dimanche 14 novembre 2010

Le petit Beaujolais Nouveau

 Voilà, mes bouteilles sont dans leurs cartons. Avant de me lancer sur les routes pour un long périple de livraison, je voulais remercier ceux qui m'ont permis de réaliser mon premier Beaujolais Nouveau. Mes amis pour leur aide dans les vignes et à la cave, ma famille pour son soutien indéfectible, les cavistes et les restaurateurs qui ont décidé de me faire confiance, et surtout un homme extraordinaire sans qui rien de tout cela n'eut été possible, mon embouteilleur. Parce que c'est quand même plus pratique quand il est en bouteille le vin. Je voulais remercier également le groupe Saint Gobain et après j'arrête parce qu'on n'est pas aux césars, pour sa nouvelle bouteille ECOVA plus légère donc plus écologique mais plus chère mais plus légère donc plus écologique.

 Tiens, en parlant de césars, je suis allé au cinéma avant hier voir les petits mouchoirs. J'ai cru que c'était un film pour adultes sur les plaisirs solitaires, avec un titre un peu subtil, genre gorges profondes ou on a sauté sur Saïgon.


Résultat des courses, plus de 2 heures sans voir le moindre sein, la moindre fesse. Moi si j'avais du choisir un titre pour ce film, j'aurais proposé "des rires, des larmes, des baillements et des huitres", au moins ça donne une idée plus claire de ce que tu vas voir. Des rires, parce que c'est vrai que parfois on rie. Une bonne série de gags et de dialogues plutôt drôles qui mis bout à bout aurait permis à ce  film de concourir pour la meilleure bande annonce au prochain festival de Cannes. Des larmes, parce qu'à force de voir les acteurs chialer, tu fais pareil. On appelle ça l'empathie, une disposition que d'après l'éthologue Frans de Waal, on partage avec les grands singes, mais en moins développée. Enfin au moins tu  te dis que t'as quand même bien fait prendre des Kleenex. Des bâillements, parce qu'on y baille beaucoup et pour le coup, c'est pas parce que tu vois les autres bailler, tout le monde est dans le noir, mais parce que ce film a pas mal de longueurs. Des huitres enfin, parce que ça se passe dans le bassin d'Arcachon , même qu'un des copains de la bande est huitrier et à la fin d'ailleurs, c'est lui qui fait le marchand de sable pour dire que le film est fini et qu'y faut aller se coucher (mais je vous raconte pas tout, allez le voir, c'est géééniaaaal (prenez une lampe torche et un bon bouquin quand même)).

 Peut-être avez vous vu ce film et vous me trouvez dur dans mes critiques. Mais vous croyez que je suis insensible aux attaques récurrentes que subit le Beaujolais Nouveau peut-être ? 

 Bon, je dois y aller, je vais profiter de quelques rares rayons de  soleil en cette saison pour terminer le labour de mon clos. Il faut que j'arrive à "casser" un peu l'herbe avant l'hiver, sinon au printemps prochain, ça risque d'être très difficile de s'en débarrasser. A demain pour la critique du saigneur des anaux, un film très bien parait-il. 

2 commentaires:

  1. Tiens, ils ont pas dit ça sur Télérama, je vais quand même voir ce qu'ils en pensent sur Télé Z !!
    Merci pour cette critique assurément plus drôle que sur ces derniers et qui renforce l'envie que j'avais de rester à la maison...
    Un dernier merci pour la nomination aux César de "la saine lecture" si si, ça touche...

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  2. Bonjour le blog !
    Je passe régulièrement feuilleter vos billets et la je me suis décider à mettre un commentaire.
    Je trouve que les articles sont superbement rédigés et intéressants, quel plaisir de vous lire.
    Continuez comme cela le plus longtemps possible !
    A bientôt !.

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