Même si sa fréquentation doit en pâtir, aujourd'hui, foin de bistouquette sur ce blog. Pour les hypertrophiés de l'hypothalamus, il y a des sites spécialisés pour ça. Ici, c'est de viticulture et de nature qu'on parle. Alors, pour ceux que cela intéresse, je voulais vous parler aujourd'hui du rouge queue noir.
Le rouge queue noir est un petit oiseau, peu farouche et très présent dans le Beaujolais, qui m'accompagne souvent dans les vignes. Sa queue est aussi rouge que sa robe est noire. Un joli contraste, que je n'avais pu observer qu'une seule fois jusqu'ici, à Pigalle, où ma femme habitait lorsque nous nous sommes rencontrés, alors qu'un travesti avait décidé de soulager une envie pressante sur le trottoir où je marchais.
Je ne connaissais pas le rouge queue noir avant d'arriver à Fleurie. Sa zone d'habitat ne doit pas s'étendre jusqu'aux forêts de l'Oise. Un peu comme les ours qui vivent surtout dans les zoos, ou les pauvres, dans les HLM.
En parlant de pauvres, savez vous qu'ils participent au développement du biomarché ? J'ai entendu ça à la radio. On entend souvent dire que le bio est cher, qu'il est réservé à un public aisé. Alors de savoir que les pauvres participent au développement du biomarché, je trouve ça plutôt réjouissant.
Le biomarché, c'est le commerce des organes, en fait. On estime aujourd'hui qu'une greffe de rein sur dix est réalisée à partir d'un rein acheté à un pauvre. Buvez, éliminez, qu'ils disaient les publicitaires de chez Vittel. Ils croyaient pas si bien dire. On vit vraiment une époque formidable. J'espère que je serais pas obligé d'en arriver là un jour. Ça doit faire drôle d'avoir le rein de quelqu'un d'autre. Surtout de quelqu'un qui mange pas bio, ça doit pas être très bon pour la santé.

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