Jeudi, mes vignes ont été contrôlées par le CIBAS. Le CIBAS est un organisme indépendant, agréé par l'INAO et mandaté par les ODG du Beaujolais pour contrôler l'adéquation des pratiques des viticulteurs aux règles de production des AOC.
L'ODG, c'est l'Organisme de Défense et de Gestion de l'AOC. Composés de professionnels de la filière, ils ont été créés après la réforme de l'INAO en 2007. L'INAO souhaitait à travers la création de ces structures redonner aux viticulteurs eux-mêmes la responsabilité du contrôle du respect des règles de l'appellation. Un contrôle par ses pairs, un "auto-contrôle de la profession" en quelque sorte. Si ce n'est que les ODG de notre région, en concertation avec l'INAO ont finalement décidé de transférer cette mission de contrôle au CIBAS, organisme qui existait antérieurement à la réforme et sur lequel s'appuyait déjà l'INAO pour réaliser ces contrôles...
Dans le Beaujolais, deux ODG ont été créés. Un pour les vins se revendiquant des appellations Beaujolais et Beaujolais-Village, un second regroupant les dix crus. Chaque ODG a constitué un plan d'inspection sur lequel le CIBAS s'appuie pour réaliser ces contrôles. L'inspection des vignes porte notamment sur la conformité de la taille aux règles de l'appellation, le respect des rendements autorisés à l'hectare, la densité de plantation et last but not least, l'entretien des sols...
Je n'avais pas été prévenu de la visite du CIBAS. "Visite inopinée", que la "législation" autorise. Le principe est sur le fond plutôt bon. On fixe des règles qui définissent le cadre de l'appellation. Il faut bien s'assurer que ces règles sont respectées par ceux qui la revendiquent.
J'étais en train de passer la débroussailleuse dans la parcelle qui se trouve devant la propriété quand j'ai aperçu quelqu'un dans mon clos. Il m'arrive de voir des gens se balader dans mes vignes mais dans le clos j'ai quand même trouvé ça étrange. Je me suis donc porté à la rencontre de ce "promeneur". Il m'informa qu'il travaillait donc pour le CIBAS et qu'il était chargé de contrôler l'état de mes vignes. Le clos est à ce jour la vigne où il me reste encore le plus de travail de désherbage. C'est la parcelle la plus proche de chez moi, planquée derrière ces murs. C'est la raison pour laquelle je la gardais pour la fin de mon travail de désherbage; je peux m'y rendre facilement à mes heures perdues.
Après une semaine de rotofil, mes autres parcelles sont à ce jour tout à fait présentables (c'est ce que je pense en tout cas!) et je vais pouvoir enfin m'occuper du clos. Malheureusement, lors de la visite, il y avait encore pas mal d'érigérons dans les rangs. Rien à voir avec la végétation du printemps mais quand même suffisamment de quoi susciter un sentiment "d'indignation" chez les viticulteurs conventionnels les plus zélés ...
Le gars était jeune viticulteur sur une commune voisine. Je l'informais que j'étais en bio (il ne le savait pas), que sans les herbicides c'était parfois compliqué de lutter contre l'herbe... Le CIBAS a le pouvoir de déclasser vos vignes s'il ne les juge pas conforme au cahier des charges de l'appellation. Les vins produits doivent être alors commercialisés en vin de table. Je tenais cette info de certains viticulteurs bios du Beaujolais , dont les parcelles avaient été déclassées parce qu'on avait jugé que trop de mauvaises herbes y poussaient. J'essayais de mesurer la capacité de tolérance de mon contrôleur en la matière. J'avais le tee-shirt trempé de sueur par quelques heures de rotofil sous un soleil de plomb. J'avais bon espoir qu'il compatisse....
Il me dit alors que l'herbe, il regardait, mais pas plus que ça, que ce qui l'intéressait, c'était de vérifier les maladies, les rendements, la taille. Que le mot d'ordre au CIBAS c'était d'être plus "tolérant" par rapport à l'herbe. A moitié rassuré par cette bonne nouvelle, je l'invitais toutefois à venir faire un tour dans les autres vignes qui jouxtent la propriété pour qu'il puisse juger de l'efficacité de mon travail de "débroussaillage". Il me répondit qu'il avait juste deux parcelles à contrôler dans le secteur. Mon clos et une petite parcelle au bout de la rue. Il se trouve que cette parcelle m'appartient également...
J'avais demandé à un collègue bio comment le CIBAS procédait aux contrôles des vignes. Cet organisme n'est pas bien sûr en capacité de contrôler l'intégralité du vignoble du Beaujolais. Alors, sur quel critère objectif se basait il pour choisir les vignes à contrôler ? "Sur recommandation" me répondit il laconiquement... A moins que le récit de mes aventures de néovigneron dans les vignes sur ce blog ait intéressé à ce point les gens du CIBAS qu'ils se décident à venir y jeter un œil de plus près !
Le soir-même je me retrouvais avec quelques bios du Beaujolais. L'un d'entre eux nous informa qu'il venait de recevoir suite à un contrôle inopiné du CIBAS une notification de déclassement d'une de ces parcelles pour mauvais entretien du sol ! La "tolérance" du CIBAS en la matière avait donc des limites... Il faut reconnaître que cette notification de déclassement n'était pas définitive. Le viticulteur peut effectuer les travaux d'entretien du sol attendus et solliciter un nouveau contrôle du CIBAS avant les vendanges afin de retrouver ainsi le droit à l'appellation si le CIBAS juge la parcelle à nouveau conforme à ses critères d'éligibilité. Mais les frais engendrés par ce deuxième contrôle sont à la charge du viticulteur et notre collègue refuse d'avoir à supporter quelque frais que ce soit dans la mesure où il estime que l'état de ses vignes n'enfreint pas les règles de l'appellation.
Quoiqu'il en soit, je ne comprends pas, qu'en 2010, on en soit encore à refuser le droit à l'appellation à un viticulteur au motif qu'il y a de l'herbe dans ces vignes. Qui aujourd'hui respecte le mieux son sol ? Qui réellement l'"entretient" ? Celui qui refuse l'emploi des herbicides et laisse la vie se remettre en mouvement dans ces sols, avec le risque de se faire déborder par une végétation luxuriante, ou celui qui créé le désert autour de ces ceps à l'aide de produits dont on sait désormais qu'ils polluent notre ressource la plus précieuse, l'eau des nappes phréatiques ? Si les choses évoluent, que nombre de viticulteurs conventionnels prennent conscience du danger des herbicides et en "raisonnent" l'usage ou se remettent à travailler les sols, il reste parmi eux des inconditionnels de produits chimiques, dont le sol des vignes à la vieille des vendanges présente un aspect lunaire. C'est ceux là que le CIBAS devrait sanctionner. Ceux aux sols exsangues et où je me demande, à chaque fois que je les vois, comment des ceps de vignes peuvent encore y pousser, non ceux dont les sols "fouillis" ne traduisent rien d'autre que le retour de la vie dans les sols. Et j'ajouterai non par provocation mais pour être exhaustif, qu'il en est de même dans les pratiques vinicoles. Qui peut le mieux se prévaloir de cette notion de terroir, ce socle sur laquelle se sont fondées les AOC ? Celui qui pratique une viticulture favorable au développement des levures indigènes du raisin nécessaires à la transformation du vin, où celui qui utilise des pesticides dont on connait maintenant l'effet limitant sur ces populations levuriennes, imposant l'usage de levures exogènes du marché uniformisant le goût du vin ?
L'INAO sait cela. Mais plutôt que de revenir aux fondamentaux, elle a préféré se débarasser de la patate chaude auprès des professionnels de la filière viticole en demandant la constitution des ODG. Et avec moins de 4% de surface en bio ou en conversion au niveau national, il va falloir encore du temps pour que la profession change ses critères de conformité aux règles des appellations. Règles dont les grandes lignes avaient pourtant été édictées dans les années 30, à un moment où la chimie n'avait pas encore fait son apparition dans les vignes et était peu utilisée dans les chais.
Les vignerons qui ont osé les premiers sortir des chemins battus se sont vus dans l'obligation de produire des vins de table. Ces vins rencontrent aujourd'hui un succès grandissant auprès des amateurs et ce n'est que justice. A tel point que si aujourd'hui tu ne produis pas des vins de table, tu es presque considéré par certains comme un has been... Je trouve cela dommage. Je m'émerveille de ces différences subtiles mais perceptibles entre mes Beaujolais-village et mes Fleurie 2009. Des vignes situées à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau, conduites de la même façon, vinifiées en levures indigènes et sur le même mode opératoire. Mais au final deux vins différents et surtout typés selon leurs appellations, à ce que j'ai pu en juger à la dégustation des vins du millésime de pas mal de bios du Beaujolais. C'est cela le miracle des appellations définies par les anciens. C'est cela que les viticulteurs et leurs instances dirigeantes doivent défendre aujourd'hui, pour que les consommateurs retrouvent dans les vins la typicité à l'origine de la diversité de nos appellations.
J'espère en tout cas que ce contrôle du CIBAS sera sans conséquence. Nous verrons....
Encore un billet circonstancié, précis et pertinent... Et les deux photos illustrent bien le propos, avec un no-comment impeccable !
RépondreSupprimerje sentais ma colère monter au fur et à mesure de la lecture de ce billet...Il ne faut pas laisser passer ça...c'est inacceptable. et si Cep et Charrue ne sert pas à nous défendre aujourd'hui, franchement, cette association n'a pas lieu d'exister...Il faut en parler, oser dire quand et pourquoi on nous déclasse des vignes. même s'il fallait en venir à en parler plus fort encore. Pour info, voici 2 de mes billets en 2008...où le problème était déjà le même...
RépondreSupprimerhttp://cotes-de-la-moliere.com/mon-blog/index.php?2008/09/22/154-reforme-de-l-aoc
http://cotes-de-la-moliere.com/mon-blog/index.php?2008/09/22/153-reforme-des-aoc
Isabelle, Côte de la Molière, et en colère
parce qu'en plus, elles sont très belles tes vignes...et un dernier conseil, méfie toi de tes voisins vignerons conventionnels...
Bravo Lilian pour ce propos et cette information vraiment utile à tous les consommateurs.
RépondreSupprimerJe pense en effet que les clients soutiennent de plus en plus la qualité du travail et le sérieux du vigneron avant le type d'appellation sur l'étiquette.
C'est en tout cas mon point de vue et ma facon de sélectionner.
Encore bravo pour ton travail et bon courage dans cette lutte...
Emmanuel
bien dit Lilian ,la route est encore longue pour les bios pour devenir majoritaire sur les pro chimistes pour ne pas dire jumistres .j'ai eu le mème problème sur une parcelle que j'avais a la coopérative de st étienne des oullières ( Céllier des st Etiennes) ils me reprochaient trop d'herbes dans ma vigne; Je me suis emporté comme a d'habitude et je me suis fais esclure de la coop. Mais pour en revenir aux O D G c' est du grand ninporte quoi. l'association Ceps et Charrue ne restera pas sans réaction devant ce nouveau problème comme par le passé
RépondreSupprimerJe ne sais pas comment vous avez réussi à garder votre calme pendant ce contrôle Lilian, moi je n'aurai pas pu!!
RépondreSupprimerJ'ai juste honte et je suis ulcéré...
Moi aussi je trouve que l'idée initiale des AOC était très bonne, mais ce qui en est fait est juste inacceptable et si moi ça m'arrive, il est clair que je pars en Vin de France immédiatement, ça fait déjà tellement de temps que j'y pense, vu l'incompétence ambiante...
Bon courage à vous ;-)
Philippe
C'est tout le prob des AOC, c'est une propriété collective et si la majorité ne veux pas d'herbe alors la minorité doit suivre, se battre ou alors sortir de l'AOC. C'est peut être cela la solution, mais commercialement cela peut avoir des conséquence ; choix difficile.
RépondreSupprimerce qui est difficile à accepter, c'est de respecter les règles de l'AOC (dans les textes, seulement dans les textes, la réalité est tout autre, mais on se fous de la réalité depuis bien longtemps...)et de s'en voir exclu.
RépondreSupprimerBien sur, on va tous faire des vins de table, mais est-ce vraiment la solution: faire le dos rond et s'exclure avant d'etre exclu. Bien sur, nous, on le fait déjà mais je trouve pas ça normal.
Et il me font marrer quand ils disent qu'il ne viennent pas contrôler l'herbe mais la taille ou les maladies!!! tu crois que des personnes qui ont des vignes à 80 hecto/hect ou plus vont déclasser des vignes en surendements!!!!!!!!!!!!!!! est-ce que je peux en douter???????????? par contre, ils sont capable de te déclasser des vignes à 20 h/h, parce que ça...c'est pas normal! On t'a pourtant expliquer comment faire pour ne pas avoir d'herbe, pour avoir pleins de gros raisins, pour qu'ils ne pourrissent pas et pour qu'ils ne soient pas malades ( en apparence du moins!);t'as rien compris ou quoi?
Courage.......................
Isabelle, toujours en colère même après une mauvaise nuit!
Cher confrére ,
RépondreSupprimerSi personne ne détient la vérité en matière de méthodes culturales et de vinification, (car on sait que le bio et la biodynamie ont aussi leurs limites) je comprends et soutient votre propos, je suis moi même une viticultrice convertie au bio et débutant la biodynamie. Le problème se situe en fait dans l'interprétation des cahiers de charges ( par ex: cela veut quoi trop d'herbe???)et également dans le fait qu'une personne peut, à elle seule, effectuer cette interpretation et avoir le droit et le pouvoir de déclasser une parcelle; cela me parait hallucinant!! Et qui plus est sans avoir le droit de se justifier ou d'argumenter ou d'effectuer les travaux nécéssaires!! Il existe quand même une hiérarchie des manquements, même si la qualité passe par toute les étapes de la vigne au vin, il ne faudrait pas tomber dans des excès et des aberrations ou des incohérences citées par des personnes avant moi en commentaire. En conclusion il faut rester vigilant et attentif aux dérives possible des nouvelles procédures d'agrément.
C'est proprement scandaleux ce qui vous est arrivé. J'espère ne jamais avoir à subir de telles visites. Bon courage à toutes les filles et les gars du Beaujolais. Résistez !
RépondreSupprimerC'est bizarre ces feuilles toutes rouge sur les bords ! C'est quoi comme maladie ?
RépondreSupprimerQuand on mouille la chemise (ou le tee-shirt) comme toi, il y a effectivement de quoi se poser pas mal de questions. Heureusement il te reste un tout petit peu de temps pour faire part de tes états d'ame.
RépondreSupprimerTien nous au courant du résultat du controle du CIBAS en espérant que ça se passera bien
Ne changez rien Lilian.. c'est eux qui changeront, le bon sens !!
RépondreSupprimerBonjour cher collègue,
RépondreSupprimerJ'ai moi aussi failli tomber de ma chaise en lisant cela. Le manque d'ouverture d'esprit de nos instances et effectivement incroyable. Mais rassurez-vous, les consommateurs, eux, sont ouverts d'esprit, et sauront reconnaitre la qualité de vos cuvées. Vos raisins et vos vignes sont magnifiques sur la photo. Continuez à faire du bon travail! J'éspère que ce contrôle sera sans suite!
Cordialement,
Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace.
Bonjour Lilian,
RépondreSupprimerComme vous, j'ai eu un contrôle dernièrement. Effectivement, le plan d'inspection est très vague et sujet à nombre d'interprétations selon la personne qui contrôle.
J'ai pris un avertissement pour un essai de taille courte (sur 8 ares) non autorisée dans le décret de 1984 alors que cette taille qualitative sera autorisée dans la future AOC Fiefs Vendéens d'ici 2012.
Pour l'instant, je reste zen et mais sachez que chaque vigneron est libre et à quoi bon cela sert de créer des AOC si la plupart des vignerons et souvent des bons en sortent pour vendre en Vin de France.
Pas de panique Lilian, dormez sur vos deux oreilles, c'est vous qui restez maître chez vous.
Samuel
Merci pour ce témoignage, croisons les doigts pour que cela reste sans conséquence...
RépondreSupprimermerci pour toutes ses explications qui nous éclairent bien
RépondreSupprimercontinuez continuons la lutte pour le bon boire dans le respect de la nature
Tout cela me semble désolant, j' ai l'impression de lire un récit pendant l'occupation de 39-45 ou la délation etait la norme...
RépondreSupprimerPour rassurer tous les producteurs, croyez bien que le consommateur que je suis n'a que faire de tous les classements officieux de nos jours, seule la volonté et la démarche qualitative, sur des terroirs reconnus, dans le respect de son environnement a de l'importance pour moi.
Alain Diaz.
Cher collegue
RépondreSupprimerle 2e poste des exportations des vins en France ce sont les vins et spiritueux; c est aussi un des patrimoines phare de la France... et notre admnistration n a de cesse de nous mettre des batons dans les roues!
respecter son terroir va t il etre sanctionnable?moins polluer est il contraire a l air du temps?
Continuez votre combat il est juste
Bon courage
Jean Marc Veyron la Croix
Chateau de Chasselas
Bonjour,
RépondreSupprimerVoici quelques remarques venues en lisant vos lignes...
Les parcelles avec de l'herbe seraient respectueuses de l'environnement et les autres pleines de pesticides et d'herbicides? Quid du travail du sol, des interceps... Autrefois on respectait le terroir? On ne désherbait pas? Mais on passait avec le cheval! et on décavaillonait, on ne laissait pas l'herbe! Il faut voir les années sèches - surtout dans le sud où je travaille je vous l'accorde - l'état des vignes envahies par l'herbe par rapport aux autres!des parcelles assoiffées, bloquées qui ne mûriront plus (et je parle bien de mûrir pas de se concentrer...) attention à la concurrence pour l'azote dans les vins aussi... et puis les mauvais goûts de certaines herbes en cas de vendange à la machine, les risques accrus de maladies...
Je ne suis pas un adepte des sols lunaires,loin de là, mais il y a des limites à ne pas dépasser tout de même, ne plus voir les souches ou avoir de l'herbe au niveau des raisins en sont pour moi. Dernier avis un peu subjectif, l'avis des touristes et des acheteurs que je vois passer (et plutôt favorables au bio en général): très désagéablement surpris par l'état de certaines vignes, là c'est l'image de marque qui se joue. On peut faire du naturel sans traiter à outrance et en ayant un vignoble entretenu: ne pas confondre bio et inculture!
Et enfin croyez moi, je sais de quoi je parle, les rendements excessifs, les vignes malades... se font déclasser. Les contrôleurs ne sont pas là pour les plaisir de taper sur tout le monde, ils ont également l'amour de la vigne, du vin, l'envie que l'appellation soit reconnue...Voilà le vrai combat...
Vous souhaitant une bonne vendange,
Cordialement,
L. Contrôleur.
Lisez les posts suivants. Je ne dis pas le contraire.
RépondreSupprimerCordialement
L Bauchet
Bonjour,
RépondreSupprimerQu'en est il aujourd'hui?
Avez vous recupéré vos AOC sur cette parcelle?