La question sulfureuse de l'intérêt du soufre dans les vins est un sujet sur lequel les amateurs de vin adorent se crêper le chignon. Comme je suis pour la paix des ménages, j'ai décidé d'en remettre une couche en donnant à mon tour mon avis là-dessus, éclairé, il va sans dire.
Par les temps qui courent, on prend moins de risque de se faire taguer la vitrine de son blog, en affirmant que le soufre est une saloperie dont les vignerons devraient pouvoir se passer plutôt que le contraire, le "va donc, eh chimiste" étant en passe de devenir aussi populaire que le fameux "casse toi pauv con". D'ailleurs quand on lit les blogs de vignerons, à quelques exceptions près, on a l'impression que toute la viticulture française est passée au bio et que l'ensemble des vignerons refuse à la cave l'emploi de la chimie (berk, rien que d'écrire le mot, j'en ai des boutons plein l'ordinateur). On nous aurait menti alors ? Non, rassurez vous ! La viticulture conventionnelle et les vins sulfités continuent d'exister ! Ouf !! (??) C'est juste que les vitis conventionnels communiquent moins, c'est tout. En même temps, j'imagine un blog où on pourrait lire "aujourd'hui, désherbage chimique de printemps; passage de 2,5 litres hectare de roundup sur sept hectares au programme." Pas très glamour quand même. C'est vrai que c'est un peu plus facile de communiquer sur tes pratiques, quand tu fais partie, comme moi, du monde des gentils qui aiment la planète et la respectent autant qu'ils aiment leurs frères humains et respectent leur santé. D'ailleurs toi qui me lis, tu ne peux pas imaginer combien je t'aime. (tu permets que je te tutoies ? Qu'est-ce que tu fais demain soir ?)
Alors si le discours, "je bois des vins sans soufre, j'en suis fier et je t'emmerde" peut encore en agacer certains, il faut bien dire que le "je t'emmerde" à quand même moins de charme que jadis. Il y a d'ailleurs un truc que j'ai remarqué à ce sujet lundi soir en regardant des chiffres et des lettres chez ma mère c'est que jadis et radis ça s'écrit presque pareil. Et aussi que sodomies, ça fait, mine de rien, un mot long de huit lettres, ce dont je ne m'étais jamais rendu compte avant qu'Arielle, l'experte lettres de l'émission, ne le fasse remarquer aux téléspectateurs, tout en signalant au passage que la sodomie elle était pas spécialement adepte, c'est vrai que le sujet peut faire débat aussi (je vous conseille de pas rater le zapping cette semaine, je pense que ce grand moment de télévision ne leur aura pas échappé, vous verrez, c'est collector.).
J'en étais où ? Ah oui, je parlais des biens pensants qui boivent des idées. Il est donc temps pour moi, dans la mission d'information des masses que Dieu m'a confiée à travers l'écriture de ce blog d'entrer dans le vif du sujet, après cette longue mais nécessaire introduction, même si ça se discute.
D'abord pour prouver mon impartialité, prérequis indispensable à un examen non partisan de la question des vins sans sulfite , je vous informe que j'ai toujours refusé d'appartenir à aucun clan, sauf au clan de ceux qui ne veulent appartenir à aucun clan. Donc, je ne fais pas partie du club des amoureux des vins sans sulfite, je ne fais pas non plus partie de l'amicale de la boule lyonnaise de Fleurie. Par contre, je m'interroge régulièrement sur l'opportunité d'une adhésion au club des amoureux des vins avec sulfite. Je ne fais pas mon coming out, rassurez vous. J'essaie juste de vous prouver que je suis objectif, en prenant, d'abord le parti des méchants. J'endosserai plus tard le costume du gentil, genre thèse antithèse, où tu passes deux plombes à prouver par A + B quelque chose pour ensuite passer à nouveau deux plombes de plus à prouver le contraire pour terminer enfin par faire la synthèse de tout ça où en gros tu finis par dire que tu sais plus trop, mais attention, de manière argumentée. Et ben moi, je vous le dis; la dialectique inhérente à l'examen philosophique de toute chose, telle qu'on nous l'enseigne à l'école depuis toujours, a fait de nous une civilisation de couilles molles. Et j'en finis même par penser que c'est pas plus mal que la philo ait une coefficient minable au bac, sinon on aurait à la tête de notre nation une bande d'incompétents incapables de prendre les décisions indispensables au bienêtre des citoyens. (??)
Allez, d'abord la thèse :
- Les vignerons ne sont pas tous des êtres pervers qui mettent du sulfite dans leurs vins pour le plaisir d'emmerder les asthmatiques et les gens intolérants à l'aspirine.
- Les vignerons ne mettent pas non plus du sulfite dans leurs vins pour vous donner mal à la tête ou vous filer la niflette le lendemain d'un repas bien arrosé avec du mauvais vin trop sulfité (mais non je l'ai pas dit).
- Alors pourquoi ils mettent du sulfite alors ? Parce que le sulfite est un outil qui facilite le travail du vigneron. D'abord lors de la phase de vinification, ce que l'on a tendance parfois à passer sous silence. La transformation du jus de raisin en vin nécessite deux phases ; la fermentation alcoolique (la FA) assurée par les levures, qui transforme les sucres du raisin en alcool, puis la fermentation malolactique (la FML) assurée par les bactéries lactiques qui transforme l'acide malique en acide lactique, pour la faire simple. Un peu comme les kiss cool en gros.(je schématise pour ceux qui seraient en train de lire tout ça après une recherche du style "prix de revient du carambar" sur Google, comme j'ai pu le constater cette semaine à la lecture de mes stats de visite (n'importe quoi les algorithmes chez Google)). Le problème, c'est que parfois les bactéries s'activent un peu trop tôt, qu'elles terminent la FML avant la fin de la FA et métabolisent les sucres résiduels. Et là, pa, parfois pata et dans les cas extrêmes, patatras. Le vin présente un caractère aigre doux plus ou moins marqué que les pros appellent la piqure lactique se traduisant en terme analytique par une montée de l'acidité volatile du vin. Y'a des gens que ça pertube pas trop, voire qui apprécient, d'autres, dont les dégustateurs qui délivrent les agréments de mise sur marché des vins, exemple pris au hasard, qui apprécient moins. Et bien les bactéries sont plus sensibles au sulfite que les levures. Nombre de vignerons sulfitent donc les raisins à l'encuvage, mettant en "sommeil" les bactéries, permettant à la FA de se dérouler plus sereinement. Parfois, cela à une conséquence néfaste, c'est que la FML tarde à se déclencher, obligeant parfois à chauffer les vins autour de 18-20° afin de créer une ambiance favorable à la malo, parfois à ensemencer le milieu en bactéries lactiques du commerce, parfois à attendre le printemps prochain que les FML se déclenchent naturellement avec le réveil de la nature et la montée des température. Mais en minimisant les risques de piqure lactique, le sulfite à l'encuvage peut permettre d'éviter de devoir dans un deuxième temps appliquer des remèdes de cheval pour retomber sur un vin "marchand". Le sulfite a d'autres propriétés intéressantes pour le vinificateur. Il facilite l'élevage et la conservation du vin après la mise en bouteille de part ses propriétés antioxydantes et aseptisantes évitant le développement de bactéries ou la prolifération de levures de type brettanomyces qui ont pour particularité de donner aux vins des odeurs pas très sexys, du style odeur d'écurie, bien que on se demande bien à notre époque qui est encore capable de savoir ce que sent réellement l'écurie, à part les cheiks arabes qui boivent rarement du vin en plus.
Ajoutons que le sulfite n'est pas un allergène, mais est "seulement" responsable de réactions d'intolérance à ce produit, parfois désagréables mais non responsable de modification physiologique durable de notre organisme, par la production d'anticorps par exemple. Enfin, on diabolise le sulfite présent dans le vin, en oubliant que le sulfite est présent dans beaucoup d'autres aliments. Ce sont les E22 quelque chose que l'on peut trouver dans la "composition" des fruits secs, de la moutarde, des poissons, des yaourts aux fruits... Il est même vaporisé sur les étals de poissons pour limiter les risques d'altération. Alors, on veut bien porter le chapeau mais bon, ça va cinq minutes.
Antithèse(pour ceux qui n'ont pas encore bousillé leur écran de colère):
Et ben le contraire en gros. Qu'en simplifiant avec le sulfite le travail de vinif, t'as des chances de simplifier aussi le goût de ton vin. Que le sulfite n'est pas hypra sélectif dans son action, qu'il inhibe des trucs pas franchement intéressants certes, genre brettanomyces, mais qu'il peut aussi inhiber au passage des trucs qui ajoutent à la complexité aromatique du vin et que ça, ça pose un peu question à celui qui veut toucher au Nirvana en buvant du jaja. Attention, quand même à l'overdose (Kurt, on t'oubliera jamais).
Et puis aussi que le sulfite peut entrainer parfois des gouts de réduction, style œuf pourri, ou serpillière mouillée, pas très agréable, sauf pour ceux qui aiment les œufs pourris ou les serpillières mouillées, je pense aux femmes notamment pour les serpillières.
Synthèse : faites la vous-même, moi je vais me coucher, je suis pas une couille molle. et puis , si vous avez des trucs à ajouter, vous pouvez y aller, les commentaires c'est fait pour ça, sans compter que ça défoule. Enfin, je dirais juste quand même avant de vous laisser que cette histoire de sulfite c'est un peu pour noyer le poisson qui cache la forêt, que je trouve cette dichotomie entre les vins sulfités et les non sulfités limite burlesque, en gros très réductrice. aussi que les œnologues ont beau pondre des bouquins avec des tas de formules dans tous les sens pour expliquer les réactions chimiques qui se passent dans le vin, on trouve rarement de l'info accessible au vigneron de base, qui de surcroit est rarement docteur en chimie, sur les actions à réaliser sur les vins pour limiter les risques d'altération et que bien souvent à part vous préconisez de mettre du sulfite et de levurer pour éviter les déviances, on vous conseille pas grand chose et qu'il faut être sacrément téméraire et aguerri pour passer outre ses consignes, en gros les vins zéro sulfite ça peut être top mais que c'est quand même pas à la portée du premier branleur de vigneron venu et je ne me cite personne. Bonne nuit les petits.
J'"aaadorre"...commencer la journée en lisant ton bloc....ça met de bonne humeur pour une paire d'heures.Dans le fond, tu aurais pu (aussi) être journaliste (vulgarisation vinicole?) satyriquo-cynique (mais non grivois!)pour harakiri....JN l'Oeno Sensuel
RépondreSupprimerJe suis très heureuse d'être la première à réagir!
RépondreSupprimerJ'ai gagné quelque chose??? ;0)
Moi je trouve que le sulfite dans les vins, c'est très bon. ça procure une drôle de sensation quand ça descend dans la gorge et après...Mmmmmmmmmmmmmmmm.............. j'adore...
Ensuite, le lendemain, on se rappelle encore des doux moments passés avec le vin en question, et ça...faut l'avouer, c'est un super atout commercial! en ces moments de crise, il est important pour nous, vignerons, que le consommateur ne nous oublie pas!
et puis .......
j'arrête là, je déconne!!!!
je n'en remettrai pas une couche sur le sans soufre mais je déteste les oenologues qui bousille des vins superbes avec leurs conseils à la noix...Souvent, c'est comme donner un aspirine à quelqu'un qui n'aurait pas mal à la tête...ça sert à rien, sauf enlever toute la personnalité qu'il pouvait y avoir dans le vin...
Après, c'est sur, c'est un long travail sur soi. Il faut avoir une entière confiance en ses raisins, ses vins et soi même... Oser faire abstraction des commentaires et des conseils de l'oenologue. c'est un professionnel, certes, mais qui connait mieux les vins que le vigneron lui même. Et surtout faire très attention à ce que lui, il attend de nos vins, et ce que NOUS, on attend des nôtres parce que c'est souvent à l'opposé...
Il faut assumer ses goût: même si c'est une mini jupe verte avec un tee shirt à pois roses!
Ce n'est pas l'oenologue qui va vendre les vins, on doit pouvoir en parler et pour cela on doit les aimer...parce qu'après, faudra les boire!
et l'histoire du clan est discutable...mais tu sais, moi, j'entends toujours dire des acteurs de série TV que c'est pas facile en France, qu'on vous colle des étiquettes et qu'après avoir joué dans des séries, c'est très difficile de faire du cinéma!!!
Pareil pour les vins: si tu vend à Leader Price, pas facile de vendre après chez Boccuse! Histoire d'image!
Allez, sans rancune, on en reparlera parce qu'on se voit souvent depuis que t'es rentré dans la secte des bios!!! et je ne désespère pas de t'accueillir auprès du clan "sans soufre"!!!
Isabelle, des côtes de la Molière
SANS SOUFRE ET SANS RANCOEUR !! (enfin...ça dépend envers qui!!!)
Zut, j'ai été trop longue et du coup je suis plus la première ;0)
RépondreSupprimerIsabelle
Enchantée! Le "sans soufre ajouté" ... Nous sommes Gilles et Catherine Vergé dans le Mâconnais ... Chardonnay sur 4,5 Hectares chaque vigne a sa cuvée la plus vieille ayant 125 ans Toutes nos cuvées sont sans sulfite ajouté tous les ans. Nous n'avons pas le label bio. Cette année pour la première fois nous faisons partie de quelque "chose" n'aimant pas les cases ni les "étiquettes" L'AVN ayant maintenant une charte on a signé (la dose de sulfite ajouté étant pour nous élevé mais cela met déjà certaines limites pour former un groupe de Gens histoire de se démarquer
RépondreSupprimerSinon pour se faire reconnaître comme "sans sufite ajouté" à Toi de jouer auprès des particuliers Les Sans sulfite ajouté étant des fois rejetés par les autres Vignerons (même nature) cela créé des comparaisons
C'est pas facile Ma pauv'e Lucette mais on va y arriver Bonne continuation et ne lâche pas le morceau
Si j'avais réussi mon CAPES pour être prof de français, je t'aurais mis 20/20 (joke de prof inside ;-)
RépondreSupprimer15 pour l'argumentation + 5 pour l'humour!
C'est un plaisir de commencer la journée par la lecture de ton blog ;-)
Merci!
François
Très intéressant !!
RépondreSupprimer"Parce que le sulfite est un outil qui facilite le travail du vigneron" Je pense que tout est dit dans cette phrase. 1. Faire du vin sans souffre demande beaucoup d'attention et de travail avec le coût que ça représente et que tout le monde ne peut pas se permettre soit parce qu'il a besoin d'un gros 4x4 (mais après tout nous sommes encore dans une société de consommation) soit parce qu'il ne peut pas vendre ses quilles avec le surcroît de prix que cela engendre, soit parce qu'il préfère être bien tranquille. Bref ce n'est pas qu'une question de chimie mais aussi une question d'économie et encore plus de culture !
Avec ou "sans soufre ajouté", c'est l'arbre qui cache la forêt de la vraie question : avec ou sans convictions ajoutées... On s'en fout un peu, au fond, du "soufre" - même si certains de ces vins "nature" sont excellents - ce qui intéresse les amateurs, les buveurs, les goûteurs, tous ceux qui aiment le vin finalement, c'est le vigneron derrière le vin : sa sincérité, ses convictions. Et il faut également remarquer et insister sur le fait que les plus virulents, les plus agressifs, sont rarement les vignerons "nature" ; et que les critiques à leur encontre viennent souvent de personnes bien plus en vue, bien plus médiatiques, et pesant beaucoup plus sur le débat... Donc, prendre un peu leur défense, c'est plutôt pas mal. (Et l'argument du bistro/bobo/parisien a fait long feu, d'ailleurs.)
RépondreSupprimerC'est bon ça dépote et ça pue pas le cul de cheval ni le volcan en éruption. Langue de bois au bûcher. C'est bon, j'ai eu une (petite) érection, j'avais pourtant bu un blanc sulfité hier...
RépondreSupprimerUn Bauchet c'est bien, un Bauchet déjanté et un chouia "débauché", c'est meiux.
Et laissons les Chapelles aux moines....
Bon, si je comprend bien, on se retrouve dans le "clan de ceux qui ne veulent appartenir à aucun clan" - faut faire gaffe, qu'on ne devient pas trop nombreux, sinon après il va y avoir la dynamique de groupes, qui se met en route, avec ceux, qui veulent devenir chef, ceux, qui demandent un cahier de charges (bon, cela ne va pas être toi, encartez en bio,t'en a déjà un pour la vigne),ceux, qui se montent trésorier, pour encaisser les frais de contrôle, ceux, qui aiment communiquer, donc qui veulent être attaché de presse et tout le bataclan.
RépondreSupprimerPour le sans sulfite ajouté - comme disait toujours Pierre Overnoy, le vigneron précurseur de tout un courant avant l'heure: cela ne s'improvise pas, il faut bien le maîtriser, être équipé pour, donc pas une méthode de fait-néants, quoi.
ApRés, on pourra créer des sous groupes, ceux, qui arrivent sans mettre rien (au moins les bonnes années), ceux qui ne mettent pas en vinif, mais trouvent normale, de mettre à la mise (donc qui préfèrent le goûter vierge, à la barrique ou la cuve pendant l'élevage, mais qui lui mettent la ceinture de sécurité, quand il le lâchent dans la circulation - ceux, qui sans passent sans vraiment réussir, mais ne peuvent pas se payer le luxe, de le passer au vinaigrier - trésorerie oblige - et finalement, si on le boit en entrée, avec la salade, on sait pas qui accuser et on peut dire qu'il s'accorde bien...donc on pourra migrer d'un clan, s'il devient trop structuré (et s'il y a déjà trop de petits chefs), pour en trouver un autre... peut-être en élargissant les critères de non-conformité conforme: la forme de la cuve (œuf (tu pourras faire un super article sur les forces du vortex), l'amphore (moulé à la louche, en argile du pays, à l'ancienne, à la romaine, enterré au sur piédestal...), le calendrier de Maria Thun, ou celui des postiers... t'as plus de place que moi, pour t'imaginer des variations sur le thème - c'est ton blog, nous, on s'emmerde dans le casier des commentaires.(encore, faudra réfléchir, si cela n'augmente pas le bilan CO2 de nos propre blogs - cela dégage combien, une page entière sur un écran:-)?)
Arrêtons donc là pour ce soir et reprenant tous en choir avec Isabelle: "Chacun fait, fait, fait, ce qui lui plait, plait, plait...Les critiques, on s'en fout...!!" (et selon son choix, on peut remplacer "critique" par œnologue, journaliste, blogueurs, distributeur, confrères, consommateurs, ou con tout court...comme au pipotron)
Comme je fais ce que j'annonce, au poil près... tu es en lien sur http://littinerairesviniques.fr/
RépondreSupprimerLe Poulsard 2009 d'Overnoy ou le Morgon de Lapierre 2009 me vont bien, sans soufre.
RépondreSupprimerMais le Soula 2007 de Castex (ainsi que ses "poudre d'escampette" 2007 et 2008) ... que dire de la mise sur le marché de ses vins si approximatifs ? (quelle proportion de bouteilles saines dans ses lots ?)
t'es trop fort Laurent !! :-)
RépondreSupprimerdans ce monde où la perte des valeurs morale étend chaque jour son empire, le sulfite est aussi inutile que les antibiotiques à l'hopital (seul les plus forts survivent) j'ai le souvenir de 120 bouteilles non sulfitées commandées à un célèbre vigneron du beaujolais parti séjourner récemment au paradis des encensés qui sont partis les premiers parce qu'ils étaient les meilleurs et que c'est vraiment injuste (marcel si tu me lis.............), bref 120 bouteilles que nous aurions dû maintenir entre 12°8 et 12°9 de température mais qu'il avait fallu foutre à l'évier
RépondreSupprimerMoi sur mon blog il y a un lien vers ici qui s'intitule "blog d'un vigneron Desprogien". Tout y est le verbe, les métaphores foireuses et délicieuses (noyer le poisson qui cache la forêt), les digressions oisives et inutiles à mourir de rire, les propos de goujat genre les femmes et les serpillières . Bref, c'est grandiose. Je suis néanmoins triste d'apprendre que Lilian Bauchet ne fais pas partie de l'amicale de la boule lyonnaise de Fleurie. Un mauvais point donc quand même.
RépondreSupprimerEt puis au sujet du soufre comme du reste dans beaucoup de sujets de ce blog, je suis ravi de lire quelqu'un de pragmatique bien que passionné, comme Iris, qu'en d'autres lieux on nomme des consensuels ou des centristes mous. Moi aussi je suis souvent un pragmatique, sauf lorsqu'il s'agit de compote de pommes sans cannelle. Là je sors mes griffes. Un pragmatique plutôt pro-bio, passionné par la nature et la poésie des mésanges qui s'ébattent dans les feuilles mortes. Mais dès qu 'on exprime un doute, vlan vous voilà dans le camp des chimistes... C'est dommage pour l'image.
Bonne journée.
dis donc, le rustre, va falloir penser à changer de pseudo si tu te mets à faire dans les mots d'amour. enfin, sauf à se faire fouetter en même temps, c'est quand même mieux que de se faire insulter. Entièrement d'accord avec toi pour la compote de pommes, d'ailleurs, moi aussi, je vais mettre un lien vers ton blog.
RépondreSupprimerSalut l'ami !