jeudi 21 janvier 2010

Bienvenue en taille land

La neige a fondu. On a rangé les raclettes et ressorti les sécateurs. Passer sa journée à tailler quand il fait beau comme aujourd'hui ça a son charme (ça se taille un charme ?). Mais quand il pleut comme hier, c'est déjà moins drôle. Le soir, on se demande si on n'aurait pas mieux fait d'aller tenir une baraque à frites en Thaïlande. Enfin bon, il faut le faire comme dirait l'autre.





 L'autre jour, penché sur mes ceps, je pensais à l'époque où au volant de ma voiture pour me rendre au bureau, j'écoutais sur France Inter les commentaires des journalistes sur le projet de réforme des retraites de François Fillon. La notion de pénibilité revenait de temps à autre comme élément à prendre en considération pour la limite d'âge de départ en retraite. Ce concept, ( je l'avoue, à l'époque j'avais une vision plutôt "conceptuelle" de la pénibilité ;-) prend aujourd'hui à mes yeux tout son sens !

 Ah si seulement François pouvait se joindre à moi pour cette saison de taille. Je pense que cela l'aiderait lui aussi à donner une réalité à ce terme et qu'il ferait beaucoup plus facilement la différence entre 60 et 61.

 Mais relativisons.Sachant que d'après les chiffres de l'INSEE, il y a trois fois plus de risque de mourir entre 25 et 60 ans pour un ouvrier que pour un cadre, ce problème d'allongement de la durée de travail reste avant tout un problème pour les cadres. De toute façon, toujours d'après l'INSEE, à la question "avez vous lu un livre lors des douze derniers mois?", les cadres ont été trois fois plus nombreux que les ouvriers à répondre par l'affirmative (et je n'ose pas penser au genre de bouquin qu'un ouvrier peut lire). Alors, à quoi bon donner du temps libre aux ouvriers ? Pour qu'ils passent leurs journées au bar PMU à siroter du Bojolpif ? Non Merci !



"François Fillon après une saison de taille." Francis Bacon

3 commentaires:

  1. Avant-hier soir le lave-vaiselle est tombé en rade. detection d'une micro-fuite dans le bac de retention sans doute. Alors depuis deux jours le mot pénibilité s'est cristalisé dans la cuisine a tel point que j'ai des aigreurs d'estomac rien qu'en passant la porte. Mais comme le disait Lao-Tseu, "il n'est rien qui ne s'arrange par la pratique du non-agir. Alors mon cher Lilian, presque un mois sans un post sur ton blog, la taille est dure et la rangée de ceps longue. Mais nous agissons, c'est l'essentiel.
    A bientôt. Patrice aux gants en caoutchout

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  2. Oui, caoutchout avec un "t" pour accentuer mon mepris et ma haine contre cette chienne de fatalité qui veut que la durée de vie d'un lave-vaiselle n'excède pas 10 ans.
    patrice

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  3. Cher Patrice,
    A tout problème une solution. Pourquoi ne pas ajeter de la vaisselle jettable, comme disait Confucius, celui qui rit à nos lapsus. Ou mieux, prendre tes repas au restaurant ! Ou mieux encore, demander à Nicole de faire la vaisselle ! Cela n'est d'ailleurs pas incompatible avec l'option restaurant en ce qui te concerne. "La vie est belle pour celui qui sait la regarder du côté souple de l'éponge", dit le sage. Ne l'oublions pas.

    Lilian

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