente. C'est pas qu'on veut abuser de la faiblesse de caractère de certains, d'ailleurs parfois inversement proportionnelle à l'épaisseur de leur portefeuille, mais c'est vrai qu'en deçà d'un certain prix, il y a comme de la suspicion vis à vis de la qualité de ton vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Compte tenu de tout ça, et surtout du caractère aléatoire de chaque millésime, ce n'est pas chose facile de définir un prix qui rende ton vin "crédible" aux yeux de l'amateur, tout en restant d'un rapport qualité prix honnête, et qui te permette dans le même temps d'acheter les meilleures croquettes pour ton chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Parce qu'après l'amateur de vin, le chien reste le meilleur ami du vigneron, et que ça mérite bien qu'on lui achète le top du top de la croquette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9OLrBnG3mDA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/9OLrBnG3mDA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2734891274196138941?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2734891274196138941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/le-salaire-de-la-peur.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2734891274196138941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2734891274196138941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/le-salaire-de-la-peur.html' title='Le salaire de la peur'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5807523460912251987</id><published>2010-08-08T15:13:00.024+02:00</published><updated>2010-08-08T17:33:54.077+02:00</updated><title type='text'>Dieu existe sans doute, mais je ne l'ai pas encore rencontré</title><content type='html'>&amp;nbsp;La nature a horreur du vide. Le désherbage des vignes réalisé il y a un mois à la main, ou par le labour, a laissé le champ libre (c'est le cas de le dire) aux plantes estivales. Le sol remis à nu a favorisé la levée de dormance de leurs graines.  Et voilà que désormais se mêlent aux quelques érigerons passés à travers les mailles du filet de notre premier nettoyage, des amarantes, des morelles noires et plus rarement, des chénopodes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TF6I12NgsSI/AAAAAAAAAYs/ft94CEQEfeo/s1600/CIMG5037.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TF6I12NgsSI/AAAAAAAAAYs/ft94CEQEfeo/s320/CIMG5037.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Quand je vois l'énergie qu'il nous a fallu déployer pour venir à bout de la première génération d'herbe (et encore, j'en suis pas tout à fait sorti !),&amp;nbsp; j'ai parfois envie de baisser les bras. Enfin, vous me direz, quand on a les bras baissés, c'est plus facile pour arracher les mauvaises herbes, mais quand même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je vous pose la question; en ces premiers jours d'Août, où la France se fait dorer la pilule sur les plages, pourquoi j'aurais pas droit aussi à un peu de vacances ? C'est vrai, quoi. Sois bio et tais toi, c'est ça hein ? Et bien non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon, le problème c'est de savoir quelle incidence ça peut avoir sur mes vignes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sans compter l'aspect esthétique de la chose. Cela peut paraître stupide, mais quand vos voisins offrent aux yeux du promeneur,&amp;nbsp; grâce aux rogneuses et aux désherbants,  le spectacle de vignes tirées au cordeau, vous ne pouvez pas vous empêcher de culpabiliser d'avoir des vignes moins "propres". Sans doute une réminiscence de mon passé d'informaticien. Un ordinateur, c'est zéro ou un et ça a créé chez moi une certaine tendance à la psychorigidité. J'aime bien les trucs carrés, bien que je trouve que finalement j'évolue assez vite là dessus. Mes voisins aussi, je suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais là n'est pas bien sûr l'essentiel. La vraie question est de savoir quelle incidence peut avoir cette  nouvelle génération de mauvaises herbes sur la prochaine récolte. Puis-je laisser tout ça comme ça et emmener ma progéniture faire des châteaux de sable à la mer, ou le risque est-il trop élevé de voir les raisins se dégrader, de part l'humidité résiduelle créée par la biomasse de ces plantes et les obstacles qu'elles constituent à la circulation de l'air dans les pieds de vigne et à la pénétration de la lumière nourricière, au point de compromettre le potentiel quantitatif et qualitatif de la prochaine vendange, déjà mis à mal par une météo capricieuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à contrario, je me plais parfois à penser, compte tenu des précipitations importantes de ces derniers jours, que cela est bénéfique à la vigne, en absorbant l'eau en excès dans les sols. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ces questions ont pour le néovigneron&amp;nbsp; que je suis autant d'importance que celle de l'existence de Dieu pour un séminariste. Un peu moins pour mes enfants qui ont déjà préparé les tubas et les masques de plongée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais comme pour l'existence de Dieu, pas facile de trouver des éléments de réponse. On lit tout et son contraire sur l'impact de l'herbe sur la vigne. Pour être honnête, les études que j'ai pu lire portaient sur l'examen de l'enherbement "maitrisé". En ce qui me concerne, question maitrise, on a fait mieux, même si j'ai laissé partir l'herbe volontairement au début. Malgré tout, j'ai quand même des motifs de satisfaction. Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens, dit le sage. Et bien, à ce jour, même si la situation dans les vignes est un peu confuse, nous n'avons réalisé qu'un seul labour (à l'exception des deux parcelles que j'ai en fermage où nous avons fait preuve  d'un peu plus de zèle mécanique. Pas question de se livrer à des expériences  dans des vignes qui ne m'appartiennent pas, je ne veux pas être responsable  de la mort d'un de mes propriétaires, victime d'une crise cardiaque lors  d'une visite de ses vignes). Cette année, très peu de ceps ont donc été arrachés par mes charrues. Aussi, lorsque je marche dans mes vignes, je suis surpris de la souplesse des sols, bien qu'ils n'ont presque pas été remués. On en parlait avec mon chien pas plus tard qu'hier soir. C'est un vrai plaisir pour les coussinets de ses papattes. Et question consommation de carburant et émission de gaz à effet de serre, je peux aussi me vanter d'un bilan très positif pour cette campagne. On en parlait avec ma cuve à fuel pas plus tard qu'hier soir. Alors je crois que ça mérite quand même une petite semaine de congés, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Après, promis juré si je mens je vais en enfer, je retourne dans les vignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TF6zA4f9iLI/AAAAAAAAAY0/yT5W9yfvS3c/s1600/CIMG5041.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TF6zA4f9iLI/AAAAAAAAAY0/yT5W9yfvS3c/s320/CIMG5041.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5807523460912251987?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5807523460912251987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/dieu-existe-sans-doute-mais-je-ne-lai.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5807523460912251987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5807523460912251987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/dieu-existe-sans-doute-mais-je-ne-lai.html' title='Dieu existe sans doute, mais je ne l&apos;ai pas encore rencontré'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TF6I12NgsSI/AAAAAAAAAYs/ft94CEQEfeo/s72-c/CIMG5037.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4650478755523373758</id><published>2010-08-08T09:48:00.001+02:00</published><updated>2010-08-08T17:12:10.290+02:00</updated><title type='text'>Kaamelott</title><content type='html'>Hilarant ! Même à jeun. ( Désolé pour la pub au début. )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="containerEpix" style="position: relative;"&gt;&lt;div class="kwg_pr" id="kwg_iLyROoaftUAc" name="kwg_iLyROoaftUAc"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="flash_epix" id="flash_epix_iLyROoaftUAc" name="flash_epix"&gt;&lt;object data="http://sll.kewego.com/swf/p3/epix.swf" height="300" id="iLyROoaftUAc" name="iLyROoaftUAc" type="application/x-shockwave-flash" width="400"&gt;  &lt;param name="movie" value="http://sll.kewego.com/swf/p3/epix.swf" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always" /&gt;&lt;param name="flashVars" value="language_code=fr&amp;playerKey=0df9b773a15b&amp;skinKey=7109c4112f57&amp;sig=iLyROoaftUAc&amp;autostart=false&amp;advertise=1" /&gt;&lt;param name="wmode" value="Opaque" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="width: 400px;"&gt;&lt;a href="http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftUAc.html"&gt;Kaamelott Saison 2 Episode 67 : Spiritueux - wideo&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Auteur : Alexandre Astier Réalisé par : Alexandre Astier Avec : Anne Girouard , Alexandre Astier, Nicolas Gabion, Lionel Astier, Thomas Cousseau © Calt - Dies Iræ – Shortcom &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4650478755523373758?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4650478755523373758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/kaamelott.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4650478755523373758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4650478755523373758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/08/kaamelott.html' title='Kaamelott'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4297913195112765566</id><published>2010-07-31T07:59:00.002+02:00</published><updated>2010-07-31T08:04:01.568+02:00</updated><title type='text'>rénovation du cuvage</title><content type='html'>&amp;nbsp;Les travaux de rénovation du cuvage s'achèvent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les murs ont été ravalés, le sol a été recouvert d'une résine pour éviter l'emploi de produits nettoyants agressifs et en faciliter le nettoyage à l'eau claire. Les cuves ciment qui ne l'étaient pas ont été équipées de portes en inox. Un local technique a été créé pour le stockage du petit matériel de vinification et l'électricité a été remise aux normes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Par ailleurs, cinq cuves ciment ont été enlevées. Nos prédécesseurs travaillaient douze hectares, contre sept actuellement. Nous n'avions donc plus besoin d'une telle capacité de vinification, surtout qu'avec le passage des vignes en bio, le rendement à l'hectare chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela nous a permis de gagner de l'espace, et devrait nous faciliter les travaux de vinification. L'exiguïté du lieu&amp;nbsp; nous obligeait à déplacer sans cesse une pompe, un tuyau, un bac, une rallonge électrique pour pouvoir passer d'un endroit à un autre du cuvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même le vieux pressoir a été retoiletté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO1xNmBZFI/AAAAAAAAAYM/ItF3FFL-cHg/s1600/CIMG5007.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO1xNmBZFI/AAAAAAAAAYM/ItF3FFL-cHg/s400/CIMG5007.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Sa dernière utilisation remonte aux années 70 (1970!). Peut-être un jour nous le réveillerons de ce long sommeil, mais ce n'est pas d'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, je vous mets une photo du cuvage tel que nous l'avons trouvé à notre arrivée sur la propriété pour que vous puissiez apprécier le travail réalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO25t35tyI/AAAAAAAAAYc/R71VXJjtLCs/s1600/P8140186.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO25t35tyI/AAAAAAAAAYc/R71VXJjtLCs/s400/P8140186.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Après : &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO2YveFJ7I/AAAAAAAAAYU/PHixxRpcpvg/s1600/CIMG5009.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO2YveFJ7I/AAAAAAAAAYU/PHixxRpcpvg/s400/CIMG5009.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à donner un grand coup de nettoyage pour débarrasser le cuvage de la poussière des travaux, à&amp;nbsp; mettre un dernier coup de pinceau sur nos cuves ciment et nous serons prêts pour notre prochaine campagne de vinification. J'ai hâte d'y être mais il va encore falloir faire preuve de patience avant que les raisins ne soient prêts à être vendangés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO7ML1t2bI/AAAAAAAAAYk/4iHQ0PiXAa4/s1600/IMG_3415.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO7ML1t2bI/AAAAAAAAAYk/4iHQ0PiXAa4/s400/IMG_3415.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4297913195112765566?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4297913195112765566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/07/renovation-du-cuvage.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4297913195112765566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4297913195112765566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/07/renovation-du-cuvage.html' title='rénovation du cuvage'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TFO1xNmBZFI/AAAAAAAAAYM/ItF3FFL-cHg/s72-c/CIMG5007.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-3645735161619851190</id><published>2010-07-13T10:28:00.097+02:00</published><updated>2010-07-15T20:29:23.743+02:00</updated><title type='text'>Hotel California</title><content type='html'>&amp;nbsp;On tient le bon bout. Presque toutes mes parcelles ont été libérées de l'herbe qui les envahissaient, les vignes les plus vigoureuses ont été relevées et cisaillées. Certes, il reste du pain sur la planche, mais les urgences ont été traitées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je me suis quand même fait un peu peur. Toute cette herbe dans mes vignes pendant le passage de la fleur, avec cette forte humidité due aux pluies importantes de juin, et l'apparition des premiers foyers de mildiou, j'ai bien cru que c'était cuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Heureusement, le beau temps est revenu et j'ai bénéficié du renfort de deux saisonniers dont le courage a fini par venir à bout de l'herbe poussant au pied des ceps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TDwurIxKiiI/AAAAAAAAAYE/wrfjUTSnszI/s1600/pardelles.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TDwurIxKiiI/AAAAAAAAAYE/wrfjUTSnszI/s320/pardelles.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La vigne nécessite des opérations coup de poing qu'un homme seul ne peut accomplir. Pour une vendange de qualité, chaque opération doit être exécutée dans le bon timing. Ni trop tôt, ni trop tard. Un peu comme lorsqu'on danse un slow. Si on cherche à embrasser sa partenaire dès les premières notes de musique, on a toutes les chances de se faire gifler. Je le sais, j'ai  essayé. Même si, à l'époque où j'écumais les dancefloors de Picardie, les femmes avaient toutes les peines du monde à cacher l'excitation qu'elles éprouvaient à la seule vue du corps du Travolta picard, comme on me surnommait alors,&amp;nbsp; il me fallait respecter les étapes de la séduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'abord, la faire rire. "On ne peut pas tourner dans l'autre sens, j'ai ma jambe de bois qui se dévisse". Ou encore, "vous marinez chez vos harengs ?". Une fois la belle séduite par mon humour subtil, convaincue dès lors que ma plastique superbe hébergeait le plus fin des esprits, bandant mes biceps, je la serrais contre moi, faisant d'elle la prisonnière consentante des bras d'airain de celui dont elle espérait désormais qu'il deviendrait pour toujours le mâle protecteur de sa future progéniture. Espoir qu'il me fallait malheureusement&amp;nbsp; dès le lendemain ruiner. Consacrer ma vie au bonheur d'une femme revenait à faire le malheur de toutes les autres.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pour l'heure, je la laissais savourer l'instant magique&amp;nbsp; que je lui offrais de vivre et quand, vaincue, elle s'abandonnait à mon étreinte, il ne me restait plus qu'à contrôler la fermeté de sa croupe et la qualité de sa denture, avant de la libérer de l'insupportable attente de mon baiser. Elle terminait invariablement la soirée, tel un pantin désarticulé, échouée sur la banquette arrière de ma super 5 GT Turbo, jantes alu, feux longue portée, la bouche ouverte et les yeux révulsés d'adoration,&amp;nbsp; encore étonnée de la puissance sonore de ses cordes vocales, stupéfaite de l'intensité du plaisir qu'elle avait ressenti et qui la laissait sans force mais ivre de bonheur. Quant à moi, à la demande du vigile qui gardait le parking, j'avais rejoint la discothèque, les filles la désertant quand elles découvraient mon absence, pour y revenir, tel le ressac de l'océan un soir de tempête, alors que je réapparaissais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et ben la vigne, c'est pareil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sinon, j'attends confirmation, mais je devrais avoir ma première commande d'un restaurateur. A Paris, dans le Marais. Si c'est confirmé, j'irais fêté ça en boite de nuit, tiens. Ça fait longtemps qu'on y est pas allé avec ma femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, allez je vous laisse.&amp;nbsp; Faut que je sorte les poubelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=47051781&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=47051781&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="dz_ref" style="font: 9px Arial;"&gt;Découvrez la playlist &lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/playlist/benabar%20slow-47051781" target="_blank"&gt;benabar slow&lt;/a&gt; avec &lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/benabar" target="_blank"&gt;Bénabar&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-3645735161619851190?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/3645735161619851190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/07/hotel-california.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3645735161619851190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3645735161619851190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/07/hotel-california.html' title='Hotel California'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TDwurIxKiiI/AAAAAAAAAYE/wrfjUTSnszI/s72-c/pardelles.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7865244700418358905</id><published>2010-06-21T23:53:00.003+02:00</published><updated>2010-06-22T00:22:52.429+02:00</updated><title type='text'>Into the wild à quatre pattes</title><content type='html'>&amp;nbsp;Hegel a raison lorsqu'il affirme que rien de grand dans le monde ne s'est accompli sans passion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Tenez moi par exemple, j'ai une passion pour l'équipe de France de football. Ça m'aide beaucoup pour le travail dans les vignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Plus j'écoute les joueurs parler, plus je me dis que j'ai une intelligence largement supérieure à celles des footballeurs de haut niveau. Et comme on a toujours besoin d'un plus con que soi pour ne pas avoir envie de se tirer une balle à chaque fois qu'on fait une boulette, d'avoir toute cette brochette d'abrutis sous les yeux en ce moment ça tombe plutôt bien pour moi. En fait, je me demande si je n'ai pas fait une grosse erreur en ne labourant pas mes parcelles au printemps et en laissant l'herbe s'installer. Je voulais retarder les labours au maximum pour éviter de trop chahuter le système racinaire de mes vieilles vignes qui ont bien du mal à se remettre des travaux de labour des deux années précédentes. Le problème, c'est que maintenant deux de mes parcelles sont aujourd'hui littéralement envahies par les érigérons et autres carottes sauvages. Les trois semaines de pluie pratiquement continues ont été du pain béni&amp;nbsp; pour les mauvaises herbes. La pluie, conjuguée à l'augmentation du photopériodisme, a fait  explosé leur développement. Et les sols détrempés ne permettent pas de rentrer avec un tracteur dans les vignes pour les labourer. De surcroit,&amp;nbsp; l'herbe, de part sa biomasse importante, bloquerait les charrues. Il n'y a donc plus d'autre alternative que de faire sauter les herbes à la main, si je veux que mes vendangeurs ne passent pas trop de temps à chercher mes ceps au milieu des érigérons en septembre.&amp;nbsp; Alors il court, il court le Bauchet.&amp;nbsp; Il court même à perdre haleine, ce qui est plutôt une bonne chose pour un vigneron, mais bon. Le soir, quand il rentre, tellement il a couru qu'il sent le furet et qu'il est moyennement motivé pour relater ses exploits sur son blog. Un peu usant de courir comme un fou après la nature. Je me demande si je ne préfèrerais pas courir après une baballe tiens. En plus si ça me donne le droit d'insulter Domenech.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Heureusement, depuis aujourd'hui, j'ai le renfort d'un saisonnier. Kala, un turc fort comme un turc et qui bosse fort. A deux, c'est quand même plus sympathique. A la fin de la journée, on est tous les deux à quatre pattes dans les rangs, et le plus drôle c'est que ça nous fait rigoler ou le plus rigolo c'est qu'on trouve ça drôle si vous préférez. Si Sean Penn veut tourner la suite d'Into the Wild dans ma parcelle de Moulin à Vent, il va falloir quand même qu'il se dépêche parce que je pense que mercredi soir ça devrait déjà un peu plus ressembler à une vigne. (Je préfère ne pas mettre de photo pour le moment pour les âmes sensibles, mais je vous montrerai ça une fois le nettoyage terminé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Enfin qu'il s'inquiète pas trop quand même, il me reste suffisamment d'herbes dans mes autres parcelles pour nourrir l'acteur principal. Mais qu'il&amp;nbsp; fasse gaffe quand même, parce que je suis pas sûr que tout se mange, quoique cette année j'ai pas encore vu de Datura Stramonium. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TB_eR3hOx4I/AAAAAAAAAX8/X379tTUl3Xs/s1600/into-the-wild.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="181" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TB_eR3hOx4I/AAAAAAAAAX8/X379tTUl3Xs/s400/into-the-wild.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Allez dodo, parce que demain j'ai encore une journée à passer à quatre pattes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7865244700418358905?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7865244700418358905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/06/into-wild-quatre-pattes.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7865244700418358905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7865244700418358905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/06/into-wild-quatre-pattes.html' title='Into the wild à quatre pattes'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TB_eR3hOx4I/AAAAAAAAAX8/X379tTUl3Xs/s72-c/into-the-wild.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7620398292023484451</id><published>2010-06-01T22:55:00.009+02:00</published><updated>2010-07-13T10:43:40.336+02:00</updated><title type='text'>but</title><content type='html'>&amp;nbsp; Lors d'un repas au restaurant, Johnny Depp&amp;nbsp; a déboursé&amp;nbsp; &lt;a href="http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Les-vendangeurs-aux-petits-soins-pour-le-grand-vin-_3639-1089793_actu.Htm"&gt;40000 euros pour une bouteille de cheval blanc 1947&lt;/a&gt;. Trois ans de salaires d'un smicard pour une bouteille de vin. Je trouve ça indécent. Je sais, c'était un cheval blanc, il était son idole, il avait 63 ans. N'empêche. Hugues Aufray doit se retourner dans sa tombe, lui qui a chanté toute sa vie pour combattre l'injustice sociale entre les hommes (ah bon il est pas mort Hugues Aufray ?). En signe de contestation, j'ai décidé de sortir l'année prochaine une "cuvée Stewball", à 20 euros la bouteille, déjà beaucoup plus accessible en terme de prix. Ça devrait permettre aux gens de condition modeste de pouvoir boire au restaurant, au moins une fois dans leur vie, un très grand vin. C'est pas parce qu'on est vigneron sur les plus beaux terroirs du monde (ben quoi ?) qu'on peut pas faire dans le social. Faut que je réfléchisse, mais je pense que je vais installer mon stand de vente entre le comptoir de commande du Mac Drive&amp;nbsp; de Macon et celui où on récupère les hamburgers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ça me gonfle ce côté bling bling associé aux vins. T'as vu mon Audi ? T'as vu mon Mont Blanc ? T'as vu mon Cheval Blanc ? " Dis donc, t'as payé ça super super cher ! Ça doit être super super bien ! ". Ça me rappelle un échange que j'avais eu dans ma vie d'avant, celle où j'étais informaticien, avec un de mes clients, directeur financier d'un groupe industriel. Nous commencions à travailler pour son entreprise. Nous étions intervenus en urgence pour régler un problème. Satisfait de notre prestation, il avait souhaité me rencontrer pour voir comment nous pouvions démarrer une collaboration plus active. A l'issue de la conversation, il me demande mes tarifs, je lui donne, et il s'exclame de but en blanc, " Vous n'êtes pas assez cher. A ce prix, vous n'êtes pas crédible." Fort de son conseil, j'ai augmenté tous mes tarifs de 25% et je dois dire que cela nous a bien aidé à gagner en crédibilité pour les années suivantes auprès de notre clientèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais c'était une autre vie, celle de l'argent facile, des filles, de la drogue, du Champagne qui coulait à flot, et du Cheval Blanc qui courait au galop. Maintenant les choses ont un peu évolué pour moi. Et je pense qu'au rythme où vont les choses , je vais même devenir le champion toutes catégories de la décroissance (forcée). Quand je pense que j'ai fait des trucs insensés pour payer moins d'impôts, comme me marier, ou avoir trois enfants. Alors qu'il me suffisait de devenir vigneron dans le Beaujolais. Parfois, on a la solution en permanence devant les yeux (au milieu de la table) et on ne la voit pas. C'est bizarre la vie quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;De toute façon, il faut sortir de cette logique infernale de l'argent roi, avec lequel on peut tout acheter, avec lequel on peut tout boire, avec lequel on peut tout snifer. Surtout quand je peux plus en profiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je ne sais plus si c'est le général de Gaulle, ou Mendes France qui a dit "celui qui, à cinquante ans, n'a pas un solex a raté sa vie". En tout cas, c'est un de ces gars là. Un visionnaire, qui comprit bien avant tout le monde qu'une économie basée sur la croissance ne peut pas fonctionner ad vitam eternam dans notre monde fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAN8zUoKH8I/AAAAAAAAAXk/5piC0VnAzIs/s1600/futflottant.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAN8zUoKH8I/AAAAAAAAAXk/5piC0VnAzIs/s320/futflottant.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Souvent, je regarde le soleil tomber et je réfléchis à ça. Je ferme les yeux parce que le soleil me les  brulent (les yeux) et je songe à qu'est-ce que c'est que cette société de consommation,  comment est-ce que c'est qu'elle peut s'accorder avec la justice sociale, comme Sarkozy qui réfléchit en ce  moment, dans la perspective de la prochaine coupe d'Europe, à qu'est-ce que c'est que le football comme valeur, ou qu'est-ce  que c'est que la place de nos jeunes dans notre société et en particulier sur un terrain de football, je vous le demande ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et parfois j'en arrive à me dire que celui qui, à soixante-dix ans, n'allume pas son feu avec un silex a raté sa vie. Ah oui, puis celui qui continue à boire du Cheval Blanc plutôt que les vins du Beaujolais aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=45006534&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=45006534&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7620398292023484451?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7620398292023484451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/06/but.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7620398292023484451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7620398292023484451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/06/but.html' title='but'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAN8zUoKH8I/AAAAAAAAAXk/5piC0VnAzIs/s72-c/futflottant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7354932334282347048</id><published>2010-05-29T19:19:00.011+02:00</published><updated>2010-05-31T09:04:03.597+02:00</updated><title type='text'>Il faut oublier</title><content type='html'>&amp;nbsp;Nos continents dérivent et cela n' inquiète personne.&amp;nbsp; Pourtant le jour où ils se rejoindront à nouveau, ( et croyez-moi au rythme où vont les choses, cela finira FATALEMENT par arriver), il faudra bien plus de temps pour aller à la mer. Pourquoi nul ne s'en préoccupe, à part moi, alors que j'ai une piscine en plus ? Qui se demande si l'Olympique de Marseille sera champion de France de foot cette année ? Le championnat est terminé me direz-vous, et Marseille est champion. Je le sais. Mais est-ce une raison pour se vautrer dans notre ignorance crasse ? Et pour obtenir l'âge de son chien, l'âge REEL, le VRAI, qui sait s'il faut le multiplier  par 6 ou par 7 ? Et doit on acheter un téléviseur plasma ou un LCD ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ne croyez-vous pas qu'à moins de trois  semaines du coup d'envoi de la coupe de monde, il serait temps pour  l'humanité de se poser toutes ces questions. Pas forcement pour y obtenir des réponses d'ailleurs. Mais se les poser au moins, comme quand on faisait de la philo en terminale, et qu'après on discutait avec les filles dans le bus, sans avoir envie pour une fois de leur arracher leurs sous-vêtements (enfin, quand le sujet était vraiment très intéressant). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais non, on&amp;nbsp; préfère se complaire dans sa petite vie tranquille, dans son petit confort, jusqu'au jour... où l'extracteur de poussière finit par remplacer l'aspirateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'est-ce pas Laurent.&amp;nbsp; Mais la poussière, une fois dans son sac, a-t-elle disparu pour autant, Laurent ? T'es-tu déjà posé&amp;nbsp; la question ? Et puisqu'on parle de poussière, tu le sais, pourtant, qu'on a vu jaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Nous questionner, nous questionner sans cesse sur ce que nous sommes, où nous allons, quel est le but de notre passage sur terre, quels sont nos droits, que devons nous transmettre à ceux qui marcheront dans nos pas. "Notre salut", disait Mallarmé, " passe par ce questionnement permanent, cette interrogation sourde et profonde de notre âme sourde et profonde."(je crois que c'est Mallarmé, mais j'en suis plus tout à fait sûr).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Παρὰ δὲ τὸ Ἱπποδάμιον καλούμενον.&amp;nbsp; Connais toi toi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Connais toi toi-même toi-même, tu dois penser Laurent, mais moi je pense que c'est toi qui devrais te connaître toi-même&amp;nbsp; !! Même si toi tu penses que c'est moi qui devrais me connaître moi-même. Mais on va peut-être arrêter là ces enfantillages stériles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En fait, je vous raconte tout ça, parce que je sais que certains chez moi s'interrogent sur l'état de mes vignes et pensent que je devrais me dépêcher de virer toute cette herbe. En gros, l'histoire de la fourmi et du puceron, c'est bien gentil sur le blog, mais dans la vraie vie, y va peut-être falloir que je me bouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais Cher Laurent,&amp;nbsp; je le sais qu'il est parait-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu'un meilleur avril. Mais moi c'est pas mon truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAEwtxiAlNI/AAAAAAAAAW0/uU8FQ7Tyzxs/s1600/vigness.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAEwtxiAlNI/AAAAAAAAAW0/uU8FQ7Tyzxs/s320/vigness.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et puis, chacun fait ce qui lui plait. Sous mes pieds, y a la terre. Sous tes pied, y a l'enfer. Chacun fait, fait, fait c'qui lui plaît, plaît, plaît. (C'est pas du Brel ça ?) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Laurent je le sais, tu ne me kiffes pas. Mais si on oubliait le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi le cœur du bonheur ? Je crois même que si t'étais prêt à accepter ma démarche et à arrêter de dire que je suis une brêle, je serais prêt à t'offrir des perles de pluie. Venues de pays où il ne pleut pas en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAEixjBCUHI/AAAAAAAAAWs/RZNGf-3078s/s1600/chaff.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAEixjBCUHI/AAAAAAAAAWs/RZNGf-3078s/s320/chaff.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="300" height="250"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=44830001&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=44830001&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7354932334282347048?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7354932334282347048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/il-faut-oublier.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7354932334282347048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7354932334282347048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/il-faut-oublier.html' title='Il faut oublier'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/TAEwtxiAlNI/AAAAAAAAAW0/uU8FQ7Tyzxs/s72-c/vigness.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2607588133098064983</id><published>2010-05-28T00:29:00.006+02:00</published><updated>2010-05-28T07:34:59.146+02:00</updated><title type='text'>Le schyzo nouvo est arrivé</title><content type='html'>&amp;nbsp;Je n'y comprends plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'un côté, on réfléchit, dans les hautes sphères du Beaujolais viticole, à augmenter les rendements de 52 à 60 hectolitres hectare pour la&amp;nbsp; prochaine campagne. De l'autre, on&amp;nbsp; valide la baisse du volume de primeur autorisé en le passant à 25 hectolitres hectare (La règle en vigueur est que seule une partie de la production peut être mise en marché en Beaujolais Nouveau. Le plafond était de 35 hectolitres hectare jusqu'alors ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'un côté, on nous dit, qu'en augmentant les volumes de production autorisés à l' hectare, cela se traduira par une baisse du prix de revient au bénéfice du viticulteur. De l'autre, on prétend qu'en diminuant la part du volume de primeurs sur cette production , on permettra un rééquilibrage de l'offre et de la demande des Beaujolais Nouveau et par là, la garantie d'un niveau de prix acceptable pour les producteurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je crois que ceux qui président aux destinées du Beaujolais devraient arrêter de fumer du cannabis, dont la consommation excessive entraîne des comportements schizophréniques. A moins que ceux qui tentent d'imposer une augmentation des rendements globaux ne soient pas les mêmes que ceux qui veulent diminuer le volume de Beaujolais&amp;nbsp; Nouveau... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est en tout cas une nouvelle preuve du peu d'importance que l'on accorde à la viticulture bio. Vouloir augmenter les rendements de 52 hectares à 60 peut laisser songeur. Mais cette volonté discutable n'a pas d'impact sur la&amp;nbsp; liberté d'action et le travail des bios, dont les rendements moyens n'excèdent de toute façon pas les 35 hectos. Par contre, en décidant de diminuer le volume de primeur autorisé à l'hectare, on risque de pénaliser fortement les bios qui ont pu, qui ont su, devant l'intérêt croissant des consommateurs pour ce type de production, développer des marchés leur permettant de vinifier et d'écouler toute leur production en Beaujolais Nouveau, alors qu'il est plus difficile, malgré l'intérêt croissant pour les produits bios, de vendre des Beaujolais ou des Beaujolais-Villages, en dehors de la période des primeurs. Mais les bios sont marginaux et leur problèmes ne comptent pas... Et quand bien même il existe également des viticulteurs conventionnels qui ont su développer leur marché de primeurs dans la limite des 35 hectos hectare, là aussi, on considère qu'ils sont minoritaires et que la loi du plus grand nombre doit s'appliquer... Les plus actifs doivent donc se sacrifier sur l'autel de l'union sacrée de la viticulture du Beaujolais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cette volonté qu'il y a ici à gérer le travail des viticulteurs, comme si le vin était un produit agricole de première nécessité, indispensable à notre sécuritaire alimentaire, me dépasse: on raisonne prioritairement rendement, optimisation du prix de revient, volonté de régulation des prix marché par le calage de l'offre sur une projection de la future demande , quand il faudrait avant tout raisonner qualité, valorisation de la production, encouragement aux initiatives individuelles, ou collectives qui vont dans ce sens. Pourquoi ne pas laisser plus de liberté de manœuvre à ceux qui se relèvent les manches pour vivre du fruit de leur travail ? Pourquoi contraindre dans leurs initiatives les plus performants d'entre eux sur le plan économique ? Et surtout, à quoi servent les grenelles de l'environnement où on encourage les agriculteurs à produire plus propres, si par la suite des émanations déconcentrées de l'Etat&amp;nbsp; comme l'INAO ou des instances de représentation de la profession validées et contrôlées par l'INAO décident d'option qui vont à contre-sens de cette volonté politique ? Nos institutions seraient elles schizophrènes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_7yQOQOfHI/AAAAAAAAAWU/UFR8sJ3TGUQ/s1600/1-serge_gainsbourgSARKO.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_7yQOQOfHI/AAAAAAAAAWU/UFR8sJ3TGUQ/s320/1-serge_gainsbourgSARKO.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2607588133098064983?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2607588133098064983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/le-schyzo-nouvo-est-arrive.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2607588133098064983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2607588133098064983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/le-schyzo-nouvo-est-arrive.html' title='Le schyzo nouvo est arrivé'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_7yQOQOfHI/AAAAAAAAAWU/UFR8sJ3TGUQ/s72-c/1-serge_gainsbourgSARKO.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6440837215613417589</id><published>2010-05-26T00:00:00.005+02:00</published><updated>2010-05-26T07:40:05.766+02:00</updated><title type='text'>Le puceron et la fourmi</title><content type='html'>&amp;nbsp;Je viens de terminer le fauchage des chardons qui avaient envahi une de mes parcelles. J'avais décavaillonné cette parcelle l'automne dernier, et les cavaillons se sont retrouvés couverts de chardon au printemps ! Comme le montre la photo ci-dessous, les chardons sont beaucoup moins nombreux entre les rangs de vigne, ce qui semble démontrer qu'il y a une relation de cause à effet entre le labour et la pousse de ces mauvaises herbes... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_wwoxxKE8I/AAAAAAAAAV0/MKU71-PLLNQ/s1600/chardons.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_wwoxxKE8I/AAAAAAAAAV0/MKU71-PLLNQ/s320/chardons.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les chardons méritent-ils d'ailleurs ce qualificatif de mauvaises herbes ? Les chardons ont un système racinaire très développé, constitué de racines traçantes et pivotantes, qui descendent très profond dans le sol et leur permettent de jouer par là un rôle de décompaction&amp;nbsp; naturelle des terrains . J'ai du les faucher parce qu'ils commençaient à devenir hauts et leurs épines indélicates auraient fini par gêner le travail dans les vignes. Aussi, nombreux étaient ceux ayant atteint le stade bouton floraux et il me fallait quand même éviter qu'ils grainent à nouveau afin de contenir leur développement futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Outre les chardons, j'ai pas mal de liserons dans cette parcelle. Une plante au système racinaire également très développé et qui joue aussi un rôle de décompactage des sols. C'est une des plantes qui résistent aux premiers traitements herbicides de printemps. On voit en ce moment pas mal de vignerons conventionnels dans les vignes, la sulfateuse sur le dos, la lance à la main, appliqués à tenter de les éradiquer au roundup ou avec une autre saloperie dans le genre. Je suis fasciné de voir avec quelle obstination certains d'entre eux s'entêtent à obtenir un sol lunaire autour de leurs pieds de vigne... Peut on encore parler de terroir pour ces sols exempts de vie où plus rien ne pousse, à l'exception des ceps ? A leur décharge, je parcourais hier le mémo flore associé au guide technique de viticulture "durable" édité par la chambre d'agriculture régionale de Bourgogne , guide fort bien fait par ailleurs, mais qui témoigne qu'il reste encore du chemin à faire par certains aspects, je vous en laisse juge. Voici le texte d'introduction du "mémo flore"; "La vigne est une culture qui abrite un grand nombre de mauvaises herbes. Le vignoble bourguignon n'y échappe pas. ... pour maîtriser efficacement ces mauvaises herbes, il est nécessaire de les connaître et de les reconnaître à l'état de jeune plante et d'adulte."&amp;nbsp; Et le guide de recenser pêle-mêle des vivaces, des annuelles, des plantes concurrentielles pour la vigne et d'autres beaucoup moins, des plantes qui disparaissent spontanément aux premières chaleurs, des plantes que les botanistes reconnaissent utiles à l'équilibre des sols ! Mais bien sûr, aucune indication de ce type n'est donnée dans ce guide. Juste le nom des plantes et deux photos, une au stade plantule,une autre au stade adulte ! Comment les viticulteurs, "armés" de ce mémo flore peuvent se poser la question de savoir si ils ne feraient pas mieux de laisser leur sulfateuse à l'atelier, lorsque ce n'est finalement "que" du seneçon, du lamier pourpre, du mouron des oiseaux, du muscari qui poussent dans leurs vignes, toutes ces plantes étant citées dans ce guide comme mauvaises herbes et donc préjudiciables au développement de la vigne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_xCgPXlsWI/AAAAAAAAAV8/eacCSRJUfE0/s1600/cocci.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_xCgPXlsWI/AAAAAAAAAV8/eacCSRJUfE0/s320/cocci.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La faucille à la main, et non la sulfateuse sur le dos, je suis aux premières loges pour observer la nature reprendre peu à peu ses droits dans mes vignes. Il faut toutefois que je sois vigilant à ne pas me faire déborder ! Et c'est là toute la subtilité de l'exercice, essayer de travailler avec la nature plutôt que contre elle, tout en étant conscient que nous sommes des cultivateurs, qui avons pour mission première d'accompagner la vigne dans son développement, en veillant à ce que son environnement ne lui soit pas nuisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'usage des  herbicides a été abandonné en 2008 aux Bachelards, à l'exception d'une parcelle de Moulin à Vent où ils furent arrêtés un an plus tôt. Nous sommes par conséquent encore à un stade intermédiaire du cycle naturel de l'herbe. Les vivaces commencent à s'installer, mais ce sont encore majoritairement des annuelles ou des bisannuelles qui poussent dans les vignes. L'an dernier, je suis partie tous azimuts sur l'ensemble des parcelles sur l'option labour. La suite logique du désherbage chimique... Mais cette année, ma réflexion évolue et j'ai décidé de ne pas agir de la sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début du printemps, j'ai questionné des botanistes sur le très bon forum TelaBotanica quant à l'opportunité de laisser l'herbe qui se trouvait dans certaines de mes parcelles, un pâturin annuel s'y étant développé spontanément et&amp;nbsp; y assurant  un bon  couvert végétal. Un botaniste, expert en plantes messicoles m'a invité à laisser le pâturin et à retarder, voire exclure, les labours de mes sols pour cette année. Le pâturin est en effet peu gourmand en eau et en azote. Il "brûle" de surcroit aux premières chaleurs, restituant ainsi au sol les éléments puisés au préalable. En séchant, il assure, l'été, un couvert végétal qui préserve l'humidité des sols . J'ai donc décidé de suivre son conseil et de ne pas labourer. Les premiers jours de printemps, j'ai fait le tour de mes vignes avec ma houe et ma pioche pour détruire d'autres adventices qui venaient s'intercaler dans ce tissu herbeux, mais moins "désirables" (des chardons majoritairement) . J'ai laissé toutefois partir un ray-grass méditerranéen, petit ray-grass annuel,&amp;nbsp; faiblement montant, qui lui aussi n'est pas très gourmand en eau et en azote et ne pénalise donc pas le développement de mes vignes. Sa concurrence faible pourrait même lui être bénéfique, puisqu'on sait que plus les vignes sont vigoureuses, plus les attaques de mildiou sont fortes. On a donc tout intérêt, lorsqu'on est en bio, de part l'efficacité relative des traitements autorisés pour lutter contre ce pathogène, à tenir compte de cela dans ses pratiques culturales. A ce jour, je suis plutôt satisfait du résultat. Les vignes poussent sans trop accuser de retard de croissance par rapport à celles du vignoble et l'herbe n'est pas envahissante pour mes ceps. Nous verrons si l'avenir me donnera raison ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En fauchant mes chardons, j'avais l'esprit libre pour penser à des tas de choses. Je me suis à nouveau interrogé sur le rôle que pouvaient jouer ces chardons. Avaient ils une mission à accomplir dans mes vignes ? Cette "qualité" qu'ils possèdent de décompacter les sols n'est elle pas la raison pour lesquels ils ont poussé en si grand nombre ? Gérard Ducerf, dans son encyclopédie des plantes bio-indicatrices précise que les chardons poussent dans les sols compacts, en excès de matière organique. Les liserons, les chardons, par leur système racinaire développé jouent donc un rôle d'amélioration de la santé du sol.  Est-ce que les chardons poussent ici dans l'aboutissement de ce "projet" ? Est-ce le sol qui a "convoqué" ces herbes, en privilégiant&amp;nbsp; la levée de dormance de leurs graines, du fait de leurs qualités intrinsèques et du bénéfice qu'il pourra en tirer ? Est-ce que ces plantes intermédiaires, qui précèdent l'arrivée des vivaces dans le cycle de l'herbe ne seraient là où elles sont que pour corriger une carence avant de disparaître ? Ça a peut-être un côté ésotérique tout ça, mais après tout, la question peut être posée. Elle s'inspire des principes de collaboration dont font preuve certains éléments du vivant, dans le but de leur survie conjointe, ce que les scientifiques nomment le&amp;nbsp; "mutualisme". Nous ne sommes qu'au début de l'analyse de l'étendue de ces phénomènes d'entraide entre les éléments du vivant, mais plus notre compréhension s'accroit, plus on en perçoit l'importance. Ces stratégies de "co-développement" entre les plantes et les insectes, entre les différents espèces du règle animal et du règne végétal, témoignent de la nécessité de penser le monde comme un tout, supérieur à la somme de ces parties et met en lumière l'importance capitale de la sauvegarde de la biodiversité, chaque élément du vivant étant intimement mêlé aux autres au sein des écosystèmes où ils évoluent.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple de mutualisme que j'ai pu observer aujourd'hui, pour illustrer cela, celui du "duo" constitué par les fourmis et les pucerons. Les fourmis sont friandes du miellat que les pucerons évacuent après s'être gorgés de la sève des plantes dont ils se nourrissent. Et là où il y a des pucerons, on est à peu près sûr de trouver des fourmis. En échange de cette nourriture, les fourmis défendent les pucerons de leurs prédateurs que sont les coccinelles, ou d'autres insectes, pollinisateurs pour certains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" style="background-image: url(&amp;quot;http://i3.ytimg.com/vi/J9tMhmnDH1Y/hqdefault.jpg&amp;quot;);" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/J9tMhmnDH1Y&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/J9tMhmnDH1Y&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" width="425" height="344" allowScriptAccess="never" allowFullScreen="true" wmode="transparent" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'ai vu pas mal de chardons, mais aussi de carottes sauvages recouverts de pucerons. Les pucerons, en prélevant&amp;nbsp; la sève de ces adventices, limitent leur croissance et sont donc en quelque sorte l'allié du vigneron !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_wuVy3eiZI/AAAAAAAAAVs/EC656rkgsb4/s1600/cpucerons.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_wuVy3eiZI/AAAAAAAAAVs/EC656rkgsb4/s320/cpucerons.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les fourmis, par les fourmilières qu'elles creusent dans les sols, aux nombreuses galeries, sont après les lombrics, les organismes vivants qui participent le plus à leur aération ! Les insectes pollinisateurs, attirés par la nourriture que constituent les pucerons peuvent participer à l'amélioration de la pollinisation de la vigne, même si celle-ci n'a pas à priori besoin "d'aide extérieure" en la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais voilà, sans "mauvaise herbe", pas de puceron. Et sans puceron, pas de fourmi , ni d'insecte pollinisateur... Alors si tout cela demande bien des efforts (ce que certains esprits chagrins qualifient pourtant de pratique "non interventionniste" !), je me dis que le jeu en vaut la chandelle. Et si je me laisse déborder par l'herbe, ou si je vois que sa concurrence est trop forte pour mes vignes, il me restera toujours la possibilité de labourer, même si cela est beaucoup plus compliqué une fois l'herbe installée. Qui vivra verra !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6440837215613417589?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6440837215613417589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/le-puceron-et-la-fourmi.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6440837215613417589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6440837215613417589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/le-puceron-et-la-fourmi.html' title='Le puceron et la fourmi'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_wwoxxKE8I/AAAAAAAAAV0/MKU71-PLLNQ/s72-c/chardons.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7286948600645673556</id><published>2010-05-24T19:33:00.054+02:00</published><updated>2010-05-24T20:29:18.512+02:00</updated><title type='text'>Pentecote sans trench-coat !! ;-))</title><content type='html'>&amp;nbsp;Salut les ptits lous ! Ça y'est !! On a ressorti les shorts et les débardeurs !!! Fini les séances d'UV pour ne pas paraître cruche devant les copains vignerons !!!! C'est l'esthéticienne qui va pas être contente ( lol ) !!! Son cabinet, Désir des îles, tournait pas mal ces derniers jours. La cabine à UV est toujours bondée, mais je crois que là, c'est terminé !!&amp;nbsp; Qu'elle se console, je pense qu'avec l'arrivée des beaux jours, tous les vignerons vont vouloir se faire épiler les jambes&amp;nbsp; ! Ça va sentir la cire d'abeille dans le vignoble !! C'est peut-être bon pour le passage de la fleur ? (lol) :-)) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Aujourd'hui c'était férié. Sauf pour les vieux y parait, (j'y comprends rien à tous ces trucs politiques!) D'ailleurs on dit pas vieux, on dit personnes âgées. Oups !! Pardon Mamie et... Jean-Paul Raffarin&amp;nbsp; ;-)) Comme les magasins étaient fermés :-((, j'en ai profité pour aller travailler dans les vignes. Je me suis habillé tout en bleu pour aller faucher quelques chardons. J'ai lu dans 1 magazine que les ânes adorent manger les chardons !! Pourtant ça pique !!! Y doivent avoir la langue toute rapeuse après (lol)!!!! comme Diam's (mdr)!!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_rE-ItwXsI/AAAAAAAAAVk/0FHZ5EMfXjc/s1600/Ane.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_rE-ItwXsI/AAAAAAAAAVk/0FHZ5EMfXjc/s320/Ane.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;Et ben je peux vous dire que c'est du travail de faucher tous ces chardons.&amp;nbsp; On est sans arrêt en train de se baisser. Et de se relever. Et de se baisser. Et de se relever. Et de se baisser. Et de se relever. Pouuuu ! Epuisant ! Exhausting ! Travail des champs = mal de dos assuré !!!&amp;nbsp; ;-((&amp;nbsp; . Et demain, on recommence ;-((( J'vous l'dis, le travail de vigneron, parfois c'est la chienlit !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je vous laisse, y faut que je me mette de la crême de jiboa sur les mains,si je veux pas que mes amis se moquent de moi demain. (deux mains ) lol !!!&amp;nbsp; A demain !!!!&amp;nbsp; (deux mains :-)) double lol !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" style="background-image: url(&amp;quot;http://i2.ytimg.com/vi/AhUKGjHThEo/hqdefault.jpg&amp;quot;);" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/AhUKGjHThEo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/AhUKGjHThEo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" allowscriptaccess="never" allowfullscreen="true" wmode="transparent" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7286948600645673556?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7286948600645673556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/pentecote-sans-trench-coat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7286948600645673556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7286948600645673556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/pentecote-sans-trench-coat.html' title='Pentecote sans trench-coat !! ;-))'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_rE-ItwXsI/AAAAAAAAAVk/0FHZ5EMfXjc/s72-c/Ane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1485276479723563849</id><published>2010-05-21T00:01:00.056+02:00</published><updated>2010-05-21T07:58:29.102+02:00</updated><title type='text'>La fonction crée l'organe</title><content type='html'>&amp;nbsp;Le ministère de l'agriculture vient de signer un arrêté autorisant&amp;nbsp; l'essai en plein champ de vignes transgéniques,sur le site de l'INRA de Colmar. Ces vignes génétiquement modifiées présenteraient la faculté d'être résistantes au virus du court noué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Une première autorisation avait été donnée en 2009, avant d'être annulée par le Tribunal  Administratif de Strasbourg. Au cours du séminaire de l’Agence Nationale  de la Recherche de novembre 2008 il avait été mis en évidence que  l’essai n’obtenait pas les objectifs visés d’éradication du «&amp;nbsp;court-noué&amp;nbsp;».  l’INRA de Colmar reconnaissait la nécessité de travailler plus  intensément sur les méthodes alternatives naturelles pour lutter contre  cette maladie de la vigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Alors pourquoi cette nouvelle autorisation d'essai en plein champ ?&amp;nbsp; Pour faire "avancer la recherche" ? qui sont ceux qui souhaitent faire avancer la recherche en la matière ? Les viticulteurs ? Je n'en suis pas sûr. L' opinion publique est largement défavorable aux OGM et les conséquences sur l'image du vin, déjà mal en point, risqueraient d'être désastreuses. Sans compter les risques de dissémination liés à ce type d'expérimentation. Alors pourquoi cet entêtement ? Parce que l'INRA est un institut de recherche et que la raison d'être d'un chercheur, c'est de chercher&amp;nbsp; ? Parce que les OGM sont un sujet de recherche ardu, digne d'intérêt pour nos chercheurs, dont la réputation d'excellence n'est plus à faire et dont le rayonnement est international&amp;nbsp; ? &lt;br /&gt;&amp;nbsp;En travaillant&amp;nbsp; sur des techniques&amp;nbsp; classiques d'hybridation, qui reproduisent en laboratoire des phénomènes naturels, les suisses ont obtenus des &lt;a href="http://www.itab.asso.fr/downloads/actes%20suite/hybrides-aivb-jt-die-nov08.pdf"&gt;résultats intéressants&lt;/a&gt; et ont mis au point des cépages à la très haute résistance fongique et aux qualités organoleptiques suffisantes&amp;nbsp; pour produire de bons vins. L'INRA a également engagé en 1974 un essai de ce type, mais préfère à priori s'engager sur la voie de la recherche transgénique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_Wu6PlKYTI/AAAAAAAAAVU/1Cm7JhwwKkE/s1600/chercheur-INRA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_Wu6PlKYTI/AAAAAAAAAVU/1Cm7JhwwKkE/s320/chercheur-INRA.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Dans son ouvrage "Les maladies et les parasites de la vigne", Pierre Galet écrit&amp;nbsp; à propos du court noué qu' "autrefois, chaque viticulteur prélevait ses bois de bouturage dans ses propres vignes ou dans celles de ses voisins immédiats. L'usage était de marquer les souches les plus belles, régulièrement productives. Cette sélection visuelle, malgré ses imperfections, permettaient d'éliminer les souches nettement malades et de constituer des vignes à peu près saines. Une fois la vigne établie, elle le restait pour longtemps et il n'était pas rare d'avoir des vignes très âgées, qui étaient encore en production. On maintenait donc un état sanitaire moyen. Enfin, quand la vigne était arrachée, on pratiquait le plus souvent un long repos du sol."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais que reste t-il de ce bon sens paysan ? Les viticulteurs se sont laissés embarquer par les techniciens et les scientifiques, dans une culture de production intensive, à grands renforts de produits phytos, et ont fini, du haut de leur tracteur, par rompre le lien que leurs aïeux entretenaient depuis toujours avec leur sol, avec leurs vignes, avec leur environnement. Ces scientifiques qui jadis faisaient la promotion des nématicides, et qui maintenant, devant la catastrophe environnementale engendrée par l'usage de ces produits, nous propose une alternative tout aussi séduisante, celle des OGM. Dans la tradition de la grande recherche française. La question des conséquences que peuvent avoir l'objet de ses recherches  sur l'environnement et sur la santé viendra après. Une science tournée  sur elle-même, en vase clos. Même lorsqu'elle s'exerce en plein champ.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1485276479723563849?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1485276479723563849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-fonction-cree-lorgane.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1485276479723563849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1485276479723563849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-fonction-cree-lorgane.html' title='La fonction crée l&apos;organe'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_Wu6PlKYTI/AAAAAAAAAVU/1Cm7JhwwKkE/s72-c/chercheur-INRA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5956001003904815028</id><published>2010-05-19T21:35:00.000+02:00</published><updated>2010-05-19T21:35:27.945+02:00</updated><title type='text'>OGM suite</title><content type='html'>&lt;a href="http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1807"&gt;http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1807&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5956001003904815028?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5956001003904815028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/ogm-suite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5956001003904815028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5956001003904815028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/ogm-suite.html' title='OGM suite'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-4137956526839357719</id><published>2010-05-19T19:11:00.004+02:00</published><updated>2010-05-20T20:04:48.564+02:00</updated><title type='text'>Vivent les organismes génitoirement modifiés</title><content type='html'>&amp;nbsp;Pourquoi en veut on à ce point aux hamsters ? Des scientifiques russes se sont livrés à des expériences sur des hamsters d'un autre âge (l'expérience, pas les hamsters). Ils les ont alimentés avec du soja transgénique pour voir quel effet cela aurait sur leur santé.&amp;nbsp; Le résultat ? &lt;a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait-deraciner-une-industrie"&gt;Les hamsters sont devenus stériles&lt;/a&gt; à la troisième génération. Et après ? L'étude ne le dit pas. Faut dire, manger du soja tous les jours, y'a de quoi faire une grosse déprime et avoir la libido en berne. Regardez d'ailleurs les chinois qui en sont les plus grands consommateurs, ils rient jaunes. (Qu'est-ce qu'on marre. ) C'est peut-être pour eux d'ailleurs qu'on a inventé le soja transgénique. Pour sortir de cette triste politique de l'enfant unique, instituée par le gouvernement chinois dans les années 80. Avec le soja transgénique, s'en est définitivement fini de cette loi scélérate ! (C'est les hamsters, ici, mais c'est pareil.) Les chinois pourront enfin avoir une sexualité épanouie et n'auront plus cette épée de Damoclès au dessus de leurs têtes lors de leurs rapports sexuels. &lt;br /&gt;&amp;nbsp;A propos de sexualité épanouie, j'ai entendu à la télé avant hier un autre truc très intéressant. Les poissons de la Seine se féminiseraient et pas seulement à hauteur du bois de Boulogne. La raison ? La pilule contraceptive. Les molécules qu'elles contiennent restent présentes dans l'urine des femmes et malgré le retraitement des eaux, on les retrouve dans la Seine, où elles agissent sur le système reproductif des poissons, les menaçant simplement de disparation. Mais qu'est-ce qu'on va faire nous sans hamster, sans chinois, sans poisson et sans abeilles parce qu'il parait que chez elles, ça va pas super super fort non plus ? Heureusement que les lapins continuent de pondre dans mes vignes, parce que sinon, je crois que tout ça commencerait vraiment à m'inquiéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_QbOyYuGBI/AAAAAAAAAVM/RZco6WQLJSo/s1600/oeufvigne.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_QbOyYuGBI/AAAAAAAAAVM/RZco6WQLJSo/s320/oeufvigne.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-4137956526839357719?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/4137956526839357719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/vivent-les-organismes-genitoirement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4137956526839357719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/4137956526839357719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/vivent-les-organismes-genitoirement.html' title='Vivent les organismes génitoirement modifiés'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S_QbOyYuGBI/AAAAAAAAAVM/RZco6WQLJSo/s72-c/oeufvigne.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8557362241549705018</id><published>2010-05-15T18:44:00.008+02:00</published><updated>2010-05-15T19:28:15.782+02:00</updated><title type='text'>Et les shadoks pompaient</title><content type='html'>Y'en a marre !!! C'est vrai, quoi ! Merde à la fin !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais envie de pousser un coup de gueule. ( Ça se fait beaucoup sur les blogs, alors bon. )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre quoi ? Je ne me souviens plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah si, ça me revient. J'ai appris que les instances dirigeantes du Beaujolais viticole (les ODG? l'INAO? l'interprofession? l'union viticole du Beaujolais ? J'y comprends rien à tous ces machins) s'interrogeaient sur l'opportunité de relever les rendements de production autorisés à l'hectare pour la prochaine campagne. De 52&amp;nbsp; aujourd'hui, à 58 hectolitres de vin à l' hectare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Raison invoquée ? La baisse du coût de production. Ben oui qu'on est con. Plus tu fais de vin à l'hectare, plus tu diminues ton prix de revient au litre, c'est logique. Pourquoi ne pas y avoir pensé avant ? Que je me souvienne de l'étude faite par la chambre d'agriculture; le "prix d'équilibre" pour les crus du Beaujolais s'élève aujourd'hui à 200 euros l'hectolitre, et 180 pour les Beaujolais. ( Ils font des trucs supers à la chambre d'agriculture du Rhône. Comme ça, quand tu démarres comme moi, tu sais où tu mets les pieds). Avec l'augmentation du rendement, cela devrait permettre aux viticulteurs de diminuer sensiblement leur prix d'équilibre. Ça fait quand même plaisir de voir que nos dirigeants se creusent la tête pour trouver des solutions qui devraient nous permettre de sortir de la crise. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;Maintenant, quand tu sais que certains viticulteurs n'ont toujours pas vendu leur récolte 2008 au négoce,&amp;nbsp; que la consommation de vin du Beaujolais est orientée à la baisse,&amp;nbsp; que les négociants ont acheté le millésime 2009 moins cher que le 2008 ( tout en clamant que le 2009 est le meilleur millésime que le Beaujolais ait produit depuis plus de cinquante ans), qu'en matière viticole, quantité rime rarement avec  qualité, et que, last but not least, les viticulteurs bios du Beaujolais sont incapables de produire plus de 35 hectolitres de vin hectare en moyenne, tu te dis qu'on fait bien de penser ce qu'on pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-7QzmbqXWI/AAAAAAAAAVE/MFsxIOkYH6Y/s1600/seaux_sur_palette.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-7QzmbqXWI/AAAAAAAAAVE/MFsxIOkYH6Y/s320/seaux_sur_palette.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alors, merde quoi. C'est vrai, à la fin, quoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8557362241549705018?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8557362241549705018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/et-les-shadoks-pompaient.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8557362241549705018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8557362241549705018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/et-les-shadoks-pompaient.html' title='Et les shadoks pompaient'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-7QzmbqXWI/AAAAAAAAAVE/MFsxIOkYH6Y/s72-c/seaux_sur_palette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1781126114482976749</id><published>2010-05-14T20:51:00.010+02:00</published><updated>2010-05-15T16:31:48.540+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le dehors...un monde magique'/><title type='text'>Un rein, un rein, deux raisons de boire du vin</title><content type='html'>Même si sa fréquentation doit en pâtir, aujourd'hui, foin de bistouquette sur ce blog. Pour les hypertrophiés de l'hypothalamus, il y a des sites spécialisés pour ça. Ici, c'est de viticulture et de nature qu'on parle. Alors, pour ceux que cela intéresse, je voulais vous parler aujourd'hui du rouge queue noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rouge queue noir est un petit oiseau, peu farouche et très présent dans le Beaujolais, qui m'accompagne souvent dans les vignes. Sa queue est aussi rouge que sa robe est noire. Un joli contraste, que je n'avais pu observer qu'une seule fois jusqu'ici, à Pigalle, où ma femme habitait lorsque nous nous sommes rencontrés, alors qu'un travesti avait décidé de soulager une envie pressante sur le trottoir où je marchais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-2MBKYqPvI/AAAAAAAAAU0/ehQbX1TGEBw/s1600/Rougequeuenoir.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-2MBKYqPvI/AAAAAAAAAU0/ehQbX1TGEBw/s320/Rougequeuenoir.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je ne connaissais pas le rouge queue noir avant d'arriver à Fleurie. Sa zone d'habitat ne doit pas s'étendre jusqu'aux forêts de l'Oise. Un peu comme les ours qui vivent surtout dans les zoos, ou les pauvres, dans les HLM. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de pauvres, savez vous qu'ils participent au développement du biomarché ? J'ai entendu ça à la radio. On entend souvent dire que le bio est cher, qu'il est réservé à un public aisé. Alors de savoir que les pauvres participent au développement du biomarché, je trouve ça plutôt réjouissant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/La_transplantation_d_organes.pdf"&gt;biomarché&lt;/a&gt;, c'est le commerce des organes, en fait. On estime aujourd'hui qu'une greffe de rein sur dix est réalisée à partir d'un rein acheté à un pauvre. Buvez, éliminez, qu'ils disaient les publicitaires de chez Vittel. Ils croyaient pas si bien dire. On vit vraiment une époque formidable. J'espère que je serais pas obligé d'en arriver là un jour. Ça doit faire drôle d'avoir le rein de quelqu'un d'autre. Surtout de quelqu'un qui mange pas bio, ça doit pas être très bon pour la santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=44024289&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=44024289&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1781126114482976749?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1781126114482976749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/un-rein-un-rein-deux-raisons-de-boire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1781126114482976749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1781126114482976749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/un-rein-un-rein-deux-raisons-de-boire.html' title='Un rein, un rein, deux raisons de boire du vin'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-2MBKYqPvI/AAAAAAAAAU0/ehQbX1TGEBw/s72-c/Rougequeuenoir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5934044092771312322</id><published>2010-05-12T23:28:00.004+02:00</published><updated>2010-05-13T13:06:02.847+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mon blog et moi'/><title type='text'>Trucs et astuces pour accéder à mon blog</title><content type='html'>Hier, à la lecture de mes statistiques de visite, j'ai constaté qu'un internaute avait été dirigé sur mon blog après avoir tapé sur Google "superbe bite" (??), comme vous pouvez le constater sur l'image écran ci-dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-sBqMz6srI/AAAAAAAAAUs/fYRbyKKiJl8/s1600/stats2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="283" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-sBqMz6srI/AAAAAAAAAUs/fYRbyKKiJl8/s640/stats2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Est-ce toi Loana du 95 qui cherche à nouveau à entrer en contact avec moi ? Ou toi, Prescillia du 78 ? Que d'années ont passé depuis nos échanges sur 3615NOUSNOUSAIMERONS. Que de moments heureux, chère Cyndi du 45, nous avons passé ensemble. Comme tu irradiais de bonheur à chacune de notre rencontre, sur le parking de Carrefour, chère Marylin du 38 ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette époque est révolue. Je préfère te le dire tout de suite. Mon cœur n'est plus à prendre, même si ce n'est manifestement pas la partie de mon anatomie dont tu as gardé le souvenir le plus vif. A ce sujet, sans vouloir te faire de la peine, je crois que le temps semble avoir altérer l'acuité de ton jugement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois toutefois te faire une confidence. J'ai été flatté de l'acharnement que tu as mis à me retrouver. J'ai tapé "superbe bite" sur Google pour voir à quelle position mon blog apparaissait dans la liste des résultats renvoyés par le moteur de recherche. La 123722ième page. Que de textes as du tu lire, que de pages as du tu visualiser avant d'arriver sur mon blog et me retrouver ! Me cherches-tu depuis la création d'internet ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mesure la vivacité de tes sentiments à mon égard et j'en suis touché. Mais aussi peiné pour toi, de voir, qu'après toutes ces années, tu n'as pas su m'oublier, chère Virginie du 44. C'est la vie, tu sais. Je me souviens de ta grandeur d'âme et des échanges enflammés que nous avions sur la littérature russe. Je suis sûr que tu finiras par trouver l'âme sœur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une question ? Pourquoi n'avoir pas saisi tout simplement "lilian bauchet" dans google pour me retrouver ? ou "lilian superbe bite" si tu préfères. Mon blog est présenté juste après celui de Lilian Thuram avec cette requête. C'eut été plus simple, tout de même. Mais c'est vrai, j'oubliais. Tu ne me connaissais que sous le pseudo de Flash Gordon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te souviens-tu de ma passion pour la vodka orange ? Ça y est ! j'ai franchi le pas ! Je suis vigneron maintenant ! Sauf que je ne fais pas de vodka orange, mais du vin. Ne sois pas déçue. Tu sais, le vin, c'est bien aussi. Mais je te parle, je te parle. Sans doute, as-tu plein de choses à me dire maintenant que nous nous sommes retrouvés, chère Marilou du 75. Alors, laisse moi vite un commentaire ! Dis-moi quel livre tu lis en ce moment ? A quel concert es-tu allé dernièrement? Travailles-tu toujours chez Jean-Lou David ? J'ai hâte de te lire ! Je t'embrasse tendrement et vive Internet !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton flash Gordon, du 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : tu peux aussi passer par le site chateauloisel.com pour accéder à mon blog et à plein d'autres superbes blogs de vignerons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=43886445&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=43886445&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5934044092771312322?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5934044092771312322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/trucs-et-astuces-pour-acceder-mon-blog.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5934044092771312322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5934044092771312322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/trucs-et-astuces-pour-acceder-mon-blog.html' title='Trucs et astuces pour accéder à mon blog'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-sBqMz6srI/AAAAAAAAAUs/fYRbyKKiJl8/s72-c/stats2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8221287600769086591</id><published>2010-05-10T22:42:00.008+02:00</published><updated>2010-05-11T13:25:01.710+02:00</updated><title type='text'>Un temps de chien</title><content type='html'>&amp;nbsp;On dit des chiens qu'ils ne leur manquent que la parole. L'antithèse des femmes, en quelque sorte. C'est vrai que le chien est un super compagnon pour l'homme. La femme, aussi, je dis pas, mais c'est pas pareil. Ça a pas la même utilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Hier, notre chien Charlie s'est fait la belle. J'ai couru la campagne comme un chien fou pour le retrouver mais en vain. Qu'est-ce que je vais faire, sans Charlie, dans mes vignes. J'ai plus qu'à vendre mon frisbee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ce matin, je me suis résigné à signaler sa disparition à la clinique vétérinaire du village et à la SPA. Si ma femme disparait un jour, je le signalerais à mon psy et au MLF, la SPA des femmes. On&amp;nbsp; a pas très bien dormi d'ailleurs, ma femme et moi, parce qu'on l'aime bien notre Charlie, et qu'on s'inquiétait. Si quelqu'un le retrouve, comment Charlie va pouvoir dire où il habite ? En plus, c'est un mâle, donc aucune chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-k-Oxa9iAI/AAAAAAAAAUc/y9z2S-EzvZw/s1600/charlie2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-k-Oxa9iAI/AAAAAAAAAUc/y9z2S-EzvZw/s320/charlie2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En fin de matinée, une dame du village m'a appelé pour me dire qu'il était chez elle. Elle avait d'abord appelé le vétérinaire qui lui avait transmis mon numéro. Une dame charmante, qui n'a pas arrêté de me répéter, quand je suis allé le récupérer, que Charlie était un gentil chien. C'est vrai qu'il est gentil mon chien. Un peu fugueur, mais gentil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Chez elle, il y avait un poulailler. Je me demande si je ne devrais pas reprendre des poules pour remplacer celles que le renard est venu chercher. Peut-être que Charlie s'ennuie sans poules ?&amp;nbsp; C'est peut-être pour ça qu'il s'est sauvé ? Enfin, le principal, c'est qu'on l'ait retrouvé. Ça faisait drôle de voir le panier du chien vide à côté du panier à linge plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Sinon, aujourd'hui il&amp;nbsp; a grêlé. Par chance, sans conséquence. Météo France annonce des orages toute la semaine. Espérons que tout se passera bien. Je crois que j'ai pas fini de stresser avant les vendanges... Heureusement que ma femme et mon chien sont là pour me réconforter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8221287600769086591?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8221287600769086591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/un-temps-de-chien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8221287600769086591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8221287600769086591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/un-temps-de-chien.html' title='Un temps de chien'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-k-Oxa9iAI/AAAAAAAAAUc/y9z2S-EzvZw/s72-c/charlie2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1224071390796837945</id><published>2010-05-07T23:06:00.012+02:00</published><updated>2010-05-10T23:00:34.306+02:00</updated><title type='text'>La complainte du mildiou</title><content type='html'>Ce matin, je me suis levé très tôt. Vers neuf heures. Ma femme était partie travailler et avait emmené les enfants à l'école. La maison résonnait encore du silence assourdissant de la nuit. (C'est beau hein. Ça veut rien dire mais c'est beau). En ouvrant les volets de ma chambre, j'ai été aveuglé par la lumière du jour naissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la nature aussi se réveille en ce jour !&lt;br /&gt;Au doux soleil de mai  nous la voyons renaître ;&lt;br /&gt;Les oiseaux de Vénus autour de ma fenêtre&lt;br /&gt;Du  plus chéri des mois proclament le retour !&lt;br /&gt;Guidez mes premiers pas  dans nos vertes campagnes !&lt;br /&gt;Conduis-moi, chère Elvire, et soutiens  ton amant :&lt;br /&gt;Je veux voir le soleil s'élever lentement,&lt;br /&gt;Précipiter  son char du haut de nos montagnes,&lt;br /&gt;Jusqu'à l'heure où dans l'onde il  ira s'engloutir,&lt;br /&gt;Et cédera les airs au nocturne zéphyr !&lt;br /&gt;Viens !  Que crains-tu pour moi ? Le ciel est sans nuage !&lt;br /&gt;Ce plus beau de nos  jours passera sans orage ;&lt;br /&gt;Et c'est l'heure où déjà sur les gazons  en fleurs&lt;br /&gt;Dorment près des troupeaux les paisibles pasteurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien sûr ! Lamartine avait&amp;nbsp; raison ! Il faut profiter de cette belle journée pour sauter sur le tracteur et traiter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô Mildiou !&lt;br /&gt;Ô Oïdium !&lt;br /&gt;Oh nom de diou !&lt;br /&gt;Venez que j'vous assome !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( C'est pas mal hein ! C'est pas du Lamartine, mais ça se tient non ? ) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô tracteur !&lt;br /&gt;Aux roues bien gonflées !&lt;br /&gt;Mais pas trop !&lt;br /&gt;Attends, j'bois mon café !&lt;br /&gt;Allez ! Y faut y'aller !&lt;br /&gt;Au boulot !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô Mildiou !&lt;br /&gt;Ô Oïdium !&lt;br /&gt;Oh vin diou !&lt;br /&gt;Venez que j'vous dégomme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô Soufre ! Ô Cuivre ! Ô Mes amis !&lt;br /&gt;De la confiture ! Sur du pain de mie !&lt;br /&gt;Et du beurre ! Cher Elle &amp;amp; Vire ! &lt;br /&gt;Ah ! Ces moments exaltés !&lt;br /&gt;Ah, c'est l'heur d'y aller&lt;br /&gt;Ma mie &lt;br /&gt;Mais avant qu'éclate son ire&lt;br /&gt;Tu vois de qui ?&lt;br /&gt;Faut faire le lit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que n'ai-je réglé ma pulvé ?&lt;br /&gt;Allez ! Un coup d'éponge sur la table&lt;br /&gt;Et, je m'en vais, l'atteler,&lt;br /&gt;à l'étable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô Mildiou !&lt;br /&gt;Ô Oïdium !&lt;br /&gt;Oh cré de diou !&lt;br /&gt;Avant que midi sonne&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Venez que  j'vous empoisonne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-R6AUe75aI/AAAAAAAAAUM/KQKpL9-u5-A/s1600/pulve.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-R6AUe75aI/AAAAAAAAAUM/KQKpL9-u5-A/s320/pulve.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="250" width="300"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=43572420&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=43572420&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1224071390796837945?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1224071390796837945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-complainte-du-mildiou.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1224071390796837945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1224071390796837945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-complainte-du-mildiou.html' title='La complainte du mildiou'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-R6AUe75aI/AAAAAAAAAUM/KQKpL9-u5-A/s72-c/pulve.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5652850851565445693</id><published>2010-05-05T22:39:00.007+02:00</published><updated>2010-05-07T23:41:48.556+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Il faut savoir souffrir pour être bio'/><title type='text'>De gré ou de force</title><content type='html'>&amp;nbsp;Y'a plus de saison, ma pauvre dame. La semaine dernière, il faisait une chaleur à se promener en slip et en marcel dans les vignes (je suis de la vieille école, je mets pas de caleçon. En fait, c'est ma mère qui m'achète mes sous-vêtements.). Puis cette semaine, d'un coup d'un seul, on se croirait revenu en hiver. 4 degrés Celsius ce matin. (pour mes nombreux lecteurs américains, il vous suffit de prendre la température du jour en degrés Celsius que l'on divise par 5/9, à laquelle on ajoute 32 pour obtenir le degré Farenheit&lt;abbr class="abbr" title="degré Celsius"&gt;&lt;/abbr&gt;.) Hier matin, j'ai ressorti les gants pour aller bosser dans les vignes.&amp;nbsp; Et il ne faudrait pas que les températures continuent de descendre sinon je sais pas avec quoi on va faire du vin cette année. Sauf si on obtient une dérogation pour gagner 13° (d'alcool) à la chaptalisation.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Aujourd'hui, rebelote. Temps affreux. Awful time. Le matin, j'ai eu la visite de mon contrôleur Ecocert. On est bien sorti dix minutes pour faire le tour des vignes devant la maison, mais on a quand même réussi à rester la matinée tous les deux tranquillement à l'abri à l'intérieur à remplir deux trois papiers, à éplucher mes factures, à boire un café, à papoter sur le développement de la bio. J'ai un énorme scoop d'ailleurs à vous donner. Tenez vous bien, à la Romanée Conti (qui fait partie des trois quatre grands domaines avec les Bachelards qu'il contrôle), y'avait même pas une prise électrique aux normes, avec prise de terre, pour y brancher son ordinateur ! Alors que chez moi, si ! Qui a dit que dans le Beaujolais, on savait pas faire dans la qualité. Qu'ils se mettent aux normes électriques les bourguignons et après on verra si on prend cinq minutes pour déguster leurs vins.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; L'après midi, dix de der. Temps horrible. Horrible time. Et bien je me suis rappelé que j'avais à remplir le dossier de la PAC pour obtenir les aides à la conversion bio. 350 euros par hectare par an pendant cinq ans. C'est toujours bon à prendre aux contribuables que vous êtes. Depuis cette année, les déclarations peuvent se faire en ligne. Un gros serveur pour remplacer une escouade de fonctionnaires partis en retraite. J'entends souvent des critiques sur le montant des aides accordées aux agriculteurs dans le cadre de la politique agricole commune. Et bien laissez moi vous dire que je ne les partage pas. Rien que pour remplir mon dossier en ligne, et répertorier, à l'aide (le terme est-il bien choisi?) de l'outil de cartographie, mes sept hectares de vigne, il m'a fallu cinq heures. Sessions expirées, actions annulées, temps de connexion dépassés, enfants frappés (c'est mercredi), ordinateur broyé, fonctionnaires conspués, informaticiens détestés. Cinq heures de combat dont je suis finalement sorti vainqueur. Moi outragé. Moi martyrisé. Mais moi libéré. Enfin j'espère. Imaginez le calvaire pour le céréalier de base et ses trois cents hectares. Mais il lui faut embaucher une personne à plein temps pendant trois mois pour remplir son dossier. Et sans les aides, comment il ferait pour s'en sortir ? Je vous pose la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-HWqNumt1I/AAAAAAAAAT8/eh4EHBayOhA/s1600/karatekid.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-HWqNumt1I/AAAAAAAAAT8/eh4EHBayOhA/s320/karatekid.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="white-space: nowrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5652850851565445693?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5652850851565445693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/de-gre-ou-de-force.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5652850851565445693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5652850851565445693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/de-gre-ou-de-force.html' title='De gré ou de force'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S-HWqNumt1I/AAAAAAAAAT8/eh4EHBayOhA/s72-c/karatekid.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2745856253139761133</id><published>2010-05-02T20:04:00.009+02:00</published><updated>2010-05-05T23:18:37.480+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><title type='text'>La phyt'attitude</title><content type='html'>&amp;nbsp;Je suis bio, alors la biodiversité, je suis pour. Mais bon, y'a des limites quand même. Les chardons par exemple. C'est sympa les chardons. C'est joli quand c'est en fleurs. Le problème, c'est qu'ils commencent à envahir une de mes parcelles et je sais pas trop comment m'en débarrasser. J'ai beau les dégager à la houe, trois jours plus tard, ils repointent le bout de leur nez. Que faire ? Il y a bien les herbicides. Mais je ne sais pas si mon contrôleur Ecocert va être d'accord. En même temps, que vont devenir les chimistes quand tous les agriculteurs seront en bio ? Peut on revendiquer le droit à la biodiversité et participer à l'extinction d'une industrie qui fait vivre des millions de gens à travers le monde ?&amp;nbsp; Et les centrales d'épuration des eaux ? Vous savez combien ça coute une centrale d'épuration ? On ne peut pas abandonner tout ça comme ça du jour au lendemain. Y'a déjà assez de chômeurs comme ça. Sans compter que l'agriculture conventionnelle fait aussi avancer la recherche médicale. Les agriculteurs représentent une clientèle importante pour les cancérologues et les neurologues. Il ne faudrait pas les priver de cette population qui leur permet de faire avancer la recherche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S9248vnF1uI/AAAAAAAAAT0/ZRHXVVmVT50/s1600/phytattitude.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="467" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S9248vnF1uI/AAAAAAAAAT0/ZRHXVVmVT50/s640/phytattitude.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé cette info sur les phrases de risques des produits chimiques sur le site de la chambre d'agriculture de ma région, en bas du bulletin sanitaire hebdomadaire que la chambre met à la disposition des viticulteurs du Beaujolais. Je le dis pour ceux qui ne le sauraient pas, le gars en tenue verte et avec des gants, c'est pas un cancérologue qui sort du bloc. C'est juste un mec cool, qui a la phyt'attitude, et qui préfère appliquer le principe des "preuves insuffisantes" au principe de précaution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, la nuit dernière, un renard est venu dans mon poulailler et en est reparti avec cinq de mes poules. Qu'est-ce qu'elles lui ont fait mes poules pour qu'il s'en prenne à elles comme ça ? Il n'a laissé qu'une poule et le coq. Sans doute pour qu'ils puissent se reproduire. Parce que je suppose que le renard, comme tout le monde, il est quand même pour la biodiversité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2745856253139761133?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2745856253139761133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-phytattitude.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2745856253139761133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2745856253139761133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/05/la-phytattitude.html' title='La phyt&apos;attitude'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S9248vnF1uI/AAAAAAAAAT0/ZRHXVVmVT50/s72-c/phytattitude.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1126666865253967380</id><published>2010-04-19T01:01:00.008+02:00</published><updated>2010-05-05T23:21:11.336+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le dehors...un monde magique'/><title type='text'>Meilleures pensées</title><content type='html'>&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8tMZ9qCzZI/AAAAAAAAATc/MfWXj63CsaU/s1600/violette2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8tMZ9qCzZI/AAAAAAAAATc/MfWXj63CsaU/s400/violette2.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elles sont pas belles mes vignes ? Tu respectes ton sol, et en retour il t'adresse ses meilleures pensées sauvages. Comme quoi, un sol, c'est pas rancunier. Tu lui balances des herbicides pendant des années, il encaisse sans broncher. Et le jour où tu arrêtes, il t'offre des fleurs. L'année dernière, des milliers, disséminées sur quelques rangs. Cette année, presque tous les rangs sont tapissés de pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8t6Czgix1I/AAAAAAAAATs/g3EczIbxvvQ/s1600/violette1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8t6Czgix1I/AAAAAAAAATs/g3EczIbxvvQ/s400/violette1.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En automne, un vigneron qui avait travaillé sur l'exploitation dans les années 70 est passé me voir. On avait fait le tour des vignes ensemble, et quand on est arrivé dans le clos, il m'a dit :" ici, les vins sentaient toujours la violette." Avant de partir, on est passé par la cave pour goûter&amp;nbsp; les vins de l'année. Le clos avait été vinifié en levures indigènes. J'avais bien perçu des notes florales, un "bouquet" plutôt agréable,  mais sans toutefois mettre un nom de fleur précis sur les parfums que le vin exhalait. Quand on a gouté le foudre dans lequel il était logé, j'ai éprouvé un vrai moment d'exaltation. Les indications de mon hôte me permettaient alors d'identifier clairement la subtile odeur de violette. Cette première année en bio, ces premiers essais de vinifications naturelles redonnaient au vin la possibilité d'exprimer une caractéristique intrinsèque de son terroir, son parfum de violette, ressurgissant d'un passé où la chimie n'avait pas encore franchi la porte du chai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;D'où vient cette odeur de violette ? Les pensées qui fleurissent dans le clos peuvent elles avoir un rapport avec le bouquet floral que développe le vin ? Les pensées sauvages et les violettes appartiennent pour les botanistes à la même famille, celle des violaceae. Cet après-midi, j'ai senti une pensée. J'espérais qu'elle exhale le même parfum que celui de sa cousine la violette. Mais son parfum était presque inexistant. Peut-être y-a t-il une heure plus propice à cette expérience ? Certaines fleurs sont plus odoriférantes, le matin que le soir, pour d'autres, c'est l'inverse. Je réessayerai demain matin... J'ai&amp;nbsp; mangé une pensée et une violette pour voir si leurs gouts étaient similaires. J'ai trouvé chez les deux une petite note poivrée, mais à part le même goût herbacé, rien de particulier qui puisse les associer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'ai lu il y a quelques années le très bon livre de Kermit Lynch, "Mes aventures sur les routes du vin". Il parle à un moment du "transfert mystérieux des qualités aromatiques d'une espèce végétale à une autre, par l'intermédiaire des abeilles ", et cite l'exemple d'un vignoble complanté de groseilliers sauvages dont les vins étaient fortement marqués par l'odeur de groseille jusqu'à ce que les propriétaires décident d'arracher les groseilliers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les insectes pollinisateurs, le vent créeraient-ils des passerelles entre les pensées et mes vignes ? Les pensées se seront éteintes quand les vignes seront en fleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le sol, à la dégradation des pensées, se chargerait de leur parfum, pour le transmettre ensuite à la vigne ? Par quel mystère le vin se charge t-il de ces parfums ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon impatience est grande de voir à quoi va ressembler le millésime 2010. L'odeur de violette sera t-elle aussi présente ? Accentuée par la présence décuplée des viola ?&amp;nbsp; Mais nous sommes loin d'en être là. La vigne commence à peine à sortir de son long sommeil hivernal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1126666865253967380?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1126666865253967380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/meilleures-pensees.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1126666865253967380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1126666865253967380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/meilleures-pensees.html' title='Meilleures pensées'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S8tMZ9qCzZI/AAAAAAAAATc/MfWXj63CsaU/s72-c/violette2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-5063705911323825990</id><published>2010-04-09T22:36:00.000+02:00</published><updated>2010-04-09T22:36:37.484+02:00</updated><title type='text'>SanaTerra 2010</title><content type='html'>Ce week-end, l'association Ceps &amp;amp; Charrues qui regroupe une bonne partie des vignerons bios du Beaujolais, organise la septième édition de Sana Terra, la fête de la bio en Beaujolais. Au programme, course de dragsters roulant à l'huile de colza, concours de tee-shirts mouillés en pur coton bio, spectacles de shippendales (les viticulteurs bios du Beaujolais et leurs chevaux)... Pour plus d'infos, voir le détail sur le flyer. Venez nombreux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7-Pm-u--KI/AAAAAAAAATM/T-XjKN0Txhw/s1600/sanaterra2010_1bis.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7-Pm-u--KI/AAAAAAAAATM/T-XjKN0Txhw/s640/sanaterra2010_1bis.jpg" width="452" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7-PsR3bMSI/AAAAAAAAATU/HB0HTlekM1c/s1600/sanaterra2010_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7-PsR3bMSI/AAAAAAAAATU/HB0HTlekM1c/s640/sanaterra2010_2.jpg" width="456" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-5063705911323825990?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/5063705911323825990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/sanaterra-2010.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5063705911323825990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/5063705911323825990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/sanaterra-2010.html' title='SanaTerra 2010'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7-Pm-u--KI/AAAAAAAAATM/T-XjKN0Txhw/s72-c/sanaterra2010_1bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8989337702156049826</id><published>2010-04-08T20:40:00.005+02:00</published><updated>2010-04-08T23:23:40.951+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour de vrai'/><title type='text'>Première mise en bouteille aux Bachelards</title><content type='html'>&amp;nbsp;Ça y est, Pâques est passé et je viens de faire ma première mise en bouteilles. Ça se fête : Champagne pour tout le monde ! Pardon, Beaujolais pour tout le monde !&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Eh oui, 7500 bouteilles, il va falloir les boire. Les vendre surtout ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'écris ;-) mais en fait, je pense ;-(,&amp;nbsp; (depuis que j'écris un blog, je pense en smileys.), car ça en fait du vin à vendre et ça m'angoisse un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S74UtFrbBbI/AAAAAAAAAS8/iGvanfCZZb4/s1600/meb.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S74UtFrbBbI/AAAAAAAAAS8/iGvanfCZZb4/s320/meb.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; J'ai mis en bouteilles mon Moulin à vent 2008, mes Fleurie et Beaujolais-Villages 2009. Quand je pense qu'à une époque, j'envisageais de vendre mon Beaujolais-Villages sous l'appellation "Vin de Pays des Gaulles". Le Beaujolais est tellement synonyme de piquette pour le consommateur Lambda, je cherchais &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(lâchement)&lt;/span&gt; à contourner cet obstacle. Et bien maintenant je vous le dis, il n'a qu'à aller se faire voir chez les grecs, Lambda, s'il est pas content. C'est pas seulement mon côté Looser qui m'amène à faire ça. J'ai goûté des tas de Beaujolais bios qui tenaient vraiment la route (ça c'est de la note de dégustation), et j'ai aussi rencontré ces derniers temps des vignerons bios qui bien qu'ils souffrent de l'image négative du Beaujolais, n'ont pas pour autant renoncé à appeler un chat un chat (un Beaujolais un Beaujolais en fait). Alors, je me suis dit que moi aussi je devais assumer et être fier de faire du Beaujolais. Et après tout, il y a des connaisseurs qui savent ce qu'un bon Beaujolais peut procurer comme plaisir. Alors qu'un vin de pays de Gaulles ? Je fais&amp;nbsp; donc du Beaujolais-villages et tant pis pour les Lambda, Alpha et autre Omega. Et leurs cousins romains aussi d'ailleurs. Qu'ils continuent à boire du vin de pays des Gaulles coupé avec de l'eau. Moi, je vends du Beaujolais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La mise en bouteilles s'est faite mardi. Sur les conseils d'un collègue bio, j'avais décidé de mettre en bouteilles un jour "fruit", selon le calendrier lunaire de l'agriculture bio-dynamique. Lorsque l'embouteilleur est venu pour préparer la mise, je lui ai demandé &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(timidement)&lt;/span&gt; ce qu'il en pensait. Je sais pas si lui aussi il pense en smileys, mais ma question l'a fait sourire comme ça ":-)" . Et puis il m'a répondu "je sais pas si je dois vous le dire, mais c'est vrai que c'est mieux les jours fruits. Ou les jours de légère bise." Je me demande encore s'il m'a dit ça pour me faire plaisir, toujours est il qu'on a décidé de faire ça un jour fruit. Et de toute façon, ça mangeait pas de pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le matin, on a assemblé et filtré les vins au kieselguhr. L'après-midi, on a mis en bouteilles. Quand l'équipe d'embouteillage est arrivée, j'étais tellement content de les voir que j'avais envie de les embrasser et de les serrer dans mes bras, comme à la Nouvelle Star, mais je me suis retenu, des fois qu'ils auraient pas la télé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; On a terminé la mise par une micro-cuvée (200 bouteilles) non filtrée. Un essai que j'ai fait de "vin naturel",&amp;nbsp; zéro produits oenos, zéro sulfite, qui goûte pas mal (ça c'est de la note de dégustation). Comme quoi, ça peut arriver (Christine, si tu nous lis). Je pense que je renouvellerais l'expérience l'année prochaine, sur un volume un peu plus important. Je fais mon parcours initiatique, en quelque sorte. Je me demande bien où ça va me mener tout ça... En tout cas, j'ai de la considération pour la démarche des vignerons nature. Je trouve louable de refuser l'emploi de toute cette chimie que nous a apporté l'œnologie moderne, et d'essayer de faire des vins qui sont le reflet de leur terroir. Mais il y a quand même un truc qui me dérange dans les vins naturels. C'est qu' "il y a plus de vins bios qui ne sont pas naturels que de vins naturels qui sont bios", comme dirait un collègue vigneron du Beaujolais qui, en ce qui le concerne, fait des vins naturels issus de raisins bios.&amp;nbsp; C'est vrai que c'est un peu l'auberge espagnole, chez les vignerons nature, et pas seulement chez les vignerons nature espagnols qui tiennent une auberge...&lt;br /&gt;Comment peut-on en effet prétendre faire du vin naturel, quand celui-ci est vinifié à partir de raisins traités aux pesticides ? Ou quand les vignes où ces raisins ont été ramassés sont désherbées chimiquement ? Je veux bien qu'on puisse penser que si c'est pour faire du vinaigre, c'est peut-être pas la peine de gâcher des raisins bios, mais quand même. (Eh les vignerons nature, je plaisante. C'est pas la peine de venir me crever les quatre pneus de mon Berlingo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En tout cas, je pense qu'il y a parfois abus de langage et qu'il serait temps de remettre un peu d'ordre dans tout ça. Pour que là aussi, le consommateur sache réellement ce qu'il boit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Allez justement, pour ceux qui auraient envie de goûter mes vins, quelques infos rapides sur leur genèse. &lt;br /&gt;- Moulin à vent 2008 : à la vigne, travail du sol + &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;lutte raisonnée (je le ferai plus, promis juré)&lt;/span&gt; ; vinification longue avec macération préfermentaire à froid (3semaines), levurage neutre. Elevage 18 mois en fûts de chêne (neufs et "un vin"). Note de dégustation: ça goute très bien. Très Moulin à vent (ça c'est de la note de dégustation)&lt;br /&gt;- Fleurie 2009 : à la vigne bio; vinification&amp;nbsp; grappes entières (méthode beaujolaise); assemblage entre cuvées levurées en neutre et non levurées (j'ai tenté une cuve en levures indigènes mais j'ai eu les chocottes de le faire sur toutes...). Elevage 10 mois fûts (neufs et un vin) + foudres. Note de dégustation : ça goute très bien. Très Fleurie (ça c'est de  la note de dégustation)&lt;br /&gt;- Beaujolais-Villages 2009 : à la vigne bio; vinification semi-carbonique; levures indigènes. Élevage 10 mois en foudre. Note de dégustation: ça goute très bien. Très gouleyant, parce que tous les bons Beaujolais doivent l'être. Moi, j'aime super bien en tout cas et je suis pas peu fier de mon vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Si y'en a des qui veulent en savoir plus, je serais heureux de répondre à leurs questions ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vins ont été légèrement sulfités. C'est mieux qu'on m'a dit pour garantir leur conservation, au cas où les conditions de garde ne seraient pas optimales. Car c'est aussi une exigence que doit avoir le vigneron. Celle d'offrir à l'amateur un vin agréable à boire, même plusieurs mois après l'achat. Pour que le meilleur moment ne soit pas celui où on ouvre la bouteille, mais celui où on la boit. Je sais, pour Clémenceau, "le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier". Mais sans doute était il un adepte des vins nature. (eh les vignerons nature, je plaisante. C'est pas la peine de venir casser les vitres de mon berlingo)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8989337702156049826?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8989337702156049826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/premiere-mise-en-bouteille-aux.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8989337702156049826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8989337702156049826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/premiere-mise-en-bouteille-aux.html' title='Première mise en bouteille aux Bachelards'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S74UtFrbBbI/AAAAAAAAAS8/iGvanfCZZb4/s72-c/meb.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6308603547161776939</id><published>2010-04-02T09:38:00.007+02:00</published><updated>2010-04-08T22:18:12.953+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Il faut savoir souffrir pour être bio'/><title type='text'>L'alchimie de la chimie</title><content type='html'>&amp;nbsp;Dans la série "les outils du vigneron bio du vigneron d'autrefois", aujourd'hui, la pioche à dégraver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pioche à dégraver, c'est ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T7VTef2NI/AAAAAAAAASc/5A3QvTgU-XE/s1600/Piocheadegraver.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T7VTef2NI/AAAAAAAAASc/5A3QvTgU-XE/s320/Piocheadegraver.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La forme étroite et allongée de l'outil permet de creuser sous les bras du cep sans trop d'effort pour en aèrer le pied et extraire les touffes d'herbes indélicates (ici du ray-grass).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T8I1xN3VI/AAAAAAAAASk/nK4ym9ap4y8/s1600/Pioche2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T8I1xN3VI/AAAAAAAAASk/nK4ym9ap4y8/s320/Pioche2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cette tache m'occupe depuis deux jours dans une vigne de Beaujolais-Village. J'y ai laissé volontairement l'herbe se développer depuis l'été dernier. Je voulais qu'elle pompe un maximum d'eau. Ici, les sols sont en effet très humides, un peu trop pour mes vignes qui souffrent par endroit d'hydromorphie. Parfois même, la nappe affleure. (c'est pratique pour le pique-nique le dimanche, mais bon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ce matin, quand je suis arrivé, il y avait deux viticulteurs dans une des parcelles voisines, affairés à couper des cornes (bras mort sur les ceps) avec leurs sécateurs de force. Quand je suis sorti de la voiture, armé de ma pioche, je les ai vus rigoler doucement sous cape (il pleuvait). Ils descendaient leur parcelle avec leur sécateur et coupaient les cornes quand je montais la mienne avec ma pioche et dégageais le pied des ceps, jusqu'au moment où nous nous sommes trouvés sur la même ligne. Je leur ai alors adressé un grand bonjour , mais ils ne m'ont pas répondu. Je me suis dit que ce mot devait leur être étranger. Qu'ils ne parlaient&amp;nbsp; peut-être pas le français, mais s'exprimaient dans un idiome régional, une sorte de patois beaujolais ? J'avais mes oreillettes mais mon lecteur mp3 était éteint. J'ai pu un peu plus tard entendre des bribes de leur conversation (je comprends un peu le patois beaujolais) &lt;br /&gt;- C'est un parisien ?&lt;br /&gt;- Non, je crois pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faudrait-il toujours que ceux qui se trimballent avec des pioches dans les vignes soient des parisiens? J'ai bossé quelques années à Paris et je n'ai pas le souvenir d'avoir vu les gens dans le métro avec une pioche, une bêche, un râteau à la main. Peut-être avaient ils dans leurs attaché-cases une binette pour gratter la terre des pots de fleurs au bureau ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, quand je pense que je passais&amp;nbsp; naguère le plus clair de mon temps  en réunion avec les équipes de direction de mes clients pour réfléchir à  l'optimisation de leur système d'information dans le but d'accroitre la  rentabilité de leurs entreprises, et que maintenant, je suis toute la journée dans les vignes à arracher de l'herbe à la pioche, je me dis  que la vie parfois nous réserve de belles surprises. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je  vous sens sceptique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T9VOfarUI/AAAAAAAAASs/vHWLjKYziDw/s1600/Pioche3.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T9VOfarUI/AAAAAAAAASs/vHWLjKYziDw/s320/Pioche3.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le printemps dernier, après avoir labouré au tracteur une autre parcelle, j'ai discuté cinq minutes avec un autre de mes voisins de vigne ( qui parle le parisien). Le gars, la cinquantaine bien tassée,&amp;nbsp; me racontait, qu'enfant, il avait passé des journées entières, une pioche à la main, à faire sauter de l'herbe, et que pour rien au monde, il ne reviendrait en arrière. Les herbicides, lorsqu'ils sont arrivés, ont changé les conditions de travail des agriculteurs. On enseignait l'utilisation des produits chimiques dans toutes les écoles, dans tous les centres de formation. La chimie, l'intensification de la mécanisation ont bouleversé l'agriculture. Dans le Beaujolais, devant le succès du Beaujolais Nouveau, la culture de la vigne a été privilégiée, le nombre d'hectares par exploitation a progressé et la vente de la production a été déléguée au négoce. Il est donc aujourd'hui fréquent de voir un viticulteur gérer à lui seul plus de dix hectares de vigne. En bio, c'est tout simplement impossible. Le passage à la bio n'est donc pas quelque chose qui "se décrète" comme ça, d'un simple claquement de doigt, surtout en ces périodes de crise. La chance pour un néo comme moi, c'est finalement que je ne considère pas que je suis dans une démarche de retour en arrière, bien au contraire, et que mon "économie personnelle" reste à construire sur le mode de production que j'ai choisi. Mais ce n'est pas aussi "simple" pour tout le monde. Aussi,&amp;nbsp; je peux&amp;nbsp; comprendre que même si les mentalités évoluent dans le Beaujolais à la vitesse grand V, certains s'accrochent encore à l'emploi du patois local.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6308603547161776939?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6308603547161776939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/lalchimie-de-la-chimie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6308603547161776939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6308603547161776939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/04/lalchimie-de-la-chimie.html' title='L&apos;alchimie de la chimie'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7T7VTef2NI/AAAAAAAAASc/5A3QvTgU-XE/s72-c/Piocheadegraver.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1263893488940341372</id><published>2010-03-31T07:41:00.009+02:00</published><updated>2010-04-08T22:19:05.327+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Il faut savoir souffrir pour être bio'/><title type='text'>Le diable au corps</title><content type='html'>&amp;nbsp;J'ai eu très chaud hier. Je ne sais pas si c'est à cause du réchauffement climatique ou d'avoir passé la journée dans les vignes avec mon diable.&amp;nbsp; Pour illustrer mon article, j'ai cherché sur internet une photo de la fameuse scène du film "le diable au corps", qui avait fait couler beaucoup d'encre lors de sa sortie en salles. Vous vous ne souvenez plus ? Cette scène où l'héroïne porte son visage à hauteur du sexe de son jeune amant, lui dégrafe sa braguette, et défraie la chronique. Avec le recul, on peut dire qu'il n'y avait pas de quoi en faire une telle histoire. C'était à l'avant-garde, voilà tout; il n'y a qu'à regarder sur le web le nombre de fois où, depuis, cette scène a inspiré les réalisateurs, pour comprendre qu'il existe un vrai public pour les films d'art et essais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on n'est pas là pour parler culture, mais viticulture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Un diable, c'est ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlJC6bvGI/AAAAAAAAAR0/30F_yJZPREE/s1600/diable.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlJC6bvGI/AAAAAAAAAR0/30F_yJZPREE/s320/diable.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça s'appelle un diable, parce qu'une pioche, c'était déjà pris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça peut servir à ça, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlouMovWI/AAAAAAAAAR8/MneusRzu49U/s1600/diable2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlouMovWI/AAAAAAAAAR8/MneusRzu49U/s320/diable2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlzF64fxI/AAAAAAAAASE/bepB-mQ2Ta4/s1600/diable3.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlzF64fxI/AAAAAAAAASE/bepB-mQ2Ta4/s320/diable3.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cet été, un gros orage a raviné les vignes,et chassé le sable entre les ceps. Hier, à l'aide de mon diable, j'ai tiré ce sable pour le ramener dans le rang. Il m'a fallu aussi remonter quelques brouettes de sable qui avait été emporté en bas de la parcelle. Dans les anciens contrats de métayage du Beaujolais, une clause imposait cette tâche au vigneron, la clause de "Fond en Cime". C'est aux femmes,en général, qu'incombait cette tâche ingrate. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ce fût une journée plutôt physique, je dois dire. Le métier de viticulteur, surtout lorsqu'on est en bio, demande une bonne condition physique. C'est d'ailleurs incroyable comme mon corps s'est transformé en un peu plus d'un an, comme il est devenu ferme et musclé. J'arrête, ça m'excite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Vous voulez voir une photo&amp;nbsp; ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7Ink3Q-XvI/AAAAAAAAASM/TlRpoNXlEZk/s1600/BradPitt+shirtless.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7Ink3Q-XvI/AAAAAAAAASM/TlRpoNXlEZk/s320/BradPitt+shirtless.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pas mal hein !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici une photo de l'époque où j'étais informaticien (à gauche) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7Io2BiaWkI/AAAAAAAAASU/SVBgYx0skzQ/s1600/gates_and_allen_450px.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7Io2BiaWkI/AAAAAAAAASU/SVBgYx0skzQ/s200/gates_and_allen_450px.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme disait Lamartine, &lt;i&gt;"placez à côté l'un de l'autre, un habitant des villes et un habitant  des campagnes du même âge, et comparez l'homme à l'homme."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Bon allez, je vous laisse. Angelina m'appelle à table.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-1263893488940341372?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/1263893488940341372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/le-diable-au-corps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1263893488940341372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/1263893488940341372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/le-diable-au-corps.html' title='Le diable au corps'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S7IlJC6bvGI/AAAAAAAAAR0/30F_yJZPREE/s72-c/diable.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8966939645590912140</id><published>2010-03-28T18:44:00.008+02:00</published><updated>2010-04-08T22:19:34.898+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><title type='text'>L'odeur de fiente des vins naturels est elle naturelle ?</title><content type='html'>&amp;nbsp; La taille est terminée. Je le dis comme ça, l'air de rien, mais ça fait quatre mois que ça dure et&amp;nbsp; je suis bien content de passer à autre chose. La semaine prochaine sera consacrée à une série de petits boulots avant les labours. Car si le printemps est la saison des amours pour les animaux, il est aussi la saison des labours pour les vignerons, ce qui nous fait, à nous autres, double de boulot. Mais avant, il faudra que je fasse sauter à la pioche quelques grosses touffes d'herbes qui étouffent les pieds de mes ceps, que je remplace quelques piquets cassés, que j'épande l'engrais de farine de plumes de volailles et que je commence à émettre des phéromones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Le producteur d'engrais n'assurant pas de livraison sur Fleurie, il nous a fallu le récupérer sur place. Le site de production est situé à une vingtaine de kilomètres de chez moi. Ici, on produit de la dinde de batterie et en plein air (mais surtout de batterie) à échelle industrielle. Pour pas gââcher, le principal producteur du coin a décidé il y a une dizaine d'années de créer une entreprise de transformation en engrais des déjections et des plumes de volatiles (Christine, si tu nous lis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Lorsque nous sommes arrivés sur place, je me suis demandé comment on pouvait travailler à longueur d'année dans un lieu pareil. Odeur pestilentielle, insalubrité extrême. Un énorme tuyau suspendu au plafond achemine en continu les litières des élevages de dinde situés à proximité, qui s'abiment à intervalle régulier,&amp;nbsp; dans un gros splatch, dans une fosse de récupération. Au début on cherche d'où peut provenir ce bruit et quand on finit par en trouver l'origine, on se sent un peu nauséeux. Le splatch libérateur des toilettes sèches mais à la puissance 100 en quelque sorte, pour que vous puissiez bien voir le truc.&amp;nbsp; Un des gars qui bosse sur place m'a dit que le lundi matin en été à l'ouverture de l'entrepôt, il y a plus de mouches au m2 que de bikinis sur les&amp;nbsp;plages de la cote d'Azur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S69_oUl6ihI/AAAAAAAAARk/nEZaB-1JS4o/s1600/artfarmlouisvuitton.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S69_oUl6ihI/AAAAAAAAARk/nEZaB-1JS4o/s320/artfarmlouisvuitton.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Moi qui ai toujours eu horreur de me retrouver au milieu de ces foules amassées sur le sable, je crois que je pourrais pas bosser là bas. Et c'est pas bon pour la libido de tout façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Alors que le responsable logistique nous préparait le bon de livraison, je sais plus comment c'est venu sur le tapis mais on s'est mis à parler de farine animale et de maladie de la vache folle qui frappait aussi les dindes. Le gars nous a dit que depuis qu'il était interdit de donner aux dindes à bouffer les restes d'autres animaux, elles étaient peut-être moins folles mais elles étaient devenues moins résistantes aux maladies et qu'on était obligé de les bourrer d'antibiotiques pour limiter la mortalité. Ils devraient leur donner des antidépresseurs aussi pour mieux supporter la promiscuité avec leurs congénères ou les déplumer et les mettre en bikinis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En parlant d'antibiotique, j'ai lu sur vitisphère un article assez édifiant. Beaucoup de vins argentins seraient contaminés par un antibiotique, la natamycine (1 vin sur 2 sur 500 échantillons testés). Le laboratoire Excell qui a été chargé de cette étude a identifié comme source de contamination des vins l'utilisation de produits oenologiques &lt;i&gt;« Nous avons trouvé des doses importantes de natamycine dans des  produits à base de dérivés d’écorces de levure et dans des tannins  œnologiques »&lt;/i&gt;, affirme Pascal Chatonnet, le patron du labo. &lt;i&gt;« Cela ne concerne que  des produits fabriqués localement en Amérique du Sud, et dont la  plupart proviennent de dérivés de bio-éthanol en provenance du Brésil.  Nous n’avons pas trouvé de natamycine dans les produits œnologiques  européens que nous avons contrôlés »&lt;/i&gt; s'empresse t-il d'ajouter. Je veux bien le croire ce Monsieur. Le problème c'est que pour le vigneron moyen, il est bien impossible de savoir ce qui peut réellement se trouver dans les produits oenologiques que tout bon marchand va chercher à nous refourguer. Et croyez moi, on cherche à nous en refourguer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'année dernière, j'ai assisté à une réunion avant vendanges organisée par un vendeur de produits du cru.&amp;nbsp; Je connaissais pas encore ce genre de grand messe. Je suis donc allé voir. Et bien, j'ai trouvé ça très instructif. J'ai eu droit à un joli discours d'un œnologue travaillant pour un grand labo sur les incroyables vertus des produits de sa firme; tu veux du gras ? Mets un peu de ça. De la couleur ? mets un peu de ci. Plus de gras, ajoute ça, du bois, mets du bois en poudre. Et attention, il faut super super bien nettoyer tout avant de vinifier. Sinon, catastrophe ! T'as plein de levures sur le matériel vinaire alors déconne pas avec ça ! Donc tu nettoies tout avec du chlore ou du peroxyde (on fait les deux produits donc on te laisse choisir celui que tu préfères selon ta "sensibilité"). Mais avant tu dérougis et après tu réacidifies au tartrique pour remettre le tartre (le bon) que t'as enlevé (le mauvais). T'inquiète pas, on a tous les produits qu'il faut pour ça&amp;nbsp; (ouf !). Et puis prends ça aussi, tu verras, c'est super. Mais si, c'est autorisé. Alors pour la brett, il faut que la malo se fasse au plus vite, donc si je peux te donner un conseil, t'hésites pas, tu charges en bactéries lactiques juste après la FA...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Deux heures comme ça. Vraiment très instructif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'ai aussi eu un beau tee-shirt que je garde pour les concours de tee-shirts  mouillés auxquels je participerai quand j'aurai pris ma retraite sur la cote d'azur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et nous voilà où je voulais en venir (je le fais bien le gars qui maitrise ?). Que faut il faire ? Vinifier sans ces artifices au risque de produire des vins moins gras, moins colorés, moins alcoolisés, &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;moins bons&lt;/span&gt; , &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;déviants &lt;/span&gt;? Mais où on ajoute pas de produits chimiques aux produits chimiques qu'on consomme tous les jours sans le savoir, et dont des labos ont retrouvé des traces dans nos aliments, en mangeant des dindes par exemple, ou du miel ( streptomycine, tétracyclines), du poisson (vert de malachite, chloramphénicol ), des crevettes (nitrofuranes ), des oeufs (lasalociddans) etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Combien de temps le consommateur doit il être la dinde de la farce ? Quand on est un néo vigneron comme moi, c'est le genre de question qui vous turlupine pas mal. Alors moi, je vous le dis;&amp;nbsp; les vins merdiques, ça doit pas être automatique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8966939645590912140?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8966939645590912140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/lodeur-de-fiente-des-vins-naturels-est.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8966939645590912140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8966939645590912140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/lodeur-de-fiente-des-vins-naturels-est.html' title='L&apos;odeur de fiente des vins naturels est elle naturelle ?'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S69_oUl6ihI/AAAAAAAAARk/nEZaB-1JS4o/s72-c/artfarmlouisvuitton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8734402609798131390</id><published>2010-03-27T17:56:00.017+01:00</published><updated>2010-05-08T06:19:35.404+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Il faut savoir souffrir pour être bio'/><title type='text'>Erratum</title><content type='html'>Un vigneron bio m'a fait suivre récemment un mail&amp;nbsp; que lui avait transmis un autre vigneron bio qui lui-même l'avait reçu d'un vigneron bio qu'un de ces amis vigneron bio lui avait transmis et qui l'avait personnellement reçu de Christine Ontivero. En gros ce mail a du se retrouver dans toutes les boites mails de tous les viticulteurs bios de France et de Navarre. Il aurait pu finir dans la corbeille des premiers destinataires mais ils ont préféré le recycler. C'est un peu le travers des bios de tout vouloir recycler, mais bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et qu'est-ce qu'il disait de si important que ça le mail de Christine Ontivero pour être diffusé aussi largement ? Je vous en fais le résumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Guillaume Durand, le journaliste, pas votre voisin, aurait prétendu que les vins bios sont dégueulasses, dans une émission diffusée sur France 2, à une heure où le vigneron bio moyen dort déjà depuis longtemps dans les bras de Morphée ou de sa femme ou de son chien car si les vignerons ont parfois une femme, ils ont toujours&amp;nbsp; un chien. Et ça vaut mieux pour Durand qu'on dormait, parce que sinon, ni une, ni deux , notre sang n'aurait fait qu'un tour et d'un coup de bagnole on serait aller lui péter la gueule, parce que c'est faux que les vins bios sont dégueulasses ! C'est vrai quoi ! Non mais, merde à la fin, quoi ! Et bien, Monsieur Durand (si quelqu'un connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui le connait, ça serait gentil de lui transmettre mon message) je vous le dis, "je n'aime pas votre coupe de cheveux. Je la trouve dégueulasse !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S64kQ1P0LrI/AAAAAAAAARU/B9rF2ylw1mw/s1600/LAVIER3.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S64kQ1P0LrI/AAAAAAAAARU/B9rF2ylw1mw/s320/LAVIER3.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et toc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Enfin, heureusement, pendant que les vignerons roupillaient dans les bras du marchand de sable, Christine Ontivero veillait au grain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Christine n'est pas une vigneronne bio. Elle est attachée de presse. L'attachée de presse veille tard dans la nuit devant son téléviseur et c'est une chance pour la viticulture bio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Elle a donc tout entendu. Elle en a été choqué. Elle a décidé d'écrire à Durand pour lui dire son indignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et c'est cette réponse qui a circulé de boite en boite mails pour terminer dans la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pour vous la faire brève, elle lui dit en gros au Durand que les meilleurs vins français (Romanée Conti, Rayas, Chapoutier, Château des Bachelards) sont en fait des vins bios. " Tu le savais pas ? Trop dommage pour toi ! T'as la honte hein ! En fait tu dois confondre avec les vins naturels, les vins faits sans soufre, ceux qui", je cite Christine Ontivero, " la plupart du temps, ne sont pas buvables et sentent la  fiente de volatiles."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bravo Christine ! Durand doit être pétri de remords. Sans doute, qu'il rectifiera son erreur lors d'une prochaine émission. "Toutes mes excuses aux téléspectateurs. Ce ne sont pas les vins bios qui sont dégueulasses, mais les vins naturels, qui sentent la fiente de volailles."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, tout cela n'est pas très sympa pour les volatiles. Je n'ai pas fait lire son mail à mes poules, elles auraient eu trop de peine. Savez vous, Christine, que les omelettes sont faites avec des œufs ? Que les oeufs de poule entrent dans la composition d'un nombre incalculable de recettes ? Qu'avec la fiente justement ou la farine de plumes des volatiles, on produit de l'engrais agréé en viticulture bio ? Alors le coup du c'est pas moi, c'est l'autre, c'est quand même pas terrible pour l'ardent défenseur que vous prétendez être de la cause vigneronne. Comme vous le dites dans votre lettre à Guillaume Durand, "il faut se garder  d’opposer une pratique à une autre." Mais cette recommandation ne semble pas pouvoir s'appliquer aux vins naturels, dont les producteurs en général ne font pas appel à des attachés de presse pour organiser leur communication. Alors merci dorénavant de bien vouloir laisser mes poules en dehors de tout ça, qui, quand elles ont quelque chose à pondre, le font tapies dans l'ombre, quand d'autres recherchent la lumière des projecteurs. (Sauf pour les poules de batteries, mais celles là, on n'en parle pas, elles sont pas bios) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S64ySHwcQ0I/AAAAAAAAARc/tvTVlaR3PnE/s1600/mon_truc_en_plume.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S64ySHwcQ0I/AAAAAAAAARc/tvTVlaR3PnE/s320/mon_truc_en_plume.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;"vigneron nature" en livraison. (Photo &lt;a href="http://ontivero.over-blog.com/article-mr-guillaume-durand-non-les-vins-bio-ne-sont-pas-degueulasses-46478840.html"&gt;Christine Ontevero&lt;/a&gt;. Toute reproduction interdite)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8734402609798131390?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8734402609798131390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/erratum.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8734402609798131390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8734402609798131390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/erratum.html' title='Erratum'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S64kQ1P0LrI/AAAAAAAAARU/B9rF2ylw1mw/s72-c/LAVIER3.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-6404926986274386840</id><published>2010-03-18T23:00:00.006+01:00</published><updated>2010-04-08T22:20:05.218+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour de vrai'/><title type='text'>Taille (suite mais pas encore fin !)</title><content type='html'>La taille n'est pas encore terminée, mais on tient le bon bout ! Samedi prochain, si tout se passe bien, ça devrait être fini. Depuis que j'ai le soutien d'Adrien, le rythme s'est considérablement accéléré. Adrien est prestataire de services en viticulture. Il m'aide depuis un peu plus d'un an et m'a été du plus grand secours pour mon premier millésime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cette année, il m'a rejoint début Février et nous avons taillé ensemble quatre hectares sur les sept que nous vinifions aux Bachelards. Hier, nous avons terminé les Moulin-à-Vent de la parcelle située sur les hauteurs de Chénas. Au sud, à 500 mètres environ, on voyait Michel Guignier labourant au cheval une des ses parcelles. Au nord, à 200 mètres, un autre viticulteur faisait brûler tout un tas de saloperies, et du feu s'échappait une épaisse fumée noire ainsi qu'une abominable odeur de plastique cramé qui nous a empesté les narines toute la journée. Adrien est allé jeter un œil ce matin aux restes calcinés. L'affreux bonhomme avait fait bruler, en plein milieu de ses vignes, des vieux tuyaux en plastique ! Je me demande comment on peut faire ce genre de trucs quant on vit le plus clair de son temps au contact de la nature. Étrange de voir à un bout de la chaine, des gens comme Michel Guignier qui sont obsédés par le respect de la nature (culture en biodynamie, vinification naturelle) et à l'autre bout des gens qui videraient leur huile de vidange au ruisseau sans sourciller. Je sais qu'il faut de tout pour faire un monde mais en l'occurrence j'ai l'impression que certains le font plus que d'autres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, nous avons attaqué la dernière parcelle de Moulin située sur la commune de Romanèche-Thorins.&amp;nbsp; De la parcelle, on a une vue sur le hameau du Moulin plutôt sympathique, comme vous pouvez en juger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S6KgTic8emI/AAAAAAAAARM/Fah8ny88IOI/s1600-h/mav.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S6KgTic8emI/AAAAAAAAARM/Fah8ny88IOI/s320/mav.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on ne se laisse pas envouter par la beauté du paysage, ça devrait être fini samedi. Il ne me restera plus que mes 50 ares de vignes de Fleurie sur cordon à tailler et ça sera la quille ! ... Enfin pas pour longtemps, parce qu'il va falloir se lancer ensuite dans les labours, puis l'épandage des engrais sur une des parcelles de Beaujolais Village aux ceps particulièrement chétifs. Mais avec parcimonie, puisqu'une fraction de l'azote apporté à la vigne par les engrais est réémis dans l'air sous forme de N&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;2&lt;/span&gt;O, un gaz dont l'effet de serre est plus de 300 fois supérieur à celui du CO&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;2 &lt;span style="font-size: small;"&gt;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-6404926986274386840?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/6404926986274386840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/taille-suite-mais-pas-encore-fin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6404926986274386840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/6404926986274386840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/taille-suite-mais-pas-encore-fin.html' title='Taille (suite mais pas encore fin !)'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S6KgTic8emI/AAAAAAAAARM/Fah8ny88IOI/s72-c/mav.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2190212568980761191</id><published>2010-03-16T19:50:00.009+01:00</published><updated>2010-03-16T21:52:26.898+01:00</updated><title type='text'>Le Château des Bachelards : un terroir d'exception pour un vin d'exception</title><content type='html'>&amp;nbsp;Bonne nouvelle pour les lecteurs de mon blog; fini les jeux de mots débiles, les propos sans queue ni tête et les tentatives vaines d'humour décalé. Voici venu le temps d'une communication claire et régulière sur ce nouveau métier de vigneron que j'exerce avec passion. C'est vrai, je le reconnais, mes billets sont parfois douteux et sans le moindre intérêt pour l'amateur de vins. Mais cette époque est révolue, puisque, ça y est, je vais avoir un nègre pour écrire à ma place ! Et pas n'importe quel nègre ; une spécialiste de la communication des vins et spiritueux. Oui Monsieur, parfaitement. Voici le mail qu'elle m'a envoyé aujourd'hui :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"bonjour,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je lisais votre dernier article sur votre blog, quand je me suis  aperçue que les articles publiés n'avaient pas une grande régularité. C'est, je  pense par manque de temps, or la force d'un blog est la fréquence journalière  voir hebdomadaire, qui rend un blog intéressant et qui fait que les internautes  ont envie d'aller plus loin et d'acheter vos vins.&amp;nbsp; Cela fait quelque temps  que je m'intéresse au sujet et que j'ai pu faire l'expérience en  créant mon blog, les  résultats sont encourageants. Je suis consultante en communication free lance  dans le secteur des vins et spiritueux. Je me disais donc que je pourrais  vous proposer la rédaction d'articles, à raison d'un par semaine pour commencer  pour 1OO€HT/semaine (ce qui correspond à 2H00 de rédaction) ou encore  400€HT/mois. Si cette offre vous intéresse, n'hésitez pas à me rappeler,  nous pourrions en discuter."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Formidable, n'est-ce pas ! Vous pourrez ainsi apprendre sur ce blog, un jour, que chez les Bauchet, nous sommes vignerons de père en fils depuis moi, le lendemain, que notre démarche d'élaboration de nos vins est un savant mélange d'innovation et de respect des traditions, le surlendemain, que nos vins sont formidables et qu'ils accompagneront à merveille tous vous repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'est pas une farce, je vous l'assure. J'ai bien reçu ce mail aujourd'hui. Peut-être l'intéressée laissera-t-elle un commentaire pour justifier sa démarche ? Je ne préfère pas la nommer, je ne cherche pas spécialement à lui nuire, chacun fait ce qu'il peut pour gagner sa croute !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais tout de même. Je trouve qu'il y a autour du vin (sans doute comme ailleurs, mais dans le secteur du vin, on atteint des sommets) une communication parfois en décalage total avec la réalité qui font prendre aux consommateurs des vessies pour des lanternes. Par exemple, cette cave coop à côté des chez moi qui a créé la marque "vigneron des terres secrètes" pour distribuer des vins vinifiés dans des cuves de 1000 hectolitres et de 15 mètres de haut, où on mélange joyeusement des raisins vendangés à la machine sur des tas de parcelles différentes, ce qui me fait doucement rigoler. Ou cette autre cave qui pour faire sa pub a fait imprimer un joli dépliant plein de photos en noir et blanc, avec des paysages d'une nature sauvage,&amp;nbsp; de vieux murs et de vieilles maisons de pierre, de visages de vendangeurs burinés par le soleil, chapeau de paille sur la tête, portant le raisin dans des paniers d'osier&amp;nbsp; ! Mais de qui se moque-t-on. Je ne dis pas que les caves coop ne sont pas capables de produire de bonnes choses, mais je pense qu'il faudrait peut-être arrêter de prendre les gens pour des cons. Sans compter ces marques créées par le négoce ou la grande distrib, qui peuvent nous faire penser que certains vins sont issus de la production d'un unique vigneron quant ils sont le fruit d'un assemblage de vins d'origines diverses. La marque "Pierre Chanau" de chez Auchan, ou "Marquis de Plagne" plus classe chez Lidl, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5_T9_6CcvI/AAAAAAAAAQ8/MejewwTX9tQ/s1600-h/rondo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5_T9_6CcvI/AAAAAAAAAQ8/MejewwTX9tQ/s320/rondo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Je ne suis pas sûr de pouvoir vendre un jour mes vins chez Auchan avec ce genre de propos sur mon blog ! Je devrais&amp;nbsp; peut-être prendre un nègre qui veillerait à une communication plus polissée ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2190212568980761191?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2190212568980761191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/le-chateau-des-bachelards-un-terroir.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2190212568980761191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2190212568980761191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/le-chateau-des-bachelards-un-terroir.html' title='Le Château des Bachelards : un terroir d&apos;exception pour un vin d&apos;exception'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5_T9_6CcvI/AAAAAAAAAQ8/MejewwTX9tQ/s72-c/rondo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2231259474381738219</id><published>2010-03-10T17:46:00.010+01:00</published><updated>2010-03-10T21:13:58.256+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour de vrai'/><title type='text'>Mise en bouteille 2009</title><content type='html'>&amp;nbsp;Hier, notre embouteilleur est passé au domaine afin de planifier la mise en bouteilles du millésime 2009. C'est un moment important pour moi que la mise en bouteilles de ce que je considère être mon premier millésime. Certes, nous avons racheté le domaine en 2007 et avons déjà produit en notre nom deux récoltes. Mais ce millésime 2009 est différent. Libéré de mon ancienne activité, j'ai pu participer à tous les travaux qui ont contribué à sa genèse; à la vigne, avec la taille, les traitements, les émondages, les cisaillages, les relevages, les labours, les vendanges; au cuvage, où j'ai réalisé (sous le contrôle de mon œnologue) toutes les opérations de vinification, où nous avons vinifié en levures indigènes certaines cuvées (une volonté pour moi de laisser le terroir s'exprimer même si pour certains collègues vignerons bios du Beaujolais au professionnalisme indiscutable, le levurage exogène n'est pas incompatible avec l'expression du terroir) ; à la cave enfin, où j'ai suivi et contrôlé chaque fût, chaque foudre, chaque cuve de stockage afin de m'assurer de la bonne évolution de mes vins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5fFuunT33I/AAAAAAAAAQs/5RdVBNuz4ng/s1600-h/cavebach.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5fFuunT33I/AAAAAAAAAQs/5RdVBNuz4ng/s320/cavebach.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;C'est aussi la première année depuis longtemps que les vignes des Bachelards n'ont pas vu une goutte d'herbicide ni de pesticide. Que de sueur cela m'a coûté, à arracher par exemple à la main des milliers d'érigérons que mes charrues n'arrivaient pas à détruire, que d'inquiétudes j'ai pu connaître quant à l'efficacité de mes traitements, quant aux dégâts engendrés par le travail des sols, les ceps arrachés, les racines sectionnées, mais que de satisfactions et de fierté tout au bout du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5fGbqSpoCI/AAAAAAAAAQ0/5jb257h7_CE/s1600-h/gobelets.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5fGbqSpoCI/AAAAAAAAAQ0/5jb257h7_CE/s320/gobelets.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je suis conscient des conditions exceptionnelles dont j'ai bénéficié. J'ai eu l'occasion de discuter il y a peu avec Georges Duboeuf qui affirmait n'avoir jamais connu, de toute sa longue carrière dans le vignoble du Beaujolais, un millésime d'une telle qualité.&amp;nbsp; Nous avons bénéficié effectivement de conditions climatiques exceptionnelles. Le soleil a brillé tout l'été et la pluie , providentielle, est tombée quelques jours avant les vendanges, libérant les vignes du stress hydrique qu'elles commençaient à subir. La chance du débutant en quelque sorte ! Partagée avec des milliers de viticulteurs du Beaujolais et c'est tant mieux pour cette région sinistrée. Espérons que les dieux du vin nous accompagneront encore pour ce nouveau millésime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Aux Bachelards, nous vinifions du Fleurie, du Moulin à vent et aussi un peu de Beaujolais-Village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Le Fleurie correspond à la plus grande partie de notre production, cinq hectares environ, auxquels s'ajoutent un peu plus d'un hectare de Moulin et un hectare de Village. Si l'appellation&amp;nbsp; Moulin à Vent est connue et appréciée dans l'hexagone, le Fleurie l'est beaucoup moins. Pourtant, j'ai trouvé sur le site de la BNF un manuel de sommellerie de 1920 où les  Fleurie étaient classaient par son auteur dans la catégorie "vins  fins" et considérés comme les meilleurs vins rouge du Rhône avec  les Côte-Rotie ! Gageons que les viticulteurs du cru sauront à l'avenir en redorer le blason. Petite consolation néanmoins, si sa notoriété est faible en France, c'est par contre un vin très prisé des suisses dont le négoce achetait à prix d'or les caves des viticulteurs il y a peu encore.&amp;nbsp; Mais les vins du nouveau monde, les crises économiques, la lassitude, qui sait, sont passés par là et les suisses ne sont plus les consommateurs qu'ils étaient. Les britanniques également grands amateurs de Fleurie freinent leurs exportations, crise économique oblige.&amp;nbsp; Cela se traduit par une conjoncture tendue, mais malheureusement quel vignoble, quelle appellation aujourd'hui ne souffre pas de la crise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Notre Fleurie 2009 est élevé en foudres mais aussi en fûts neufs. J'ai été impressionné par la force et la "consistance" du millésime qui supporte allégrement les tanins marqués des fûts neufs. En 2008, le millésime étant plus "dilué", nous n'avons pas utilisé de fûts neufs, le vin aurait été "écrasé" par le bois. En 2007, même si le millésime avait été pluvieux, les vins présentaient suffisamment de corps pour un passage en fûts neufs. J'avais gouté à de multiples reprises le vin&amp;nbsp; directement aux fûts&amp;nbsp; et l' avais trouvé néanmoins un peu juste pour ce type d'élevage. L'assemblage et surtout le temps me donnent tort, notre 2007 étant plutôt plaisant aujourd'hui. C'est en forgeant que l'on devient forgeron et il faut aussi savoir faire confiance de temps en temps à son œnologue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais pour le 2009, c'est incroyable de voir l'aptitude du vin à&amp;nbsp; " se superposer", à "concurrencer" en quelque sorte le bois des fûts neufs. Tellement ce vin est ample, corpulent, nous pourrions, à partir de nos seuls fûts neufs, réaliser une cuvée spéciale que nous appellerions&amp;nbsp; la "cuvée fûts de chêne (neufs!)". Une cuvée surbodybuildée certes, mais une cuvée où il serait donné de voir que le bois ne sera jamais le maître des vins issus de grands millésimes, même lorsqu'il s'agit d'un vin du Beaujolais ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Notre Beaujolais-Village quant à lui, provient de deux parcelles différentes  mais très proches l'une de l'autre, situées sur la commune de Lancié, à  la limite Est de l'appellation Fleurie. Nous avons acheté ces vignes l' année dernière, à peine plus chère que le prix de l'arrachage, tant le  vignoble est sinistré. Il y a dans le Beaujolais pour les jeunes  vignerons hyper hyper hyper motivés de vrais opportunités à faire. Mais il  leur faudra être hyper hyper hyper motivés ! Là aussi, ce sont de très  vieilles vignes pour un rendement lui aussi confidentiel. Mais donnant au final, un vin  très agréable, vinifié en levures indigènes. Ce que les terroirs de  Beaujolais Village peuvent produire de meilleur, ce n'est pas moi qui  le dit, mais quelques dégustateurs avertis qui ont pu gouter notre vin. Mais  rappelons le, le millésime 2009 est exceptionnel&amp;nbsp; et nous verrons si l'année prochaine nous serons  capables d'une production aussi intéressante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Notre Moulin à Vent est lui aussi&amp;nbsp; issu de deux parcelles différentes; l'une, sur la commune de Chenas,&amp;nbsp; l'autre, sur la commune de Rhomanèche Thorins. Encore de vieilles vignes, aptes à produire des vins très concentrés et de la longue garde, mais au rendement là aussi très faible : 22 hectos pour 1,2 hectare cette année. Il faut dire que nous avons commencé à travailler le sol de ces parcelles depuis deux ans, ce qui se traduit immanquablement par une chute des rendements, surtout avec les vieilles vignes qui n'aiment pas qu'on chahute leur système racinaire. Ce rendement très faible est bien souvent synonyme aujourd'hui pour l'amateur d'une volonté du viticulteur à produire des raisins, très concentrés, capables de produire les meilleurs vins. Mais, en ce qui nous concerne, je dois bien l'avouer, cela ne relève pas du tout d'une décision voulue ! Pas très marketing, tout ça, mais bon, j'ai horreur du marketing alors ça tombe bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;La parcelle de Chénas a été griffée au cheval, par Alain, un viticulteur de Fleurie passionné par les chevaux et qui réalise avec un succès grandissant des prestations de labour au cheval dans la région. Un essai que je pense reconduire cette année à plus large échelle. Mais cela dépendra des finances.... car en viticulture comme ailleurs le principe de plaisir s'oppose malheureusement au principe de réalité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5e0FsNlsTI/AAAAAAAAAQk/dDOFCJp8GU0/s1600-h/P5120408.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5e0FsNlsTI/AAAAAAAAAQk/dDOFCJp8GU0/s320/P5120408.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2231259474381738219?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2231259474381738219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/mise-en-bouteille-2009.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2231259474381738219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2231259474381738219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/mise-en-bouteille-2009.html' title='Mise en bouteille 2009'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5fFuunT33I/AAAAAAAAAQs/5RdVBNuz4ng/s72-c/cavebach.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8333597398954818465</id><published>2010-03-08T21:16:00.003+01:00</published><updated>2010-03-10T18:09:05.055+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><title type='text'>Tu seras un homme, mon fils</title><content type='html'>Après Bashung, c'est au tour de Topaloff de tirer sa révérence. Ça a gâché ma journée de la femme. Moi qui me faisait une joie de faire plaisir à ma femme aujourd'hui. Mais j'avais vraiment pas le moral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n'a pourtant pas tant d'occasions que ça, la pauvre. C'est vrai, à part la fête des mères et la journée de la femme, quelles occasions ont les femmes de se maquiller pour plaire à leurs maris et qu'ils s'intéressent à elles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une femme est seulement une femme alors qu'un cigare, c'est tout un arôme" a écrit Kipling. Il était nul ce Kipling. Une femme est seulement une femme d'accord, mais elles sentent quand même meilleur que les cigares. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain on fêtera les 51 ans de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poup%C3%A9e_Barbie"&gt;Barbie&lt;/a&gt;, dont la créatrice se prénommait Ruth; journée de la seconde chance pour toutes celles dont le mari était comme moi un fan de Topaloff ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5VR6GKwmvI/AAAAAAAAAQc/460VWWdDW78/s1600-h/andras_kallai_fat_barbie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5VR6GKwmvI/AAAAAAAAAQc/460VWWdDW78/s320/andras_kallai_fat_barbie.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu peux porter diadème&amp;nbsp; après serre-tête,&lt;br /&gt;Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, &lt;br /&gt;Si tu peux conserver ton foulard et ta barrette, &lt;br /&gt;Quand tous les autres les perdront&amp;nbsp;; &lt;br /&gt;Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire &lt;br /&gt;Seront à tout jamais tes esclaves soumis &lt;br /&gt;Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,&lt;br /&gt;Tu &lt;span class="spip_surligne"&gt;feras une tarte&lt;/span&gt;, ma femme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8333597398954818465?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8333597398954818465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/tu-seras-un-homme-mon-fils.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8333597398954818465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8333597398954818465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/tu-seras-un-homme-mon-fils.html' title='Tu seras un homme, mon fils'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5VR6GKwmvI/AAAAAAAAAQc/460VWWdDW78/s72-c/andras_kallai_fat_barbie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7284976342077396184</id><published>2010-03-07T19:29:00.001+01:00</published><updated>2010-03-10T18:09:30.216+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><title type='text'>Sublime. Forcement Sublime.</title><content type='html'>J'ai appris aux victoires de la musique la mort de Filip Nikolic, le leader charismatique des 2B3. Je n'étais pas au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adel et Franck, ses deux compères, doivent se sentir bien seuls sans leur ami, eux qui étaient comme les trois doigts de la main de Django Reinhardt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les boys bandent, les girls gueulent, et tout le monde semble oublier qu'il faut &lt;i&gt;partir un jour&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philip, qui avait écrit cette chanson prophétique, lui le savait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenons nous des paroles : &lt;i&gt;"Partir un jour sans retour, effacer notre amour, sans se retourner, ne pas regretter, garder les instants qu'on a volés."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme en écho, René Char à son tour &lt;i&gt;"Le loriot entra dans la capitale de l'aube. L'épée de son chant ferma le lit triste. Tout à jamais prit fin."&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le miracle de deux âmes qui, au delà des frontières du temps, vibrent à l'unisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez l'artiste ! Garde les, les instants que tu as volés. Tu les as bien mérités !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir un jour. ce jour est venu pour toi. Le 16 septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un seize qui sonne comme un onze pour toute une génération de jeunes filles qui allaient devoir se remettre à écouter Pierre Perret. "Les jolies colonies de vacances, merci maman, merci papa, tous les ans, je voudrais que ça r'commence, al Qaïdi,Qaïdi, Qaïda."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de ce 16 septembre 2009. Ce jour là, j'étais en pleine vinif dans mon cuvage, au milieu de mes cuves inox. Il faisait chaud. J'avais la chemise ouverte. Seul le chant triste du loriot annonçait la fin de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BpOYdzSayE0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/BpOYdzSayE0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7284976342077396184?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7284976342077396184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/sublime-forcement-sublime.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7284976342077396184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7284976342077396184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/sublime-forcement-sublime.html' title='Sublime. Forcement Sublime.'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-8184484506823130467</id><published>2010-03-06T14:32:00.001+01:00</published><updated>2010-03-07T19:31:52.797+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le dehors...un monde magique'/><title type='text'>Huitre triploïde et un enterrement</title><content type='html'>La femme est l'avenir de l'homme, nous dit le poète. D'accord, mais à condition d'en changer souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eddie Barclay le savait, lui qui signait les contrats de mariage comme les contrats de production artistique. Huit fois marié,&amp;nbsp; sans compter les demoiselles d'honneur, chapeau l'artiste ! Et encore, il n'a pas connu Meetic, sinon la moitié de la population féminine mondiale s'appellerait Barclay. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;"Ainsi que notre corps est enveloppé dans ses vêtements, ainsi notre   esprit est revêtu de mensonges. Nos paroles, nos actions, tout notre   être est menteur, et ce n'est qu'à travers cette enveloppe que l'on peut   deviner parfois notre pensée vraie, comme à travers les vêtements les   formes du corps."&amp;nbsp; Eddie Barclay aimait à répéter ces mots de  Schopenhauer nous dit dans sa biographie Michelle II, sa quatrième femme, surtout le truc avec les vêtements où tu vois à travers parce que le reste c'est un peu prise de tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais il est mort à présent, et immense est sa perte pour les jeunes femmes qui aiment les vieux, et le jour sera pour nous comme la nuit alors que pour Eddie Barclay c'était plutôt la nuit qui était comme le jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5FgaYql9rI/AAAAAAAAAQU/ZkfocDkLQe8/s1600-h/stphalle.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5FgaYql9rI/AAAAAAAAAQU/ZkfocDkLQe8/s320/stphalle.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'Eddie Barclay aux huitres triploïdes il n'y a qu'un pas que nous pouvons franchir. Connaissez vous les huitres triploïdes ? je vous livre ici un article fort intéressant du canard enchainé sur le sujet : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la  pointe de la technologie, ces huîtres stériles connaissent une  croissance accélérée avant d’atterrir anonymement dans nos assiettes.  Quand elles ne décèdent pas prématurément…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un super  reproducteur qui voyage par Chronopost : une huître  mâle, véritable étalon des mers loué plus de mille euros pièce par les  ostréiculteurs. À peine arrivé dans cette couveuse artificielle pour  bivalves qu’est l’écloserie, il va s’activer pour féconder une vingtaine  de femelles. Une fois le travail accompli, trente minutes plus tard, le  jeune mâle de deux ans est renvoyé mort ou vif à l’Institut  Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer(Ifremer), avec  greffée sur la coquille, la puce électronique qui l’identifie.&lt;br /&gt;Il y a douze ans, l’Ifremer a eu l’idée de mettre dans  nos assiettes des huîtres triploïdes (à trois jeux de chromosomes).  Pourquoi&amp;nbsp;? Parce qu’on peut en vendre toute l’année, même l’été, puisque  avec son nombre impair de chromosomes elle est stérile, et n’a donc pas  la mauvaise idée de fabriquer de juin à août ces gamètes qui la rendent  laiteuse. Avec la triploïde, exit la règle des mois en &lt;i &gt;r&lt;/i&gt;&amp;nbsp;!  Et surtout&amp;nbsp;: à la différence de l’huître normale, elle pousse beaucoup  plus vite. Deux ans seulement pour arriver à maturité contre trois pour  ses pauvres concurrentes attachées aux traditions…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, ces huîtres athlétiques se sont répandues à  tout berzingue sur les étals&amp;nbsp;: sur les 130 000 tonnes produites chaque  année en France (champion européen), 30&amp;nbsp;% sont des triploïdes&amp;nbsp;! Et,  comme la loi n’impose pas l’obligation de mentionner sur l’étiquette  leur composition chromosomique, la plupart du temps le consommateur n’en  sait rien, le marchand se contentant souvent d’un pudique «&amp;nbsp;&lt;i &gt;quatre saisons&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» ou d’un «&amp;nbsp;&lt;i&gt;non laiteuse&lt;/i&gt;&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt; &lt;br /&gt;&lt;h2 &gt;Claquer de la coquille&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comment fabrique-t-on une triploïde&amp;nbsp;? D’abord il  faut un mâle tétraploïde, notre fameux super reproducteur estampillé  Ifremer. Grâce à une petite manip chimique, les chercheurs l’ont doté de  quatre paires de chromosomes, là où les huîtres pas trafiquées en ont  moitié moins. Quand il arrive dans l’écloserie, on le trempe dans un  gros bocal en verre rempli d’eau de mer… Pour l’inciter à libérer sa  semence (jusqu’à 15 millions de spermatozoïdes), on lui fait subir un  choc thermique, en faisant grimper la température de l’eau à 27° C. À  côté, dans d’autres bocaux, une vingtaine de femelles diploïdes (deux  jeux de chromosomes) tout ce qu’il y a de plus standards, mais  soigneusement sélectionnées pour leur fertilité, attendent pénardement  de recevoir la précieuse semence&amp;nbsp;: on la leur amène à la pipette. Dès  que les spermatozoïdes sont dans l’eau, l’huître femelle se met  frénétiquement à claquer de la coquille pour expulser ses ovules dans un  nuage qui ressemble à du lait en poudre (ce claquement est d’ailleurs  la seule façon de repérer une femelle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d’une demi-heure, les spermatozoïdes du super  mâle tétraploïde auront fécondé jusqu’à 1,5 million d’œufs pondus par  chacune des femelles diploïdes. Cela donnera des larves triploïdes en  forme de «&amp;nbsp;&lt;i &gt;D&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», dont 10&amp;nbsp;% finiront deux ans plus  tard en huitres sur les plateaux de fruits de mer (les autres, jugées  trop lentes à pousser, sont impitoyablement éliminées). Bref, dans ce  merveilleux système, un mâle tétraploïde peut générer à lui tout seul  plus de 200 tonnes d’huîtres&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;Pour faire tourner les usines que sont les écloseries  (en France, il en existe huit, dont les deux plus grosses assurent la  moitié de la production), il faut, comme dans les poulaillers  industriels, ne pas lésiner sur la pitance. Une huître adulte, qui vous  filtre ses 5 litres d’eau par heure, s’enfile dans le même temps jusqu’à  dix millions de phytoplanctons. Le «&amp;nbsp;&lt;i &gt;fourrage&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»,  comme on l’appelle dans les écloseries, pousse sous lumière artificielle  dans des bacs d’eau de mer additionnée de sels nutritifs. Pendant les  trois premières semaines, c’est du phytoplancton premier âge (en  l’occurrence &lt;i &gt;Isochrysis&lt;/i&gt; et &lt;i &gt;Chaetoceros&lt;/i&gt;)  que l’on sert à la larve d’huître, qui ne dépasse pas les 50 microns et  qui s’ébat dans son bac avec un million d’autres congénères.&lt;br /&gt;Ensuite, quand elle est devenue une huître miniature de  300 microns et qu’elle a changé de bassin, elle passe au &lt;i &gt;Skeletonema  costatum&lt;/i&gt;, du phytoplancton plus consistant parce qu’il contient de  la silice. Après un passage de deux mois en nurserie, où on l’habitue à  l’eau de mer non filtrée, notre triploïde, qui mesure maintenant un  centimètre pour 0,2 gramme, part chez un ostréiculteur qui va la  cultiver un an et demi en pleine mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt; &lt;br /&gt;&lt;h2 &gt;Non aux moules belges&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà comment la recherche apporte aux ostréiculteurs  compétitivité et gros bénéf sur un plateau. Tout irait pour le mieux  dans le meilleur des mondes conchylicoles modernisés si, depuis 2008,  les jeunes huîtres, les naturelles et les autres, mais surtout issues  d’écloseries, ne s’étaient pas mises à tourner mystérieusement de l’œil.  Et ce dans des proportions effarantes&amp;nbsp;: dans certains parcs à huîtres,  on a vu jusqu’à 80&amp;nbsp;% de mortalité&amp;nbsp;! Pas sûr, d’ailleurs, qu’il en reste  pour Noël 2010. De là à suspecter les modernes huîtres triploïdes d’être  plus vulnérables à certains virus…&lt;br /&gt;&lt;span class="spip_document_6868 spip_documents spip_documents_right" style="float: right;"&gt;  &lt;img class="" height="132" src="http://www.altermonde-sans-frontiere.com/local/cache-vignettes/L240xH132/plate2-98730.jpg" style="height: 132px; width: 240px;" width="240" /&gt; &lt;/span&gt; À l’Ifremer, on se récrie&amp;nbsp;; rien ne prouve que nos triploïdes sont pour  quelque chose dans cette hécatombe&amp;nbsp;! Si les Irlandais en ont d’ailleurs  profité pour déclarer &lt;i&gt;non grata&lt;/i&gt; les huîtres sortant  des écloseries françaises, c’est sans doute par pure tactique  commerciale… En fait, aucune explication crédible n’a été donnée  jusqu’ici. À l’Ifremer, on croise les doigts pour que le cauchemar cesse  l’an prochain.&lt;br /&gt;Pour préparer  l’avenir, l’Ifremer, qui va perdre en 2014 le brevet sur son huître aux  œufs d’or, teste actuellement dans son laboratoire sécurisé de La  Tremblade, en Charente-Maritime (celui-là même d’où sont expédiées par &lt;i&gt;Chronopost&lt;/i&gt; les huîtres tétraploïdes), devinez quoi…  des moules triploïdes. Objectif&amp;nbsp;: barrer la route aux moules belges et  hollandaises. Car de mars à mai, nos moules hexagonales sont  immangeables parce qu’elles se reproduisent, ce qui laisse le champ  libre aux concurrentes étrangères, qui pondent à un autre moment.  Vivement 2014 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vivement que DSK devienne président, parce que pour le moment, je  voudrais pas dire, mais il n'y a pas d'amour heureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="300" height="250"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=39596156&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=39596156&amp;ap=0&amp;ln=fr&amp;sl=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="300" height="250"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-8184484506823130467?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/8184484506823130467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/huitre-triploide-et-un-enterrement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8184484506823130467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/8184484506823130467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/huitre-triploide-et-un-enterrement.html' title='Huitre triploïde et un enterrement'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S5FgaYql9rI/AAAAAAAAAQU/ZkfocDkLQe8/s72-c/stphalle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7267823223359537832</id><published>2010-03-01T23:04:00.004+01:00</published><updated>2010-03-01T23:28:16.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mon blog et moi'/><title type='text'>Recherche Suzanne désespérément</title><content type='html'>Je souhaitais vous parler de Paul Claudel, mais la consultation des statistiques de fréquentation de mon blog m'en a dissuadé; en effet, nombreux ont été les internautes orientés par erreur sur mon blog par les moteurs de recherche. Deux visites ont été générées par la saisie dans Google de la requête "le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit". Sans doute des personnes à la recherche d'informations sur René Char et qui ont du être fort déçues de ce qu'elles ont pu trouver ici en rapport avec l'immense poète. Trois autres visites sont la conséquence d' une recherche sur "Jankelevitch le philosophe de l'impossible", quatorze pour "Simone de Beauvoir" et quatorze autres enfin pour "le singe mone de campbell". Toutes mes excuses à ces internautes pour la perte de temps occasionnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il me faut toutefois signaler que certaines recherches étaient en rapport avec mon blog: deux pour "lilian bauchet blog",&amp;nbsp; mille deux cent dix pour "lilian superstar",  vingt trois pour "lilian&amp;nbsp; bauchet connard"  (??), deux mille quarante trois pour "l'œuvre littéraire de lilian bauchet", cinq mille sept cent quatorze pour "lilian bauchet. un nouveau marcel proust ?" et deux pour "ego sur dimensionné".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S4whbmjC9YI/AAAAAAAAAP8/HRsfzucxYEY/s1600-h/DeChirico1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S4whbmjC9YI/AAAAAAAAAP8/HRsfzucxYEY/s320/DeChirico1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Si donc, certaines recherches sur Google étaient bien liées à mon blog, trop de visites furent la conséquence du manque de pertinence des moteurs de recherche. J'ai moi-même perdu des heures précieuses en recherches infructueuses sur le net pour ne pas infliger cela à d'autres. Par exemple la semaine dernière ma fille ainée qui est en sixième avait un exposé à faire sur les grands ports français. Afin d'illustrer son exposé, j'ai cherché sur internet des photos en rapport avec le thème de son exposé. J'ai donc tapé bite sur Google car j'avais le souvenir d'une superbe photo de bite d'amarrage que ma mère avait pris soin de fixer sur les murs de ma chambre et&amp;nbsp; qui avait égayé mon enfance. "Homme libre, toujours tu chériras la mer" avait plaisir à me répéter Maman, et je ne peux voir aujourd'hui un épisode de "l'homme de Picardie" sans en éprouver un sentiment mêlé de joie intense et de profonde nostalgie.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;J'allais donc, plein d'excitation à la recherche de ma madeleine mais mes espoirs furent vite déçus. S'il m'arrivait de trouver au hasard, dans le fourre-tout d'internet, des images de bites d'amarrage, celle qui m'avait accompagné toute mon enfance était introuvable. Mais à toute chose malheur est bon ; lors de mes recherches, je tombai sur un site fort intéressant parlant des céno bites. Savez vous ce qu'est un céno bite ? C'est un religieux qui vit en communauté ; par opposition, les &lt;i&gt;anachorètes&lt;/i&gt; ou ermites,  vivaient seuls une vie consacrée à la prière et la contemplation.  L'étymologie explique bien cette différence essentielle, à travers deux  mots grecs: &lt;i&gt;koinos&lt;/i&gt; qui signifie «&amp;nbsp;en commun&amp;nbsp;» et &lt;i&gt;bios&lt;/i&gt; qui  signifie «&amp;nbsp;vie&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La religion m'a toujours passionné. Aussi, si ma ferveur n'égale pas celle de Paul Claudel, il m'arrive encore assez souvent de me recueillir. Seul devant mon ordinateur, je tape "vierge à genoux" dans la zone de recherche de Google et je médite sur la beauté des images pieuses qui apparaissent à l'écran. En ce moment, je ressors de ces expériences regonflé pour la taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Souhaitant donc en connaître d'avantage sur les céno bites, je poursuivis mes recherches sur le net sans vraiment trouver d'information, jusqu'au moment où je me rendis compte que le mot céno bite avait été mal orthographié et qu'il faut écrire cénobite attaché (céno et bite collés). Cette erreur rectifiée, je trouvai alors des informations plus intéressantes les unes que les autres sur le cénobitisme, comme par exemple que les plus belles cénobites sont au Vatican, cela n'étonnera personne. Avide de connaissance, je poursuivis mes lectures pour découvrir encore que l'on ne dit pas une cénobite mais un cénobite, cénobite étant du genre masculin, ce dont j'aurais du d'ailleurs me douter, tant une cénobite étant dissonant à l'oreille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7267823223359537832?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7267823223359537832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/recherche-suzanne-desesperement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7267823223359537832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7267823223359537832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/03/recherche-suzanne-desesperement.html' title='Recherche Suzanne désespérément'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S4whbmjC9YI/AAAAAAAAAP8/HRsfzucxYEY/s72-c/DeChirico1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-3674085840756406050</id><published>2010-01-24T22:16:00.000+01:00</published><updated>2010-01-24T22:16:14.815+01:00</updated><title type='text'>Vincent, Ludovic, Henri et les autres.</title><content type='html'>&amp;nbsp;Vendredi, les vignerons ont fêté Saint Vincent de Saragosse, leur saint patron. C'est l'occasion pour l'association "ceps et charrues" qui rassemble une bonne partie des vignerons bios du Beaujolais, de convier ses adhérents à son assemblée générale annuelle. L'AG terminée, s'en suit la traditionnelle dégustation des vins des vignerons de l'association, et un repas où la bonne humeur  est de mise (aidée par la dégustation, d'autant qu'il y a de plus en plus de bios dans le Beaujolais, donc de plus en plus de vins à déguster, même si les crachoirs avaient leur place sur les tables au milieu des bouteilles&amp;nbsp; ;-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cette année, nous étions chez Ludovic Gros, un vigneron en conversion bio qui fait aussi de l'accueil à la ferme pour les groupes. Excellent accueil et excellent repas. Merci à Ludovic et à sa femme Marie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1s4-AOO6wI/AAAAAAAAANU/gXubiRIZAD8/s1600-h/bruegel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1s4-AOO6wI/AAAAAAAAANU/gXubiRIZAD8/s320/bruegel.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Lors de l'AG, j'ai été nommé secrétaire de l'association Ceps &amp;amp; Charrues. C'est un honneur pour moi et je tâcherais d'être à la hauteur de la charge que mes collègues ont bien voulu me confier. Enfin, t'excites pas garçon. C'est pas non plus le poste du président du conseil de surveillance de Véolia. C'est pas rémunéré 450 000 euros par an. C'est pas rémunéré d'ailleurs. (c'est dégueulasse, comment voulez vous que les viticulteurs s'en sortent). Et puis Ceps &amp;amp; Charrues n'est pas encore cotée au CAC40, et le poste de secrétaire consiste surtout à rédiger les compte-rendus des réunions bimestrielles. Non, non, rien à voir avec les énormes responsabilités d' Henri Proglio chez Véolia. Enfin, je pense qu'elles sont énormes ses responsabilités, parce que sinon je vois pas très bien pourquoi on voulait lui donner autant pour les exercer, en plus des 1 600 000 euros qu'il va toucher chez EDF. Mais peut-être qu'il a des supers pouvoirs, Proglio ? Peut-être qu'en mettant ces doigts dans une prise de la tour EDF à la Défense il est capable d'alimenter en électricité tout le quartier de la Défense ? Peut-être qu'il a des yeux à l'arrière du crâne et que pour la surveillance des entreprises y'a pas plus fort que lui ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Peut-être que tu lui donnes un sécateur et en une journée il taille sept hectares ? Le rêve. Sachant qu'un patron du CAC40 touche en moyenne 211 fois le SMIC, je pense que c'est possible. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Mais il a juste un petit problème Henri Proglio. Il va avoir 61 ans cette année. Vous comprenez qu'il faut vraiment tout faire pour reculer l'âge légal de départ à la retraite. Que ferait la France sans Henri Proglio ? La France des actifs je veux dire. Pas celle des parias qui vivent à nos crochets et empochent les 500 euros mensuels de RSA sans le moindre scrupule. C'est beau la solidarité mais faudrait voir à pas en abuser. Y feraient mieux de suivre l'exemple d'Henri Proglio ces gens là, qui a eu finalement le courage de renoncer à ses indemnités chez Véolia. Vous croyez que ça les dérange eux de cumuler le RSA et les allocations familiales ? On devrait créer un poste de président du conseil de surveillance de la France. Je suis sûr que Proglio serait l'homme de la situation. Mais président non exécutif, comme chez Véolia, parce que chez ZEDF comme dit Christine Lagarde, il n'aura pas trop d'un plein temps "opérationnel" pour relever les défis qui attendent EDF, notre champion national de l'énergie, lors de la décénnie à venir. Ou une connerie dans le genre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-3674085840756406050?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/3674085840756406050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/01/vincent-ludovic-henri-et-les-autres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3674085840756406050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3674085840756406050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/01/vincent-ludovic-henri-et-les-autres.html' title='Vincent, Ludovic, Henri et les autres.'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1s4-AOO6wI/AAAAAAAAANU/gXubiRIZAD8/s72-c/bruegel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-7885614439918245657</id><published>2010-01-21T21:41:00.005+01:00</published><updated>2010-01-21T22:36:53.736+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est pas parce qu&apos;on a rien à dire'/><title type='text'>Bienvenue en taille land</title><content type='html'>La neige a fondu. On a rangé les raclettes et ressorti les sécateurs. Passer sa journée à tailler quand il fait beau comme aujourd'hui ça a son charme (ça se taille un charme ?). Mais quand il pleut comme hier, c'est déjà moins drôle. Le soir, on se demande si on n'aurait pas mieux fait d'aller tenir une baraque à frites en Thaïlande. Enfin bon, il faut le faire comme dirait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1i5SAy__RI/AAAAAAAAANM/VtYMObBkZSA/s1600-h/bacon1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1i5SAy__RI/AAAAAAAAANM/VtYMObBkZSA/s320/bacon1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'autre jour, penché sur mes ceps, je pensais à l'époque où au volant de ma voiture pour me rendre au bureau, j'écoutais sur France Inter les commentaires des journalistes sur le projet de réforme des retraites de François Fillon. La notion de pénibilité revenait de temps à autre comme élément à prendre en considération pour la limite d'âge de départ en retraite. Ce concept, ( je l'avoue, à l'époque j'avais une vision plutôt "conceptuelle" de la pénibilité ;-) prend aujourd'hui à mes yeux tout son sens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Ah si seulement François pouvait se joindre à moi pour cette saison de taille. Je pense que cela l'aiderait lui aussi à donner une réalité à ce terme et qu'il ferait beaucoup plus facilement la différence entre 60 et 61.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Mais relativisons.Sachant que d'après les chiffres de l'INSEE, il y a trois fois plus de risque de mourir entre 25 et 60 ans pour un ouvrier que pour un cadre, ce problème d'allongement de la durée de travail reste avant tout un problème pour les cadres. De toute façon, toujours d'après l'INSEE, à la question "avez vous lu un livre lors des douze derniers mois?", les cadres ont été trois fois plus nombreux que les ouvriers à répondre par l'affirmative (et je n'ose pas penser au genre de bouquin qu'un ouvrier peut lire). Alors, à quoi bon donner du temps libre aux ouvriers ? Pour qu'ils passent leurs journées au bar PMU à siroter du Bojolpif ? Non Merci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1i3-XNB1PI/AAAAAAAAANE/07xdYPjrPhM/s1600-h/bacon3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1i3-XNB1PI/AAAAAAAAANE/07xdYPjrPhM/s320/bacon3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"François Fillon après une saison de taille." Francis Bacon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-7885614439918245657?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/7885614439918245657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/01/bienvenue-en-taille-land.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7885614439918245657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/7885614439918245657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2010/01/bienvenue-en-taille-land.html' title='Bienvenue en taille land'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/S1i5SAy__RI/AAAAAAAAANM/VtYMObBkZSA/s72-c/bacon1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-3461297796324665186</id><published>2009-12-20T11:37:00.000+01:00</published><updated>2009-12-20T11:37:47.690+01:00</updated><title type='text'>Vers à boire</title><content type='html'>Amis du vin et de la poésie, bonjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques vers de Théophile Gauthier pour égayer votre journée, tirés de l'ouvrage d'Octave Pradels, &lt;a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56525250"&gt;le vin et la chanson.&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Honte à qui d'eau claire se mouille,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Au lieu de boire du vin frais !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Devant les brocs qu'il s'agenouille,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ou bien qu'il se mue en grenouille,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Et barbote dans les marais"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Sy36PKBpyOI/AAAAAAAAAMk/8Mb36RfIMuU/s1600-h/delasoif.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Sy36PKBpyOI/AAAAAAAAAMk/8Mb36RfIMuU/s320/delasoif.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ceux de Panard, célébrant le verre (à pied !) ...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Sy35OLJedLI/AAAAAAAAAMc/zHE04ESwI7c/s1600-h/versverrepanard.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Sy35OLJedLI/AAAAAAAAAMc/zHE04ESwI7c/s640/versverrepanard.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Descendre à la cave est un plaisir facile, en remonter offre plus de difficulté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"La cave où mon vin est serré,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Est un vieux couvent effondré,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Voûté comme une vieille église;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Quand j'y descends, je marche droit,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;De mon vieux vin, je bois un doigt...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un doigt, deux doigts... et je me grise...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A moi le mur !... Et le pilier ! ...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je ne trouve plus l'escalier..."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-3461297796324665186?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/3461297796324665186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2009/12/vers-boire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3461297796324665186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/3461297796324665186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2009/12/vers-boire.html' title='Vers à boire'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Sy36PKBpyOI/AAAAAAAAAMk/8Mb36RfIMuU/s72-c/delasoif.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-2867374687024215711</id><published>2009-12-15T22:20:00.001+01:00</published><updated>2009-12-15T23:49:06.378+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour de vrai'/><title type='text'>Quand homme blanc démonter foudres</title><content type='html'>&amp;nbsp;Aujourd'hui démontage de deux vieux foudres se trouvant dans une pièce destinée à devenir notre nouveau local bouteilles.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Meuleuse, masse, tronçonneuse. Et du bois pour l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Avant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SyflnFHHw8I/AAAAAAAAAKc/lg1GTfteWKs/s1600-h/foudres.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SyflnFHHw8I/AAAAAAAAAKc/lg1GTfteWKs/s320/foudres.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Après...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SyfmsOOkwXI/AAAAAAAAAKk/bG8qmQGjIxU/s1600-h/foudres2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SyfmsOOkwXI/AAAAAAAAAKk/bG8qmQGjIxU/s320/foudres2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Non, non, ce n'est pas une œuvre d'Arman. C'est moi qui l'ai fait.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ça, c'est Arman.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf0n8O0DeI/AAAAAAAAAK8/ZfuIISpeZ64/s1600-h/arman-tubes-rouges.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf0n8O0DeI/AAAAAAAAAK8/ZfuIISpeZ64/s320/arman-tubes-rouges.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Ça, par contre, c'est moi&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf1r8oLkVI/AAAAAAAAALE/hHhgH1GZycE/s1600-h/arman.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf1r8oLkVI/AAAAAAAAALE/hHhgH1GZycE/s320/arman.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Ah ça, par contre, c'est Arman &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf1-HStCBI/AAAAAAAAALM/tZ_65wCEMRA/s1600-h/arman-martigny.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf1-HStCBI/AAAAAAAAALM/tZ_65wCEMRA/s320/arman-martigny.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ça, c'est moi. C'est les cerceaux de fer qui tenaient les douelles des foudres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SygSGqVgmyI/AAAAAAAAAME/uS15nfHc-VQ/s1600-h/foudres3.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SygSGqVgmyI/AAAAAAAAAME/uS15nfHc-VQ/s320/foudres3.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Ah ça, c'est pas moi, c'est Richard Serra&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SygSTnIjilI/AAAAAAAAAMM/Od0Giuu8xis/s1600-h/richardserrabilbao.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SygSTnIjilI/AAAAAAAAAMM/Od0Giuu8xis/s320/richardserrabilbao.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ça, c'est dans ma cave&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7EhnxOaI/AAAAAAAAALc/_gIjW31GC_s/s1600-h/herisson.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7EhnxOaI/AAAAAAAAALc/_gIjW31GC_s/s320/herisson.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Ah ça, c'est Marcel Duchamp&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7pOW4CuI/AAAAAAAAALk/CcgpD9aUUNk/s1600-h/herissonduchamp.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7pOW4CuI/AAAAAAAAALk/CcgpD9aUUNk/s320/herissonduchamp.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Et ça, c'est Ben&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7xj7v8NI/AAAAAAAAALs/KL4Op7TQX2w/s1600-h/ben.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf7xj7v8NI/AAAAAAAAALs/KL4Op7TQX2w/s320/ben.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span id="goog_1260904714881"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1260904714882"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Les travaux du local bouteilles démarrent semaine prochaine. Ensuite on enchaîne sur la rénovation du cuvage et la création d'un lieu de dégustation pour nos clients de passage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;J'ai bien fait de couper du bois, il va y avoir du monde à chauffer aux Bachelards cet hiver... Et l'hiver sera rude, parait il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf8_CX6v0I/AAAAAAAAAL0/AZJJi2xYRfw/s1600-h/foudres4.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf8_CX6v0I/AAAAAAAAAL0/AZJJi2xYRfw/s320/foudres4.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf9gamtp-I/AAAAAAAAAL8/A3F_0LLZjZc/s1600-h/ben2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/Syf9gamtp-I/AAAAAAAAAL8/A3F_0LLZjZc/s320/ben2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8457642420779848333-2867374687024215711?l=bachelards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bachelards.blogspot.com/feeds/2867374687024215711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2009/12/quand-homme-blanc-demonter-foudres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2867374687024215711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8457642420779848333/posts/default/2867374687024215711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bachelards.blogspot.com/2009/12/quand-homme-blanc-demonter-foudres.html' title='Quand homme blanc démonter foudres'/><author><name>Lilian Bauchet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13071861611430793240</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_SzfLphhohaU/SyflnFHHw8I/AAAAAAAAAKc/lg1GTfteWKs/s72-c/foudres.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8457642420779848333.post-1407347991520221624</id><published>2009-12-14T00:09:00.003+01:00</published><updated>2009-12-14T10:33:18.454+01:00</updated><title type='text'>Tous les cretois sont des menteurs</title><content type='html'>Je viens d'achever la lecture du dossier "Les enjeux de la sélection végétale" du dernier numéro de "Réussir Vigne". Lecture difficile, qui a provoqué chez moi un sentiment nauséeux, n'ayons pas peur des mots. Que nous dit ce dossier ? Les clones issus de technique d'hybridation ou de transgenèse sont l'avenir de la viticulture. Ils permettront de sortir des impasses techniques dans lesquelles les limitations d'usage de la chimie imposées par les récentes réglementations nous ont plongées. Ils sont la réponse au réchauffement climatique, en offrant des cépages plus résistants à la sécheresse. Les nouveaux clones présenteront une meilleure résistance aux principaux pathogènes de la vigne et seront, cerise sur le gâteau, plus qualitatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne reviendrai pas sur la notion de qualité. J'en ai déjà débattu ici, cette notion revêt le sens que chacun veut bien y donner, rien de plus. Je veux juste m'arrêter sur les progrès techniques que ces nouvelles variétés sont sensées nous apporter. Quelles autres solutions, d'après "Réussir Vigne", comme alternative à l'emploi des pesticides,&lt;i&gt; "si ce n'est d'avoir recours à la génétique via, dans un premier temps, les croisements interspécifiques et dans un avenir plus lointain, si la société civile évolue favorablement sur ce point, via les OGM, pour créer des variétés résistances aux maladies ? Tout le monde, ou presque, en est aujourd'hui convaincu."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Et bien, il faut croire que je ne suis pas comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&amp;nbsp;Faisons un "petit" détour par l'histoire de l'humanité, avec Gilles Delluc, préhistorien au CNRS, qui qualifie le néolithique, la période de sédentarisation de l'homme, et à sa suite la révolution industrielle,&amp;nbsp; de "catastrophes" : &lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;"L’apparition progressive de la culture de quelques végétaux choisis (ici le blé, ailleurs le maïs ou le riz…) et de l’élevage d’animaux sédentaires et gras aboutit à une modification de notre environnement naturel et de notre mode de vie. C’est là une invention toute récente&amp;nbsp;: &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;moins de 10 000 ans.&lt;/span&gt; &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;Durant 99,5 % de notre trajectoire humaine, nous avons été des chasseurs-pêcheurs-cueilleurs, nourris de viandes sans graisse et de plantes à fibres assez durement acquises. Depuis 0,5 % de notre évolution, nous nous sommes sédentarisés et avons choisi un mode de vie nouveau, qui a favorisé notre démographie. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;On ne connaissait jusque-là aucune trace de carence et de violence chez les chasseurs du Paléolithique. Désormais le risque devient grand de subir des disettes au moindre aléa climatique, de voir éclore des épidémies, chez l’homme et l’animal, et d’attiser la convoitise du voisin devant les greniers pleins et les enclos garnis de troupeaux. Mais, après tout, famines, vols et guerres sont des phénomènes relativement accidentels et limités. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;C’est à l’échelle mondiale que l’évolution s’est faite plus sournoisement. Notre patrimoine génétique est sans doute demeuré le même tout au long de notre trajectoire, mais notre organisme s’est modifié depuis le Néolithique. &lt;/span&gt;&lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;Par exemple, la stature des humains a rapidement diminué de quelque dix centimètres (indice d’une moins bonne nutrition) et les caries sont apparues, de même que les épidémies, la tuberculose et les cancers. Depuis la Révolution industrielle et le développement de notre civilisation moderne, les maladies de surcharge sont apparues et se sont multipliées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 class="western" style="background-color: white; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt; Essayer de faire marche arrière&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;Par exemple, le diabète de l’âge mûr, dit de type 2, lié à la surcharge frappe environ 4 % de nos compatriotes et 6 % des Américains du nord. C’est pire encore chez les peuples naguère chasseurs-pêcheurs-cueilleurs, qui paient un tribut plus lourd encore du fait d’un gène d’épargne&amp;nbsp;: il atteint jusqu’à 50 % des Indiens Pimas d’Arizona, presque autant chez les Micronésiens de l’île de Nauru ou chez  les aborigènes australiens urbanisés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; La simple comparaison du régime de nos ancêtres paléolithiques avec le nôtre et avec celui que recommandent les experts plaide en faveur de la nutrition préhistorique.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Si bien qu’au plan pratique, pour traiter une maladie de surcharge, au moment même où apparaît la nécessité de freiner la consommation médicamenteuse, les premiers mots qu’inscrit le médecin sur son ordonnance pourraient s’inspirer de tout notre passé et comporter quelques consignes simples&amp;nbsp;: &lt;span style="-moz-background-clip: border; -moz-background-inline-policy: continuous; -moz-background-origin: padding; background-attachment: scroll; background-image: none; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat;"&gt;réduire les lipides animaux de la charcuterie et de la crémerie, les sucres rapides et le sel, privilégier le poisson, les glucides lents, les plantes à fibres, les huiles végétales, supprimer les boissons alcoolisées en dehors d’un peu de vin, arrêter le tabac et les autres drogues, pratiquer l’exercice physique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="background-color: white; margin-bottom: 0cm; orphans: 0; widows: 0;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; La prévention du diabète de type 2 et des maladies de surcharge mériterait de s’inspirer des mêmes principes élémentaires, tout particu
